France : la rentrée scolaire va coûter cher

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Les parents d’élèves sont prochainement appelés à débourser plus d’argent afin de s’acquitter des fournitures scolaires des enfants. En cause, le contexte défavorable qui contraint les industriels du papier entre autres à faire monter les prix.

Il faudra désormais plus de moyens que d’habitude pour inscrire sa progéniture à l’école en France. Du moins en ce qui concerne la prochaine rentrée scolaire. C’est ce qu’indiquent d’ores et déjà aux parents d’élèves certains acteurs opérant dans la vente du matériel et des autres outils nécessaires à l’apprentissage en classe.

Ces derniers sont en effet contraints de revoir à la hausse plusieurs de leurs articles en raison d’un contexte économique extrêmement défavorable pour leurs affaires. Il s’agit notamment de la crise du Covid dont les conséquences restent prégnantes sur le coût de l’énergie et des matières premières malgré la levée des restrictions sanitaires à travers le monde. À cela s’ajoute la guerre déclenchée en Ukraine par la Russie il y a plus de trois mois avec de terribles répercussions sur nombre de secteurs économiques.

Impact sur les intrants

Au nombre de ceux-ci figure le papier, sans doute un des éléments majeurs utilisés dans le scolaire, dont la fabrication s’est transformée en un casse-tête quotidien depuis plus d’une année, à en croire des acteurs du domaine. La faute à un manque d’intrants – le bois en l’occurrence massivement produit en Russie et en Ukraine – doublé d’une hausse du coût du gaz et du pétrole. Sans oublier la flambée du prix du transport.

De fait, le papier devient rare chaque jour un peu plus. Et en cas de disponibilité, son coût est exorbitant. Le prix de la pulpe a ainsi connu une augmentation de 70% sur un an, selon plusieurs témoignages recueillis par Le Figaro. « Une hausse d’une ampleur inédite », alarme Guillaume Nusse, patron Clairefontaine, leader français du papier.

Sauver les marges

Les autres secteurs affectés par la hausse des prix des matières premières sont ceux du plastique et du stylo à bille. Les industriels sont donc obligés de réajuster le coût des produits finis en conséquence afin de sauver les marges bénéficiaires. Une hausse de 20 à 25% est ainsi envisagée chez Oxford, selon une information de RTL. De quoi faire supporter des surcoûts aux distributeurs.

Et le pire reste à venir pour la bourse des parents d’élèves. Guillaume Nusse prévoit en effet une plus grande flambée des prix à la rentrée 2023.

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