Impôts à la source : pourquoi le montant « net à payer » en septembre a baissé par rapport à août ?

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Un homme sur un ordinateur.

 

Le montant « net à payer » indiqué sur votre fiche de paie a baissé ce mois-ci par rapport à août. Il ne s’agit pas d’une erreur mais des conséquences du taux de prélèvement à la source.

L’administration fiscale a réestimé le taux d’imposition à la source

En septembre, certains contribuables ont constaté que le montant « net à payer » indiqué sur leur fiche de paie a baissé par rapport à août. Cela s’explique par l’évolution du taux de prélèvement à la source. En effet, suite à la déclaration des revenus au printemps, l’administration fiscale a réestimé le taux d’imposition à la source. Ce nouveau taux, transmis courant août à l’employeur, s’applique aux revenus à compter du mois de septembre. Il devra donc figurer sur le prochain bulletin de paie.

Ainsi, si les revenus ont baissé en 2019 par rapport à 2018, le fisc a logiquement abaissé le taux : la somme versée par l’employeur est donc plus élevée ce mois-ci qu’en août. A l’inverse, si les revenus ont progressé en 2019, le taux d’impôt à la source augmente. Par conséquent, l’acompte déduit du salaire de septembre est plus important que le mois dernier. Résultat : le salaire net versé par l’employeur est plus faible qu’en août. Ce calcul concerne autant les salariés du privé que les employés de la fonction publique ou encore pour les retraités.

9,6 millions de foyers fiscaux ont un montant à payer cet automne

Le 25 septembre, l’administration fiscale s’est aussi servie sur le compte bancaire des contribuables redevables d’un solde d’impôt sur le revenu au titre de l’année passée. De nombreux contribuables ont dû s’en rendre compte à la lecture de leur avis d’impôt sur le revenu l’été dernier : ils sont (encore) redevables de l’impôt au titre de l’année 2019. A l’été, l’administration fiscale a établi que 9,6 millions de foyers fiscaux ont un montant à payer cet automne.

Si vous avez un reste à payer d’impôt, l’information figure sur l’avis d’imposition reçu à la fin de l’été. Sont concernés ceux qui n’ont pas payé assez d’impôts en 2019, ceux qui ont bénéficié d’une avance de réduction ou crédit d’impôt trop importante en janvier 2020 ou encore ceux qui n’ont pas modifié leur taux de prélèvement à la source en 2020 suite à une hausse de leurs revenus. Le montant restant dû a été prélevé en une fois le vendredi 25 septembre sur le compte bancaire dont les coordonnées ont été communiquées au fisc. Si la somme à régler est supérieure à ce montant, le prélèvement aura lieu en quatre fois les 25 septembre, 25 octobre, 25 novembre et 25 décembre 2020.

Des impacts socio-économiques du Corona virus menacent le monde (ONU)

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American President with a face mask against CoV Corona Virus infection.

La crise sanitaire du COVID-19 a affecté les sociétés et les économies au cœur de leurs activités. Bien que l’impact de la pandémie varie d’un pays à l’autre, elle augmentera probablement la pauvreté et les inégalités à l’échelle mondiale, ce qui rendra la réalisation des ODD encore plus urgente.

L’impact du virus CORONAVIRUS sur l’économie mondiale a été effrayant et dévastateur pour certaines entreprises nationales et internationales. Les économistes attendent de voir comment le virus se propage à l’échelle mondiale pour déterminer les pertes socio-économiques causées par l’épidémie.

De plus, le développement du virus et l’augmentation du nombre de personnes infectées dans le monde, ainsi que son impact économique sont largement incertains. Ce qui rend difficile pour les décideurs politiques de formuler une réponse appropriée à la politique macroéconomique, afin de mieux prévoir les conséquences et les impacts économiques potentiels.

L’éclosion du coronavirus a mené à plusieurs conséquences. L’économie ralentit, avec des perturbations de la production et des chaînes d’approvisionnement mondiales déstabilisées.

Sans réponses socio-économiques urgentes, les souffrances mondiales vont s’aggraver, mettant en péril des vies et des moyens de subsistance pour les années à venir. Les réponses immédiates au développement dans cette crise doivent être prises en vue de l’avenir. Les trajectoires de développement à long terme seront affectées par les choix que les pays font maintenant et le soutien qu’ils reçoivent.

Les Nations Unies se sont mobilisées, par l’intermédiaire de leurs 131 équipes de pays desservant 162 pays et territoires, afin d’aider les autorités nationales à élaborer des plans de préparation et d’intervention en matière de santé publique face à la crise COVID-19.

Au cours des 12 à 18 prochains mois, la réponse socio-économique sera l’une des trois composantes essentielles du plan de l’ONU à Propos du COVID-19, en plus de la réponse sanitaire menée par l’OMS et du plan mondial d’intervention humanitaire.

Afin de prendre connaissance du plan proposé par l’ONU pour faire face aux impacts socio-économiques, visitez ONU Info.

 

 

Santé : le « reste à charge » a continué de baisser pour les ménages en 2019

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Un médecin noir manipulant un smartphone.

 

Le « reste à charge » continue de baisser pour les ménages. De 9,2% en 2009, il est passé sous la barre des 7% en 2019. Ce qui représente 14,3 milliards d’euros sur 208 milliards de « soins et biens médicaux », révèle la Drees, le service statistique des ministères sanitaires et sociaux dans son rapport annuel sur « les comptes de la santé ».

Une baisse de 2,3% en dix ans

La part des dépenses de santé payée par les ménages poursuit sa lente érosion en 2019, selon une étude publiée ce mardi par la Drees, le service statistique des ministères sanitaires et sociaux. En effet, sous l’effet d’« une participation croissante » de la Sécurité sociale aux dépenses de santé (78,2 % du total), il est descendu à 6,9% l’an dernier contre 9,2% en 2009, 7,7 % en 2016 et 7 % en 2018. Une baisse qui représente 14,3 milliards d’euros sur un peu plus de 208 milliards de « soins et biens médicaux ».

Ce reflux reste essentiellement lié au vieillissement de la population, qui s’accompagne d’une hausse constante du nombre de malades chroniques (cancer, diabète, etc.) pris en charge intégralement par la Sécu. Environ 11 millions de personnes sont concernés. La part de cette Sécu s’élevait à 78,2%, tandis que celle des complémentaires santé stagnait à 13,4% (un effritement de seulement 0,1 point). Une tendance au long cours complétée en 2019 par un « net repli de la consommation de médicaments non remboursables », ou encore « un ralentissement des dépassements d’honoraires chez les (médecins) spécialistes ».

Un effet paradoxal pour la réforme « 100% Santé »

En revanche, la réforme « 100% Santé », traduction du « reste à charge zéro » promis par Emmanuel Macron, a eu « un effet paradoxal ». Les baisses de prix des prothèses dentaires ayant créé « un effet d’aubaine », ce qui a poussé certains à se faire soigner quitte à assumer une partie des frais. Par conséquent, le « reste à charge » des soins dentaires augmente de près d’un point à 21,1%, toujours devancé par l’optique (22,6%) où la réforme est entrée en vigueur début 2020.

En tenant compte des autres « dépenses courantes de santé » (dépendance, handicap, arrêts de travail, prévention, recherche…) le reste à charge reste stable en 2019 à 9% sur un total de 265,8 milliards d’euros en 2018, la France conservant le taux « le plus limité » des pays membres de l’OCDE.

BCE : la banque devrait amplifier son action dans les prochains mois, selon Allianz GI

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Les drapeaux des pays de la Zone Euro.

 

La Banque centrale européenne (BCE), dont la réunion de rentrée aura lieu ce jeudi, devrait intensifier son action dans les prochains mois face à l’essoufflement de la croissance dans la zone euro, a jugé ce lundi Allianz Global Investors. De nouvelles mesures pourraient concerner le PEPP et les LTRO, à cause d’une faible inflation, un euro fort et une reprise hésitante.

« La BCE se tient prête à faire davantage » 

La Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas annoncer de nouvelles mesures de politique monétaire lors de sa réunion de rentrée, ce jeudi 10 septembre, au vu des actions engagées depuis mars et dans un souci de se conserver des marges de manœuvre. Néanmoins, elle devrait réitérer son message accommodant et sa capacité à intervenir à tout instant, juge Allianz Global Investors. « Face à un degré d’incertitude élevé sur l’évolution de la pandémie, la faible inflation et les perspectives macroéconomiques, un soutien constant de la politique monétaire et le maintien d’un biais accommodant sont indispensables et elle (la BCE, ndlr) se tient prête à faire davantage », a écrit dans une note Franck Dixmier, directeur des investissements obligataires de la branche de gestion d’actifs de l’assureur allemand.

Dans ce contexte de pandémie, la BCE note notamment une faible croissance des commandes dans l’industrie en Allemagne (+2.8% après un rebond de 30% le mois précédent), et la faiblesse des ventes au détail en zone euro (+0.6% en glissement annuel contre +1.5% en juin). Aussi, elle constate la dichotomie nord-sud renforcée par la crise sanitaire : tandis que l’Allemagne révise à la hausse ses prévisions de croissance, les pays du sud s’enfoncent dans le ralentissement.

Une extension des montants du PEPP envisageable

Les nouvelles mesures pourraient donc inclure une extension des montants du PEPP, que la BCE considère comme son outil le plus efficace, ou une modification de ses paramètres, ajustables à tout moment. La BCE pourrait également rendre plus favorables les conditions des prêts qu’elle accorde aux banques dans le cadre de ses opérations de financement ciblées à long terme (TLTRO), a indiqué Franck Dixmier. « Une baisse du taux de dépôt, qui relancerait le débat sensible sur les taux d’intérêts négatifs, nous semble en revanche plus difficile à anticiper », a-t-il ajouté. Allianz Global Investors estime que la BCE va maintenir les niveaux de taux actuels plus longtemps.

E-santé : Amazon se lance avec Halo Band, un bracelet connecté

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Halo Band, le bracelet connecté d'Amazon.

 

Amazon a dévoilé, le jeudi 17 août, un bracelet connecté capable d’évaluer la santé mentale et physique de son utilisateur. Baptisé Halo Band, il se démarque de ses concurrents grâce au recours à l’intelligence artificielle, qui écoute la voix de l’utilisateur pour deviner son état émotionnel.

Amazon fait ses premiers pas dans l’e-santé. Le géant du commerce en ligne a présenté, le jeudi 17 août, un bracelet connecté destiné à aider les clients à améliorer leur santé et leur bien-être mental et physique. Baptisé Halo Band, il se distingue de ses concurrents, tels que les Fitbits et l’Apple Watch, par son absence d’écran et donc de notification et par l’intégration de l’intelligence artificielle (IA). Le wearable est résistant à l’eau et possède une autonomie de sept jours. Il se recharge totalement en moins de 90 minutes.

Ce que peut faire le bracelet connecté d’Amazon

Le Halo Band embarque des fonctionnalités classiques de suivi qui permettent de compter le nombre de pas, mesurer la fréquence cardiaque, la qualité du sommeil ou encore prendre la température corporelle de son utilisateur. Il est couplé à une application, disponible sur iOS et Android, qui enregistre les données récoltées sous forme de graphiques facilement exploitables. Le bracelet connecté d’Amazon peut aussi calculer le taux de masse grasse. Grâce à une série de photographies idéalement en sous-vêtements, l’application va concevoir un modèle 3D du corps de l’utilisateur indiquant son taux de masse grasse.

En outre, Halo Band peut estimer la santé mentale de l’utilisateur grâce à l’intonation de la voix, via les deux microphones situés sur le capteur. Cette fonction innovante utilise le machine learning pour analyser l’énergie et la positivité de la voix. Amazon donne l’exemple d’un appel téléphonique professionnel qui peut entraîner « une baisse de la positivité dans la communication » s’il se déroule mal. Par ailleurs, le wearable est capable d’analyser le ton de la voix pour donner un bilan des humeurs dominantes sur une journée.

Et la question des données récoltées ?

Conscient des enjeux en matière de vie privée, Amazon promet que le bracelet et son application respectent les données de santé qui sont cryptées. « Les clients peuvent télécharger ou supprimer leurs données à tout moment directement depuis l’application », y compris les photos et les enregistrements vocaux, assure le géant du e-commerce.

Halo Band est disponible en précommande aux Etats-Unis au prix de 64,99 dollars puis passera à 99,99 dollars. La date de commercialisation en France reste inconnue.

Covid-19 : l’OMS espère en finir avec cette pandémie en moins de deux ans

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Visualisation du virus du Covid-19.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère mettre un terme à la pandémie du coronavirus en moins de deux ans, soit en moins de temps qu’il en a fallu pour enrayer la grippe de 1918. Ce pronostic intervient alors de nombreux pays dans le monde sont confrontés à une flambée de nouveaux cas. 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère que le monde pourra mettre fin à la pandémie de coronavirus en moins de deux an, alors que de nombreux pays font face à une flambée de nouveaux cas. « Nous espérons en terminer avec cette pandémie en moins de deux ans. Surtout si nous pouvons unir nos efforts (…) et en utilisant au maximum les outils disponibles et en espérant que nous pourrons avoir des outils supplémentaires comme les vaccins, je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que la grippe (espagnole) de 1918 », a affirmé vendredi 21 août le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.

« Nous avons l’avantage de disposer de meilleures technologies (…) »

La « grippe espagnole » avait fait 50 millions de décès dans le monde, de 1918 à 1920, à une époque où la malnutrition et la tuberculose faisaient rage. Aujourd’hui aussi la mondialisation permet au virus de se propager plus rapidement. Mais l’Humanité est davantage prête qu’il y a un siècle. « Nous avons l’avantage de disposer de meilleures technologies (…). Et nous savons comment l’arrêter », a estimé de son côté Michael Ryan, directeur des situations d’urgence sanitaire à l’OMS. Il rappelle que la grippe espagnole de 1918 avait frappé le monde en trois vagues distinctes et que la deuxième, qui avait commencé à l’automne, avait été la plus dévastatrice. Or, le coronavirus « n’affichait pas un modèle semblable à une vague », précise le docteur Ryan, qui souligne que sa perte de contrôle se traduisait par une flambée des cas.

Un vaccin pas attendu avant 2021

La pandémie actuelle devrait donc persister dans le temps et prendre probablement avant deux ans. D’ici là, un vaccin pourrait être mis sur pied, notamment aux Etats Unis, en Russie et en Chine où des promesses ont été faites. Ce souhait de l’OMS remet en cause certains pronostics qui prévoyaient la fin du virus avec l’été. Plutôt, en février 2020, Donald Trump avait aussi assuré que le virus disparaitrait au printemps. Une estimation dépassée depuis des mois.

Recrudescence du virus dans le monde

Actuellement, il y a plus de 22 millions de cas confirmés dans le monde et plus de 795 000 décès causés par le coronavirus, selon un décompte de l’Université Johns Hopkins. Les États-Unis sont en tête avec leurs 5,6 millions de cas et 174 000 décès. Le Brésil suit avec plus de 111 100 de décès et 3,45 millions cas. Dans ce pays, le virus semble se stabiliser depuis quelques jours, alors qu’il (re)prend vigueur ailleurs dans le monde (Espagne, Liban, etc.).

Energies renouvelables : le français Neoen remporte des projets solaires en Irlande 

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Une centrale solaire aux Etats Unis.

 

Le producteur français d’énergies renouvelables Neoen a annoncé jeudi avoir remporté, à titre provisoire, des projets photovoltaïques en Irlande d’une puissance maximale de plus de 55 mégawatts crête (MWc), dans le cadre du premier appel d’offres du gouvernement irlandais. Les résultats formels sont attendus en septembre.

Neoen annonce ce jeudi avoir remporté, à titre provisoire, des projets photovoltaïques de plus de 55 mégawatts crête (MWc) dans le cadre du premier appel d’offres gouvernemental photovoltaïque en Irlande. « Les résultats formels seront publiés en septembre », a indiqué l’entreprise dans un communiqué.

Troisième producteur français d’énergies renouvelables après EDF et Engie

Neoen a remporté ces projets en partenariat avec un développeur solaire basé à Dublin, BNRG. « Cette puissance est répartie en trois projets situés dans plusieurs communes autour de Hilltown, Millvale et Hortland. La mise en service des centrales est prévue pour le second semestre 2021 », a précisé le groupe. « La perspective d’appels d’offres réguliers d’ici à 2025 renforce notre intérêt et notre volonté d’investir dans le marché irlandais », a commenté de son côté Mathieu Legouix, directeur Irlande du groupe d’énergies renouvelables.

Fondé en 2008, Neoen est devenu le premier producteur indépendant d’électricité à partir d’énergies renouvelable, et le troisième producteur français d’énergies renouvelables après EDF et Engie. Son activité se concentre sur la production d’énergie solaire et éolienne, ainsi que sur le développement de solutions de stockage d’énergie de pointe. Le groupe est principalement présent sur trois zones géographiques : la zone Europe-Moyen-Orient-Afrique (notamment en France, au Portugal et en Irlande), l’Australie et la zone Amériques (Salvador, Mexique, Jamaïque, Argentine, Etats-Unis, etc.).

La moitié des activités de Neoen en Australie

Neoen assure détenir une capacité en opération ou en construction de près de 3 gigawatts (GW), comprenant par exemple la plus grande ferme solaire de France à Cestas, en Gironde (300 MW). Le groupe a annoncé, il y a quelques mois, l’extension de la plus grande batterie lithium-ion du monde, qu’il exploite avec Tesla en Australie. Ces batteries permettent de stocker l’électricité produite par les parcs solaires et éoliens, puis de les réinjecter dans le réseau. Pour atteindre son ambition de 5 GW à l’horizon 2021, Neoen compte sur l’Australie, qui représente plus de la moitié de ses activités (228 millions d’euros l’an dernier).

LCM : Arnaud Lagardère publie enfin les comptes de sa holding

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Arnaud Lagardère, dirigeant de Lagardère Capital & Management (LCM).

 

Alors qu’il refusait de le faire depuis plus de dix ans, Arnaud Lagardère vient enfin de publier les comptes de sa holding Lagardère Capital & Management (LCM), révèle le Capital ce jeudi 13 août 2020.

Une série de sanctions financières décisive

Depuis 2009, la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, Lagardère Capital & Management (LCM) refuse de publier ses comptes. « Je ne vois pas pourquoi je devrais me mettre davantage à nu et publier mes comptes. D’autant que ceux qui réclament les comptes de LCM, comme Amber, ont des idées malveillantes », assurait le dirigeant, il y a trois mois dans les Echos. Or, cette publication reste une obligation légale. Le 16 octobre 2019, le tribunal de commerce de Paris, saisi par le fonds Amber Capital, avait d’ailleurs rappelé cette astreinte à Arnaud Lagardère, et lui avait ordonné de publier ses bilans sous peine d’une amende de 2.000 euros par jour. Arnaud Lagardère a tout de même continué à traîner les pieds et a même fait appel.

Début juillet 2020, le tribunal judiciaire de Paris l’a alors condamné à payer 60.000 euros aux fonds Amber Capital LLP et Amber Capital Italia pour non publication des comptes de la société Lagardère Capital & Management (LC&M). Cette somme représente la liquidation de l’astreinte fixée par le juge des référés du tribunal de commerce de Paris lors d’un précédent jugement. Le juge du Tribunal judiciaire de Paris a également condamné Arnaud Lagardère à payer 10.000 euros de dépens, et a fixé une nouvelle astreinte provisoire de 5.000 euros par jour de retard, pendant trois mois.

La valeur de la participation d’Arnaud Lagardère dépréciée

Des sanctions qui ont sans doute porté leur fruit. Selon le quotidien Capital, l’héritier de Jean-Luc Lagardère a enfin déposé ses comptes au greffe du tribunal de commerce ce jeudi. D’après les bilans, il supporte une lourde dette : 215 millions d’euros à fin 2019, dont 164 millions d’euros de prêt du Crédit agricole à rembourser d’ici le 29 janvier 2021. Aussi, les comptes de LCM indiquent que la valeur de la participation d’Arnaud Lagardère dans la holding (7%) a été dépréciée de 89 millions d’euros en 2019, pour tomber à 238 millions d’euros, soit une valorisation de 25 euros par action. Cette dépréciation plonge dans le rouge LCM, qui affiche donc une perte nette de 79 millions d’euros l’an dernier.

Enfin, Les bilans révèlent à quoi va servir l’argent de Bernard Arnault, qui doit prendre 26,7% du capital de LCM pour une centaine de millions d’euros. « Contrairement à ce qu’on pensait, cette somme ne va pas servir à rembourser le Crédit agricole. Elle va remonter dans la poche d’Arnaud Lagardère, via une distribution de dividendes de LCM. L’héritier de Jean-Luc Lagardère utilisera ensuite cet argent pour rembourser d’autres dettes, précisément l’argent qu’il doit à LCM », écrit le quotidien Capital.

Épargne salariale : un déblocage anticipé sous quelles conditions ?

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Les parlementaires ont voté la troisième loi de finances rectificative pour 2020.

 

Les parlementaires ont voté la troisième loi de finances rectificative pour 2020. Cette nouvelle série de mesures permet aux travailleurs indépendants d’anticiper le déblocage de l’épargne salariale. Mais, il faudra remplir plusieurs conditions.

Les parlementaires viennent de voter la troisième loi de finances rectificative pour 2020. Alors que les conséquences économiques de la crise sanitaire bousculent les équilibres budgétaires de l’Etat, députés et sénateurs en ont profité pour introduire série de mesures qui vont profiter aux ménages et aux travailleurs. Publié vendredi au Journal officiel, le texte promeut notamment la possibilité d’anticiper le déblocage de l’épargne salariale. Ainsi, les travailleurs indépendants peuvent demander le rachat total ou partiel de leur contrat Madelin et PER individuel.

Le contrat doit avoir été souscrit avant le 10 juin 2020

Toutefois, ils devront remplir plusieurs conditions. D’abord, ils doivent adresser la demande complète avant le 31 décembre 2020 et pour un montant total inférieur ou égal à 8 000 euros. De plus, le contrat doit avoir été souscrit avant le 10 juin 2020. Ensuite, l’assureur a un mois maximum pour verser les sommes après la réception de la demande complète. Ces sommes sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 2 000 euros, mais les prélèvements sociaux restent dus.

Le 21 juillet dernier, les parlementaires avaient rétabli l’exonération d’imposition sur le revenu à 2000 euros maximum pour les rachats exceptionnels effectués sur des contrats Madelin ou des PER individuels pour les professionnels les plus touchés par la crise du Covid-19. S’ils avaient alors fixé la possibilité de retirer jusqu’à 8000 euros sur ces contrats, ils ont maintenu la date limite du 31 décembre 2020 proposée par le Sénat (au lieu du 15 novembre) pour procéder à cette demande de rachat. Les députés et sénateurs avaient également supprimé la modulation du taux d’imposition des produits issus de l’assurance vie selon le degré d’investissement du contrat dans l’économie réelle.

La prévision de croissance révisée à -11% pour 2020

Notons que la troisième loi de finances rectificative actualise les prévisions économiques pour 2020. La prévision de croissance est révisée à -11% pour cette année. Le déficit public atteint un niveau sans précédent (225 milliards d’euros). Il est revu à 11,5% du PIB, contre 9,1% dans la deuxième loi de finances rectificative du 25 avril 2020, 3,9% dans la première loi de finances rectificative du 23 mars 2020 et 2,2 % dans la loi de finances initiale pour 2020.
La dette française s’élève à 121% du PIB en 2020.

Fruits et légumes : les prix ont explosé en un an

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Des fruits et légumes sur un marché.

 

Les prix des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle et biologique ont explosé en un an, dénonce l’association Familles rurales, qui a réalisé une étude à partir de 75 relevés de prix entre le 30 mai et le 12 juin dans des surfaces de ventes, marchés et magasins spécialisés bio.

Familles rurales, troisième association de défense des consommateurs et premier mouvement familial, a réalisé 75 relevés de prix du 30 mai au 12 juin dans des grandes surfaces, des enseignes bio et des marchés, via une équipe de 46 « veilleurs consommation » dans 26 départements. Constat : « le prix des fruits a augmenté de +17% en conventionnel et de +6% en bio, celui des légumes de +4% en conventionnel et de +1% en bio », note Familles rurales.

Beaucoup d’augmentations et peu de baisses

Dans le détail, certains fruits et légumes étudiés ont vu leur prix exploser. Au niveau des produits issus de l’agriculture conventionnelle, on a : les cerises (+20%), les pêches (+21%), les nectarines (+26%), les poires (+24%) ou encore les aubergines (+16%) et les tomates (+12%). Pour les produits issus de l’agriculture biologique, c’est la même chose avec les melons (+40%), les abricots (+18%), les aubergines encore (+44%), les tomates (+14%) ou les poivrons (+13%).

Au contraire, peu de produits ont enregistré une baisse des prix. Pour l’agriculture conventionnelle, les pommes de terre sont moins chères par rapport à l’an dernier (-14% le kilo, -12% pour les pommes de terre bio). Du côté de l’agriculture biologique, il y a les fraises (-7%), les haricots verts (-28%) ou la salade (-4%).

Pourquoi les prix prennent-ils l’ascenseur ?

Ces hausses des prix s’expliquent par le confinement et ses conséquences (augmentation du coût des transports, baisse de la production étrangère…) et les conditions météorologiques qui ont impacté la récolte de certains produits. Selon Familles rurales, ces augmentations « demeurent très importantes pour les consommateurs sans pouvoir s’assurer de surcroît, une meilleure rémunération des producteurs ».

Impossible de respecter les « cinq fruits et légumes par jour »

L’association indique par ailleurs que le panier moyen de la famille « à l’affût du prix le plus bas » est passé de 116€ à 144€ entre juin 2019 et juin 2020 (+24%). Quant à la famille « écolo, adepte du bio », elle voit son panier moyen passer de 238€ à 259€ (+9%). Dans un tel contexte, les familles ne peuvent plus respecter les conseils de santé et manger cinq fruits et légumes par jour. « En juin 2020, pour manger les cinq fruits et légumes par jour et par personne issus de notre panier, une famille de deux adultes et deux enfants a dû dépenser entre 144€ et 259€ » par mois, assène Familles Rurales dans son dossier de presse.

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