«Fête des célibataires» : les Chinois dépensent 1 milliard de dollars en 68 secondes sur Alibaba

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Siège social du groupe Alibaba, leader chinois du commerce en ligne

 

C’est un nouveau record pour la traditionnelle «Fête des célibataires». Dans la nuit de dimanche à lundi, les consommateurs chinois ont dépensé 1 milliard de dollars en seulement 68 secondes sur les plateformes Alibaba, le géant chinois du e-commerce.

Soixante-huit secondes, c’est le temps qu’il a fallu aux consommateurs chinois pour claquer 1 milliard de dollars sur Alibaba, dans la nuit de dimanche à lundi, lors de la traditionnelle «Fête des célibataires». Cet évènement est considéré comme la plus grosse opération mondiale de soldes. L’année dernière, le cap du milliard avait été atteint en 85 secondes.

Taylor Swift a assuré le show

La «Fête des célibataires» a été inventée en 2009 par un groupe d’étudiants en réaction à la Saint-Valentin : le chiffre 1 exprimant l’individualité, ils ont vu dans les quatre chiffres du 11/11 (11 novembre) un symbole fort du célibat. Leur idée a rapidement été reprise par le géant du commerce en ligne Alibaba, puis par les autres sites de vente chinois comme Taobao ou Tmall. Depuis une décennie donc, les acteurs du commerce électronique chinois ont pris l’habitude d’annoncer d’importants rabais à cette date sur des millions d’articles : ordinateurs, téléphones portables, prêt-à-porter, chaussures, ameublement etc.

La Fête des célibataires est la plus grande opération mondiale de soldes devant le «Black Friday» (vendredi qui suit la fête de Thanksgiving), prévu fin novembre aux États-Unis. Au moins 500 millions d’utilisateurs des plateformes en ligne ont passé commande en 24 heures dans la nuit du dimanche au lundi. Pour donner du piment à l’évènement, la chanteuse américaine Taylor Swift a même été invitée à faire un show.

13 milliard d’euros en près d’une heure et 4 minutes

Si la barre des 7 milliards de yuans (1 milliard de dollars) a été franchie en l’espace de 68 secondes, le cap des 100 milliards de yuans (13 milliard d’euros) a lui été atteint en une heure, 3 minutes et 59 secondes très exactement, soit 43 minutes de moins que l’an dernier. Le montant pour une journée devrait également dépassé celui de l’an dernier. En 2018, le chiffre d’affaires total de la journée du 11 novembre s’élevait à 213,5 milliards de yuans (27 milliards d’euros).

A noter, la vigueur des achats du 11 novembre est scrutée par les économistes qui y cherchent des indices quant à la robustesse de l’économie du pays, en proie à la guerre commerciale lancée par les Etats Unis.

Mindeal : la start-up qui révolutionne l’achat-vente de matériel industriel d’occasion

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Mindeal, le premier moteur de recherche inversé permettant aux acheteurs de trouver rapidement et facilement le matériel industriel d’occasion le plus adapté à leurs besoins, s’apprête à révolutionner le secteur de l’achat-vente de machines. Un outil digital, géré par une équipe de professionnels du secteur, qui ouvre les portes à plus de 15 000 références à travers le monde.

La start-up Mindeal a été créée par Grégoire Tabeau sur la base d’un constat simple. A l’ère du digital et de l’économie mondialisée, l’achat et la vente de machines industrielles d’occasion se révèlent plus complexes et chronophages que jamais. La multiplication des annonces, parfois obsolètes ou mal classées, a créé un véritable labyrinthe dont il n’est pas aisé de se sortir.

Par ailleurs, le numérique a entraîné la multiplication des intermédiaires qui rallongent la durée des transactions, font gonfler les prix et induisent des risques d’erreurs, notamment en matière de communication.

Pour régler ces problématiques, l’idée de Mindeal est de faire gagner du temps aux acheteurs potentiels, qui n’ont qu’à détailler en quelques mots leurs besoins, en les mettant directement en contact de vendeurs disposant du matériel adapté, mais qui apportent également leur expertise et leurs solutions sur les machines qu’ils mettent en vente et dont ils connaissent le fonctionnement.

Mindeal : une garantie 0% commission

Les avantages de Mindeal sont multiples. Efficacité et simplicité pour les acheteurs, qui n’ont plus à consacrer des heures à rechercher la bonne machine. Génération de leads ultra-qualifiés pour les vendeurs partenaires. Et surtout, pour les uns et les autres, une garantie 0% commission qui permet d’effectuer des transactions au meilleur prix sans avoir à rétribuer un intermédiaire.

Le modèle économique de Mindeal repose en effet sur la gratuité totale de la mise en relation entre vendeurs et acheteurs de matériel industriel d’occasion (ni frais ni commissions). La start-up propose en revanche toute une série de services annexes pour ses utilisateurs comme le fait de servir de garant de la transaction, de réaliser des expertises du matériel en amont de la vente, ou de prendre en charge la gestion logistique de la cession de matériel, depuis le démontage jusqu’à la réinstallation, en passant par le transfert ou les formalités administratives.

Tous types de machines et 15 000 références

La start-up, qui a été lancée en début d’année 2019, propose d’ores et déjà à ses clients un catalogue riche de plus de 15 000 références, constamment actualisé et enrichi auprès de son réseau international de vendeurs partenaires. Parmi eux, on retrouve des sociétés françaises et européennes telles qu’Osertech, une entreprise spécialisée dans le matériel d’occasion qui a récemment étendue son offre.

Une force de frappe globale qui permet aux équipes de Mindeal d’être en mesure de trouver rapidement tout type de matériels d’occasion pour ses clients, qu’il s’agisse par exemple de packaging, de chimie et pharmacie, d’imprimerie, de confiserie et de chocolaterie, de cosmétique, d’agro-alimentaire, du secteur laitier, du textile, ou du secteur de la conserverie.

Bonduelle : légère croissance de 0,3 % du chiffre d’affaires au premier trimestre

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Des surgélés Bonduelle

 

Le chiffre d’affaires de Bonduelle a progressé de 0,3% au premier trimestre de son exercice décalé 2019-20, a indiqué lundi le groupe agroalimentaire dans un communiqué. Bonduelle a souligné la « bonne tenue de l’activité en Europe et l’accélération hors Europe en conserve et surgelé ».

Bonduelle a communiqué lundi soir son point d’activité au titre du premier trimestre 2019-2020 (clos fin septembre). Le groupe agroalimentaire dévoile un chiffre d’affaires de 684,3 millions d’euros sur la période, soit une progression de 0,3 % en données publiées sur un an et une baisse de 1,4 % en données comparables. « Les effets favorables des changes (dollars américain et canadien, rouble russe) apportent une croissance additionnelle de +1,7% », précise l’entreprise française.

Croissance solide pour les activités de longue conservation

La zone Europe, qui représente 46,4% de l’activité du groupe sur la période (contre 46,2% l’an dernier), a enregistré une légère croissance de +0,9% à 317,8 millions d’euros. Cette hausse « s’explique principalement par la forte progression des activités à marques (Bonduelle et Cassegrain) en conserve et surgelé », indique le groupe. Elle a permis de compenser le repli (-6,6%) des activités de frais prêt à l’emploi et prêt à consommer lié notamment, selon Bonduelle, à une moindre performance en Allemagne.

Le chiffre d’affaires de la zone hors Europe recule pour sa part de -0,1% au premier trimestre, à 366,5 millions d’euros. A taux de change et périmètre constants, le recul est toutefois plus prononcé (-3,3%). Pour expliquer cette régression, Bonduelle invoque « le report des pertes de volumes chez un client du groupe », qu’il n’identifie pas, et l’arrêt d’activités dans les salades en sachets et bols repas.

Bonduelle confirme ses perspectives

Grâce à son activité du premier trimestre et aux fins de campagne agricole, Bonduelle confirme ses objectifs d’évolution d’activité et de rentabilité annoncés début octobre 2019, malgré une météo peu favorable aux activités de frais et frais prêt à l’emploi en Europe sur la fin de l’été. Pour l’exercice 2019-2020, le groupe table sur une « croissance modérée de son chiffre d’affaires de 1,5 à 2,5% » et une rentabilité opérationnelle courante « dans une fourchette de 115 à 118 millions d’euros », tous deux à taux de change et périmètre constants.

Bonduelle est une société française spécialisée dans la transformation de légumes en conserves. Implantée dans 18 pays, elle possède 58 sites industriels. Ses produits sont commercialisés sous quatre marques que sont Bonduelle, Cassegrain, Arctic Gardens et Globus.

 

Hydroma SA : la filiale de Petroma Inc amorce l’exploitation de l’hydrogène

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Après la phase d’exploration, en grande partie achevée cet été, Petroma Inc va passer à l’exploitation de l’hydrogène naturel au Mali. Pour ce faire, la société d’Aliou Diallo a créé sa filiale Hydroma SA. Celle-ci devra produire de l’électricité propre à grande échelle pour satisfaire les besoins énergétiques du Mali et au-delà, celle de l’Afrique.

Une ressource renouvelable et non polluante

L’aventure a débuté dans les années 2000 quand l’entrepreneur malien, Aliou Diallo, demande un permis d’exploitation de l’hydrogène naturel, découvert dans le cercle de Kati au milieu des années 1980. A l’époque, la communauté scientifique était très sceptique quant à la possibilité d’exploiter ce gaz.

Mais l’homme d’affaires va se lancer dans son exploration, tête baissée, ayant flairé l’opportunité offerte par cette ressource. En 2010, Alain Prinzhofer, professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris et à l’université de Paris VII, directeur scientifique de GEO4U, a confirmé l’existence d’importants gisements d’hydrogène naturel dans le cercle de Kati. Il établit une cartographie précise de la zone, qui cache au moins cinq réservoirs superposés et peu profonds (de 100 à 1.700m) s’étendant sur 20 kilomètres de large.

Petroma Inc a réalisé des forages et identifié 22 puits positifs. L’entreprise a ensuite installé une unité pilote à Bourakébougou, en 2012, pour produire de l’électricité verte à partir de l’hydrogène naturel. Cette ressource est renouvelable, ne rejette aucun gaz à effet de serre lors de son exploitation (il n’en sort que de l’eau), en plus d’offrir un coût de production très bas, contrairement à l’hydrogène industriel. Après sept années d’exploration et de production à petite échelle, Petroma Inc a décidé de passer à la vitesse supérieure.

Hydroma SA va développer la stratégie de Petroma Inc

En juillet 2019, Aliou Boubacar Diallo annonce dans un communiqué avoir cédé ses parts (55%) dans Wassoul’Or, sa société de production d’or, à de nouveaux actionnaires. La transaction est estimée à plus de 200 millions de dollars, environ 130 milliards de Francs CFA. Avec cette importante cession, le milliardaire malien veut se consacrer uniquement à son projet d’énergie propre et renouvelable. Il créé donc la filiale de Petroma Inc, Hydroma SA. Celle-ci doit amorcer la seconde phase de l’aventure, à savoir l’exploitation de l’hydrogène naturel à l’échelle industrielle.

Aliou Boubacar Diallo souhaite produire en grande quantité de l’électricité propre qu’il revendrait à prix abordable aux populations maliennes dans un premier temps. De quoi réduire la fracture énergétique du pays, propre aux inégalités rencontrées dans les régions du Sahel. Hydroma SA projette de combiner l’hydrogène naturel avec l’énergie solaire pour la production d’électricité à grande échelle afin de servir les industries et les foyers locaux ou encore réaliser la première voie ferrée de trains électriques et à hydrogène d’Afrique. « L’exploitation future de l’hydrogène naturel du Mali ouvre la voie à une Afrique en pointe dans les technologies de demain », s’est enthousiasmé le promoteur.

Wi-Fi : la portée augmentée de 60 mètres grâce à une mise à jour logicielle

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Un modem avec Wifi actif

 

Des chercheurs américains ont mis au point un nouveau protocole, baptisé On-Off Noise Power Communication (ONPC), qui augmenterait la portée des réseaux Wi-Fi de plus de 60 mètres. Cette technologie ne nécessite aucun nouveau matériel et pourrait être ajoutée sur tout appareil et borne Wi-Fi par simple mise à jour logicielle.

Des chercheurs américains ont réussi à étendre de 67 mètres la portée initiale d’un réseau WiFi grâce à un nouveau protocole qui pourrait, théoriquement, être installé sur tous les modems internet.

Distinguer des signaux même avec un seul bit

Alors que la domotique est en plein essor, le WiFi peine toujours à couvrir les moindres recoins de nos maisons connectées. Pour augmenter sa portée, nous avons généralement recours à des extensions de réseaux telles que les produits Nest de chez Google, ou encore les routeurs Eero d’Amazon qui nécessitent un débit d’au moins un mégabit par seconde (1 Mbps) pour maintenir la connexion et transmettre des données. Mais des chercheurs de l’université Brigham Young (BYU) aux États-Unis viennent de mettre au point une solution plus simple : le protocole On-Off Noise Power Communication (ONPC), qui baisse la limite à un seul bit par seconde. Grâce à cette technologie, un appareil trop loin pour transmettre un message de manière classique envoie des données sous forme de bruit que la borne parvient à distinguer des autres signaux. Elle reconnaît alors que l’appareil tente de communiquer.

Le protocole destiné à certains types d’objets

D’après Phil Lundrigan, professeur adjoint en ingénierie informatique à BYU, « En théorie, nous pourrions l’installer sur presque tous les appareils compatibles Wi-Fi avec une simple mise à jour logicielle. ». Toutefois, les chercheurs ont précisé que leur protocole ONPC ne vise pas à remplacer les protocoles sans fil à longue portée tels que LoRa, mais vise à compléter le Wi-Fi. En particulier, lorsque le périphérique Wi-Fi a perdu sa connexion. Aussi, le protocole ne serait réellement exploitable qu’avec certains types d’objets, dont les appareils connectés, les capteurs de portes de garage, les détecteurs de mouvements ou les systèmes d’arrosage.

Le chemin est encore long

Pour l’instant, ce logiciel n’est pas encore disponible dans le commerce car d’autres ingénieurs doivent le soumettre au préalable à des tests rigoureux. Si les tests sont concluants, le protocole ONPC pourrait être ajouté à la future norme Wi-Fi, via un micrologiciel, bien que cela nécessite plusieurs approbations d’autorités.

Tagether : l’application pour faire connaître les commerces de proximité

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Avec la mondialisation et le succès du commerce en ligne, les commerces de proximité souffrent d’un manque de visibilité pour lutter face aux géants du Web. L’application Tagether propose de venir en aide aux commerçants et de transformer leurs clients en autant d’ambassadeurs de leurs produits et de leur savoir-faire. Un système collaboratif gagnant-gagnant.

Tagether : le consommateur y trouve son compte

En France, la situation est alarmante pour les commerces de proximité. Déjà victimes du modèle économique imposé par la grande distribution, ils doivent désormais faire face à la concurrence des géants du e-commerce comme Amazon. Pour leur donner de la visibilité en ligne et adapter leur modèle aux nouveaux usages de consommation, Mehdi et Ali Berra, deux frères diplômés d’école de commerce, ont créé Tagether, une application mobile, un réseau social et un catalogue digital pour créer du lien entre les commerçants et leurs clients.

Contrairement aux réseaux sociaux classiques, où poster des images ne procure que des Likes, Tagether permet aux utilisateurs d’obtenir des réductions d’au moins 3% avec le partage des photos de leurs achats préférés. Les consommateurs peuvent utiliser gratuitement l’application et partager les photos des produits qui les intéressent.

Ils deviennent ainsi des ambassadeurs de la boutique qu’ils promeuvent. Mais avant de bénéficier de réductions personnalisées, les photos sont d’abord validées par le commerçant concerné, qui garde la main tout au long du processus afin de garantir la qualité des clichés mis en ligne. C’est seulement après l’approbation de ce dernier que l’internaute bénéficie d’une réduction sur ses prochains achats.

Ce que les entreprises gagnent avec Tagether

En postant leurs photos, les utilisateurs conçoivent et enrichissent un catalogue digital de leur commerce préféré. Le commerçant, qui gagne ainsi un précieux temps, doit en revanche payer un abonnement mensuel de 25 euros hors taxe avec un engagement de 12 mois afin de bénéficier du service. C’est deux fois moins que ce que les professionnels doivent habituellement débourser (50 euros) pour communiquer sur les réseaux sociaux.

Ainsi, avec Tagether, faire connaître son commerce de proximité, revient moins cher. Et ce n’est pas le seul avantage. À la différence des plateformes collaboratives comme Trip Advisor où tous les avis sont publiés (même les plus négatifs), Tagether est un outil purement positif visant à donner un coup de pouce à la visibilité en ligne de l’établissement. Ainsi, une entreprise (un restaurant par exemple) pourra sélectionner les photos qu’elle juge pertinentes et adaptées à son image. Elle reste donc maîtresse du contenu publié.

« Pour une boutique de décoration Tagether c’est le top »

L’offre Tagether, à savoir la publicité pour les commerces de proximité, a gagné le cœur de nombreux commerçants, parmi lesquels Stéphane et Benoît, les gérants de la boutique Hometa, installée à Hénin-Beaumont et spécialisée en design et décoration d’intérieur. « Pour une boutique de décoration Tagether c’est le top ! Cela nous permet de nous rapprocher encore plus de nos clients en visualisant l’objet dans le contexte de leur maison. On aime ce principe de vitrine participative où le client peut voir l’objet au-delà de la boutique et mis en situation dans d’autres foyers », se satisfont-ils.

 

Groupe Casino : avec le drive to store, le retailer devient agence digitale

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Le groupe Casino investit depuis plusieurs années dans la digitalisation de ses espaces de vente et de ses programmes de fidélité. L’objectif est de faire du retailer une véritable agence digitale, capable de fournir des données ultra-qualifiées à ses partenaires industriels. Focus.

Comme les autres géants du commerce, le Groupe Casino a bien compris que les clients restaient attachés aux points de vente physiques, malgré la croissance des achats en ligne et la digitalisation de la consommation. A condition de leur proposer des gammes de services digitaux pour enrichir l’expérience en magasin.

C’est la raison pour laquelle le groupe de Jean-Charles Naouri développe depuis plusieurs années une stratégie de digitalisation de ses programmes de fidélité, ainsi que de création de diverses services digitaux pour combiner expérience digitale et achat physique. C’est ce qu’on appelle en marketing le « drive to store ».

Dans l’hexagone, Casino fait figure de pionnier en termes de technologie web-mobile.  Si on cumule l’ensemble des applications des enseignes du groupe, on atteint plus de 800.000 clients actifs.

Des chiffres qui font des enseignes du groupe un leader du drive to store dans le secteur de la distribution. Avec également la volonté pour le groupe Casino de se transformer en commerçant App first, via notamment la dématérialisation des programmes de fidélité. Selon le directeur marketing du groupe, Alban Schleuniger, le géant de la distribution mise sur « de nombreuses fonctionnalités qui sont là pour favoriser l’expérience in-store ».

Grâce à ces applis, le client n’a plus besoin de faire la queue à une caisse. Il peut par exemple récupérer le nutri-score de son produit préféré via du self scanning. Avec le paiement intégré et dématérialisé, le passage en caisse devient lui aussi fluide.

Pour Casino, il y a surtout la partie promotionnelle, le couponing, avec la possibilité de cibler des offres en fonction de l’historique d’achats des utilisateurs. La grande force des applications, c’est d’être 100% loggées.

L’été dernier, le président du groupe, Jean- Charles Naouri avait d’ailleurs exposé les priorités du Groupe en matière de digital avec pour objectif que 30% du chiffre d’affaires soit généré par les utilisateurs de ces applications. Un objectif ambitieux certes, mais néanmoins atteignable.

Le groupe de Jean-Charles Naouri se mue d’ailleurs en véritable agence digitale, en proposant du drive to store pour les marques. Les outils digitaux apportent aux industriels une brique supplémentaire et une possibilité de cibler très précisément leurs actions promotionnelles, ce qui permet d’augmenter la rentabilité de leurs dépenses promotionnelles, avec notamment une mesure ultra-précise du nombre de personnes touchées, et du nombre de personnes ayant utilisé l’offre en magasins.

Teodorin Obiang : était-il le véritable acheteur lors de la vente aux enchères de ses bolides ?

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Teodorin Obiang, vice-président de la République de Guinée Equatoriale

 

Le 29 septembre dernier à Chéserex (Suisse), 25 voitures de luxe de Teodorin Obiang, fils du président de la République équato-guinéenne, ont été mises aux enchères pour un montant de 23,4 millions de francs soit un équivalent de 21 millions d’euros. La plus part des bolides ont été acquises par un mystérieux collectionneur allemand.

Il achetait au-dessus des estimations

Lors de la vente aux enchères des voitures de luxe de Teodorin Obiang, les médias qui ont assisté à l’opérateur ont indiqué qu’un  collectionneur privé international, qui disposait d’un représentant dans la salle mais dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’est adjugé une grande partie des bolides. Il s’agissait notamment d’une Lamborghini Veneno Roadster blanc cassé acquise à 7,6 millions d’euros, un prix largement supérieur à l’estimation haute, qui était de 5,7 millions d’euros. D’une Koenigsegg One bleu et noir carbone arraché à 4,2 millions d’euros, alors que son prix était estimé à entre 1,7 et 2,1 millions d’euros. Ou encore d’une Aston Martin One-77 rouge, évaluée entre 1,3 et 1,7 million d’euros. Celle-ci a été adjugée à près de 1,4 million d’euros. Benjamin de Rothschild n’a pu mettre la main que sur une Bugatti bleue…

« Qui d’autre serait prêt à mettre autant d’argent ? »

La Tribune de Genève, qui a vécu en live cette vente, décrit l’acheteur comme un jeune Allemand d’une trentaine d’années, barbu et aux cheveux gominés, portant une oreillette. L’on ne sait rien d’autres de lui. Le journal suisse s’étonne du montant mis en jeu par lui pour remporter les bolides, surtout la Lamborghini Veneno. « Jamais une voiture de cette marque n’a été vendue aux enchères à un tel prix », écrit le quotidien, qui laisse entendre que ce mystérieux acheteur ne serait vraisemblablement que le faux nez de la famille Obiang. « Qui d’autre serait prêt à mettre autant d’argent ? », interroge La Tribune de Genève.

Preuve que le jeune acheteur est en mission pour Theodoro Obiang, le président équato-guinéen et son épouse ont effectué un voyage à Genève juste au lendemain de la vente aux enchères. Or, depuis les ennuis judiciaires de son sulfureux fils, remontant en 2016, Obiang père a préféré éviter les bords du lac Léman.

Quand un yacht est pris pour un navire de guerre

Il reste maintenant à espérer que le fruit de cette vente aux enchères aille bien à un projet social en Guinée équatoriale, comme l’a souhaité Genève. Et non encore dans les poches du clan au pouvoir. Les véhicules, au nombre de 25, ont été vendus à un montant évalué à 23,4 millions de francs soit un équivalent de 21 millions d’euros. Cette vente s’inscrit dans le cadre de l’affaire des « Biens mal acquis » éclatée en France. Les autorités équato-guinéennes avaient juré que les véhicules confisquées étaient la propriété de l’Etat et non de Teodorin Obiang. Un procureur genevois n’a pas manqué de s’étonner que ces voitures de grand luxe puissent être effectivement destinées au gouvernement « dans un pays dont la population vit sous le seuil de pauvreté et dont les routes ne sont probablement pas adaptées aux véhicules séquestrés ». Sans doute un autre argument farfelu de la famille Obiang. Par exemple, lorsque la Suisse avait séquestré l’un de ses yachts de luxe, Teodorin Obiang avait prétendu qu’il s’agissait d’un navire de guerre de son pays…

Mauritanie : Ghazouani, le début d’une ère d’ouverture ?

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Dès son accession au pouvoir, en août dernier, le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a engagé des consultations avec les partis d’opposition afin de tourner la page de la contestation électorale. Il serait également prêt à accorder la grâce présidentielle à des politiciens et hommes d’affaires en exil depuis plusieurs années.

Mohamed tend la main à l’opposition

Selon Biram Dah Abeid, qui était arrivé deuxième à l’élection de juin 2019 avec 18,58% des voix, Mohamed Ould Ghazouani est beaucoup plus disposé au dialogue que son « parrain », l’ancien chef d’Etat Mohamed ould Abdel Aziz. « J’ai discuté pendant plusieurs heures avec monsieur Ghazouani et j’ai constaté beaucoup d’ouverture, de pondération et de modération », a-t-il confié à RFI, lors de son récent passage à Paris. Ce tête à tête avec le nouvel homme fort de Nouakchott a eu lieu le lundi 30 septembre 2019. Il s’agissait de la première rencontre entre le député de l’IRA et le général de 62 ans. Cette audience s’inscrit dans le cadre des rencontres amorcées par le chef de l’état mauritanien avec les responsables de l’opposition. Il avait d’ores et déjà rencontré le président du RFD, Ahmed O. Daddah, le président de l’APP Messaoud O. Boulkhair, le président de l’UFP Mohamed O. Maouloud et le président du parti Sawab Abdessalam O. Horma.

Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Chafi : des gestes forts

Mohamed Ould Ghazouani semble avoir marqué une rupture franche avec Mohamed ould Abdel Aziz. Il avait annoncé les couleurs lors de son discours du 1er août en mettant dans la même corbeille tous les régimes passés. Son « mentor » n’aurait pas goûté à cette comparaison. Autre signe que l’ancien ministre de la défense (2018-2019) joue son propre rôle, il a ordonné le lundi 29 juillet, la libération de Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir, un blogueur emprisonné depuis 5 ans alors qu’il avait fini de purger sa peine. Ghazouani aurait même l’intention de lever toutes poursuites judiciaires à l’encontre des hommes d’affaires Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Chafi. L’un est accusé de corruption, l’autre de complicité avec le terrorisme. Cette grâce présidentielle serait pratiquement acquise, selon des sources très crédibles de la capitale mauritanienne. Elle devrait être officiellement annoncée avant les célébrations de la fête de l’indépendance, le 28 novembre prochain.

Le président doit encore mieux faire

Même si Mohamed Ould Ghazouani montre de bonnes dispositions, il est encore perçu comme un pion du système. Il pratiquerait une sorte de changement dans la continuité. Pour trouver grâce aux yeux de l’opposition et de la communauté internationale, il devra faire encore plus que ce qu’il a fait maintenant. Le nouveau président mauritanien doit notamment mettre fin à l’esclavage, institutionnalisé dans son pays. Dans une lettre à Ghazouani, publié mardi 15 octobre, l’organisation Human Rights Watch a écrit qu’elle souhaitait le rencontrer pour parler avec lui des droits de l’Homme. « Nous vous écrivons au début de votre mandat pour vous exhorter à prendre des mesures décisives afin d’améliorer le respect des droits des femmes à l’échelle nationale, et de réduire la prévalence des violences fondées sur le genre », a exhorté l’ONG internationale.

Ghazouani devrait en outre lever « l’interdiction sur les mouvements politiques, les partis politiques et les ONG qui sont interdites, comme le mouvement IRA, que je représente, le parti RAG, aussi, d’autres partis comme le FPC… » et reformer la Ceni – la Commission électorale nationale indépendante, estime Biram Dah Abeid.

Construction ferroviaire : Alstom France recrute grâce aux nouvelles commandes

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Un train Ouigo d'Alstom produit pour la SNCF

 

Le constructeur ferroviaire Alstom France recrutera entre 800 à 900 personnes en 2019 dans l’Hexagone pour pouvoir honorer un carnet de commandes bien rempli et compenser les départs à la retraite.

La crise semble de plus en plus loin

Alors que la concurrence s’intensifie dans ce secteur, Alstom France annonce qu’il embauchera de 800 à 900 personnes en 2019 sur ses sites français. La moitié de ce personnel répondra à « l’accroissement de l’activité », et l’autre servira à compenser les départs à la retraite. Les effectifs d’Alstom France atteignent 9 500 salariés dont 4 500 ingénieurs. « Nous sommes sur une dynamique plutôt positive », se réjouit Jean-Baptise Eméyoud, son directeur général, dont le sourire contraste avec la complainte chez Alstom France, il y a deux ou trois ans.

Si le dirigeant d’Alstom est heureux c’est parce que le constructeur ferroviaire enregistre une pluie de commandes ces dernières années dans tous les secteurs (TGV, TER, urbain etc.). Le boom des commandes va profiter aux treize sites spécialisés que le constructeur compte dans l’Hexagone. Citons Valenciennes (Nord) qui récupérera de 200 à 250 embauches, La Rochelle (Charente-Maritime), Ornans (Doubs), Tarbes (Hautes-Pyrénées) Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Villeurbanne (Rhône) ou encore Rouen (Seine-Maritime) qui recrutera 30 à 40 personnes. A Belfort (Territoire de Belfort), où les commandes TGV compensent les difficultés de l’activité locomotive, un bureau de recrutement a été ouvert à cet effet.

Alstom veut capitaliser sur son avance dans l’hydrogène

A Alstom France, on veut aussi rationnaliser le personnel. « La nouveauté c’est d’essayer de faire travailler les sites entre eux, c’est très difficile en termes de production, pas pour l’ingénierie », a révélé Jean-Baptiste Eyméoud qui faisait ce point à l’occasion des Rencontres nationales du transport public organisées à Nantes.

Il n’y a pas qu’en Europe que le constructeur connait un regain de commandes. A l’étranger aussi, les sites ont un carnet bien fourni, à l’image du métro d’Hanoi. « Et 80 % de l’ingénierie du groupe sont faits en France », quand la signalisation travaille à 70 % pour l’export, avec actuellement une offre pour San Francisco.

Pour botter en touche la concurrence, Alstom France veut maintenant capitaliser sur son avance dans l’hydrogène et les motorisations hybride. Mais pour l’instant, en France, les intentions de commandes de TER à hydrogène pour amorcer la pompe sont bloquées à une quinzaine de rames par quatre régions.

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