Fêtes : les fédérations de commerçants souhaitent ouvrir tous les dimanche en décembre

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Un rayon dans une grande surface.

 

Après le report du Black Friday, plusieurs fédérations de commerçants ont écrit samedi à Emmanuel Macron pour pouvoir ouvrir tous les dimanche en décembre. Une demande qui intervient alors que le chef de l’Etat doit annoncer mardi une adaptation des règles du confinement..

Le Black Friday déjà reporté

Plusieurs fédérations de commerçants ont adressé une lettre samedi à Emmanuel Macron, lui demandant « la possibilité d’ouvrir tous les dimanche » de décembre « pour une question d’équité avec les pure-players du e-commerce ». Pour permettre ce coup de pouce, la grande distribution, le petit commerce et le commerce en ligne ont accepté vendredi de décaler d’une semaine le « Black Friday », initialement prévu le 27 novembre. Ce report, subordonné à la réouverture des commerces avant le 4 décembre et à la validation par les autorités sanitaires d’un protocole sanitaire strict, doit permettre d’éviter des attroupements dans les magasins.

Les commerçants souhaitent également une réouverture dès le week-end du 28-29 novembre, et non pas début décembre comme précédemment évoqué par le gouvernement. « Cette date est cruciale à double titre. Elle permet de réconcilier les impératifs économiques et sanitaires en permettant d’une part aux commerçants de bénéficier d’un week-end supplémentaire et crucial à l’approche des fêtes de fin d’année, et d’autre part d’étaler les flux des clients sur une plus longue période », ont écrit les cinq fédérations de commerçants. Il s’agit de l’association des Commerçants et Artisans des Métropoles de France, la Fédération Française des Associations de Commerçants, le Conseil National des Centres Commerciaux, la Fédération Nationale des Centres-Villes et la Confédération des commerçants de France.

Les indicateurs sanitaires s’améliorent

« On regardera avec bienveillance cette demande. Mais ce qui est notre boussole est l’équilibre entre économique et sanitaire », a répondu dimanche la ministre chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Elle a aussi évoqué une réouverture des commerces « autour du 1er décembre ». « Quand on dit autour du 1er décembre, cela veut dire qu’on s’autorise à penser que c’est possible », a-t-elle précisé.

Emmanuel Macron doit communiquer mardi soir de nouvelles décisions sur les règles du confinement en cours, alors que le gouvernement constate une amélioration des indicateurs sanitaires en France et que de bonnes nouvelles arrivent des laboratoires. Ceux-ci ont annoncé ces derniers jours le développement de vaccins et assuré qu’ils pourraient être disponibles dès fin 2020 ou avant le printemps 2021. En Chine près d’un million de personnes ont même déjà reçu un vaccin expérimental avec de bons résultats.

 

 

Le groupe Casino, un second semestre marqué du sceau de la RSE

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Distingué cet été par Vigeo Eiris, l’agence de notation ESG de Moody’s, comme le leader français de la RSE et le premier distributeur européen, le groupe de Jean-Charles Naouri a également été primé, mi-octobre aux Trophées du Dialogue Social, avant d’être sacré premier distributeur international en matière de RSE par le Wall Street Journal. Retour sur un second semestre déterminant pour le distributeur stéphanois.

 Les classements et les récompenses se suivent et se ressemblent pour le groupe Casino, présidé par Jean-Charles Naouri, en 2020, avec une nette accélération au second semestre. Autant de distinctions, de classements et de trophées qui viennent, en un sens, valider et consacrer les orientations stratégiques prises par le distributeur stéphanois depuis maintenant plusieurs années.

Deux distinctions à 5 mois d’intervalle

Le 15 octobre dernier, à l’occasion de la huitième édition des Trophées du Dialogue Social, qui a eu lieu devant une centaine de professionnels des ressources humaines, avec pour thématique « Un dialogue social responsable », le groupe Casino a remporté le premier prix dans la catégorie « Innovation et Engagement ». Cette cérémonie, organisée à l’initiative du Club ONDS (Observatoire pour un Nouveau Dialogue Social), avait pour vocation première de reconnaître et récompenser des entreprises qui ont mis en œuvre des initiatives innovantes en matière de dialogue social.

Une récompense qui est intervenue 5 mois seulement après une distinction du groupe Casino par Vigeo Eiris, l’agence de notation ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), filiale de Moody’s, pour la politique du groupe de Jean-Charles Naouri en matière de politique sociale et de ressources humaines.

Vigeo Eiris a, en effet, consacré le groupe de Jean-Charles Naouri comme le leader français, parmi l’ensemble des valeurs du SRD, en matière de RSE. Une position dominante également confortée au niveau européen par Vigeo Eiris, puisque le distributeur stéphanois est, selon ce classement, le premier distributeur européen en matière de RSE.

Entre « management bienveillant » et accompagnement à la transformation du métier d’hôtes et hôtesses de caisse

Parmi les différents points mis en avant par l’agence de notation, sont notamment soulignés les engagements et la politique interne du groupe Casino en faveur du bien-être de ses collaborateurs, via la formation des cadres au management bienveillant, ou encore les investissements réalisés par le groupe pour accompagner les hôtes et hôtesses de caisse dans l’évolution de leur métier. Sur ce dernier point, les enseignes Casino en France ont notamment signé un accord cadre en février dernier, avec 4 principaux syndicats du groupe, devant permettre d’accompagner sur les 3 années à venir les hôtes et hôtesses de caisse dans la transformation de leur poste. Au total, une enveloppe de 5 millions d’euros a été provisionnée pour assurer cette formation et cette transition.

Une politique RSE de longue date

Ces actions s’inscrivent dans une longue tradition d’innovation sociale du groupe Casino, qui avait déjà signé, dès 2014, un accord novateur sur la RSE avec quatre des organisations syndicales représentatives du groupe : SNTA FO, CFDT, CFE-CGC et CGT.

Cet accord réaffirmait la volonté des parties signataires d’intégrer davantage la RSE dans le modèle économique et social de l’entreprise. Ce dernier ambitionnait de couvrir les principaux enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux identifiés dans la démarche de progrès RSE du groupe Casino, initiée dès 2002.

C’est donc sur ces différentes initiatives et engagements que le groupe Casino est parvenu à se hisser, en 2020, au sommet de la plupart des classements basés sur les critères ESG, avec comme point d’orgue la distinction du groupe par le Wall Street Journal  comme le premier distributeur international en matière de RSE. Au même moment, Grupo Éxito, la filiale en Colombie du distributeur stéphanois, était, quant à elle, classée comme l’un des dix principaux distributeurs alimentaires les plus engagés en matière de durabilité par l’indice DJSI. Cet Indice de durabilité des entreprises, réalisé chaque année par Dow Jones, et ce depuis 1999, est particulièrement suivi par les observateurs et les analystes, et tend donc à souligner que les initiatives du groupe en RSE ne se limitent pas au seul périmètre hexagonal.

Des performances que le groupe entend inscrire dans la durée et qui devraient permettre au distributeur stéphanois de maintenir son leadership sur les enjeux sociaux, environnementaux et de gouvernance dans le futur.

Etats Unis : Biden élu, Trump s’accroche désespérément

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Joe Biden, nouveau président des Etats Unis.

 

Les résultats de l’élection américaine sont très clairs désormais : Joe Biden est le nouveau président des Etats-Unis grâce à ses 270 grands électeurs. Pourtant, Donald Trump n’a toujours pas l’intention de reconnaître sa défaite.

Une victoire espérée de tous

Joe Biden est devenu samedi le 46e président des Etats-Unis en atteignant 270 grands électeurs, grâce aux 20 votes de Pennsylvanie. L’annonce de sa victoire a provoqué des scènes de liesse à travers les États-Unis. Dans certaines villes, des milliers de partisans sont descendus dans les rues avec des pancartes et des tee-shirts sur lesquels on pouvait lire « Black Lives Matter ». Du côté des élus, de nombreux démocrates ont adressé des messages de félicitation à Joe Biden, y compris l’ancien président Barack Obama. Dans les rangs des républicains, Mitt Romney a été le premier à le faire. Il a été suivi par l’ex président George W. Bush, qui a évoqué une victoire dans une « élection honnête » ayant livré un verdict « clair ».

Ailleurs dans le monde, la victoire de Joe Biden a été également saluée par de nombreux dirigeants, dont Emmanuel Macron (France), Angela Merkel (Allemagne), Boris Johnson (Royaume Uni) et Justin Trudeau (Canada). De son côté, la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont insisté sur la volonté de l’UE de rebâtir avec les Etats-Unis un « partenariat solide » après une relation très conflictuelle sous le mandat Trump.

De multiples recours déposés par l’administration Trump

Malgré ces réactions, Donald Trump n’a toujours pas l’intention de reconnaître sa défaite. Il estime qu’on lui a volé sa victoire. Tim Murtaugh, porte-parole de sa campagne, a annoncé des meetings pour contester publiquement et massivement les résultats de l’élection présidentielle. L’actuel locataire de la Maison Blanche et ses avocats ont même déposé des recours judiciaires dans plusieurs États et ont demandé plusieurs recomptages des bulletins depuis le vote du 3 novembre.

Trump mettra quelques bâtons dans les roues de Biden

Si ces procédures ont peu de chances d’aboutir, elles pourraient retarder de plusieurs jours ou semaines l’homologation des résultats. La date de la passation de pouvoir est, quant à elle, fixée au 20 janvier à midi conformément à la Constitution. D’ici là, les États devront certifier leurs résultats et les 538 grands électeurs se réunir en décembre pour formellement désigner le nouveau président. L’attitude de Donald Trump dans les prochains jours risque tout de même de peser sur la marge de manœuvre de Joe Biden jusqu’à son investiture. En effet, il faut que l’administration Trump reconnaisse très vite sa défaite pour permettre au nouveau président d’avoir accès aux millions de dollars prévus afin de financer la transition, et à ses conseillers de travailler en amont de la passation des pouvoirs avec les agences fédérales.

Joe Biden déjà au travail

D’ailleurs, l’ancien vice-président de Barack Obama a déjà annoncé ses priorités : le combat contre la pandémie de Covid-19, la réconciliation du pays, la reconstruction économique, la justice raciale et la lutte contre le réchauffement climatique. Dès lundi, il mettra en place une cellule de crise sur le Covid-19, qui a fait plus de 237 000 morts aux Etats-Unis. Il prévoit également d’investir 25 milliards de dollars dans le développement et la commercialisation d’un vaccin qui sera gratuit pour tous les Américains. En outre, Joe Biden a l’intention de faire revenir les Etats-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, que Trump a officiellement quitté le mercredi 4 novembre.

Coronavirus : le déficit public 2020 devrait se creuser à 248 milliards d’euros avec le reconfinement

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Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt.

 

Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt a annoncé dimanche que le déficit public s’établira à 248 milliards d’euros cette année. Ce trou s’expliquerait par les pertes de recettes fiscales et les nouvelles mesures prises pour amortir l’impact économique du deuxième confinement en France.

Le déficit a quadruplé en dix mois

Le déficit public français, qui mesure le niveau auquel les dépenses publiques dépassent les recettes, devrait s’établir à 11,3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020. Il « est prévu à 248 milliards d’euros en 2020 », a précisé le ministre des comptes publics, Olivier Dussopt au Journal du dimanche (JDD) du 1er novembre. C’est donc un chiffre plus mauvais que la dernière estimation en date qui tablait sur 10,2 %. Cette prévision s’explique par les nouvelles mesures prises pour amortir l’impact économique du reconfinement en France. Au début de l’année, avant le scénario de la pandémie du coronavirus, le déficit public s’élevait à 53,5 milliards. Il a donc quadruplé en seulement dix mois.

Vendredi, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait déjà annoncé que la dette publique devrait atteindre 119,8 % du PIB cette année, et non plus 117,5 %, soit un niveau jamais vu. Et là encore, c’est bien le reconfinement qui explique cette aggravation des comptes publics. « On va avoir un quatrième trimestre qui va être difficile, forcément, on est confiné, l’économie française va tourner moins fort que d’habitude », a prévenu vendredi Bruno Le Maire.

20 milliards d’euros du quatrième PLFR de 2020 pour « finir l’année »

Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé qu’un nouveau projet de loi de finances rectificative (PLFR) inclurait 20 milliards d’euros de nouvelles mesures de soutien à l’économie. « Depuis mars dernier, le Covid nous a coûté 186 milliards d’euros : 100  milliards de pertes de recettes du fait de la chute d’activité, et 86  milliards de mesures d’urgence sanitaires et économiques », a souligné Olivier Dussopt au JDD. Il précise que les 20 milliards d’euros du quatrième PLFR de 2020 doivent permettre de « finir l’année » en portant notamment les crédits du fonds de solidarité de 8,5 à 19,4 milliards d’euros et les exonérations de charges de 5,2 à 8,2 milliards.

Ces nouvelles mesures viennent s’ajouter au plan « France Relance », déjà doté de 100 milliards d’euros, et les 470 milliards engagés depuis le confinement pour financer l’activité partielle, le prêt garanti par l’Etat et les divers plans sectoriels (aéronautique, automobile, tourisme…).

Le bilan d’entreprise, un outil d’évaluation

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Le bilan d’entreprise, appelé également le bilan comptable, est un élément important qui permet de connaître l’état de son entreprise en vérifiant l’équilibre financier. Il est présenté sous forme de tableau exposant la situation patrimoniale de l’entreprise pendant x temps. L’élaboration de ce document est obligatoire. Il est donc important pour l’employeur de savoir comprendre et analyser ce document. 

De nombreux dirigeants sont amenés à établir le bilan d’entreprise avec leur expert-comptable pour le présenter aux organismes qui le demandent tels que l’administration fiscale, pour définir le montant imposable. Les auto-entrepreneurs ne sont pas concernés par cette démarche mais peuvent toujours apprendre à le faire s’ils veulent un jour développer leur activité. Le bilan d’entreprise leur facilitera l’obtention des prêts bancaires ainsi que la recherches d’investisseurs.

Afin de réaliser un bilan sans faute, il est indispensable de tenir sa comptabilité à jour. Cela nécessite l’envoie de tous les justificatifs de paiement à l’expert-comptable pour qu’il puisse choisir le modèle adapté à tous types de structure.

Le tableau du bilan comptable se compose essentiellement des actifs (les biens que l’entreprise possède) et du passif (les dettes de l’entreprise et les capitaux propres). Pour que ce tableau soit correct et équilibré, il est indispensable que les deux composantes du tableau soient égales.

Il est obligatoire de faire appel à un expert-comptable lors de la réalisation du bilan d’entreprise. Le comptable est la personne la plus compétente qui pourrait être efficace pour réussir parfaitement cette démarche sans faute.

 

Captage de CO2 solide : Total veut industrialiser le procédé de Svante

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Usine de fabrication de lubrifiants à Tuas (Photo : Total).

 

Total a inauguré en septembre une unité de démonstration de capture de CO2 solide de la startup canadienne Svante en vue de l’industrialiser. Une technologie que le groupe pétrolier et gazier français va aussi aider à installer dans une cimenterie LafargeHolcim aux Etats Unis.

Pour capter le dioxyde de carbone (CO2) des fumées industrielles, on peut utiliser la cryogénie (comme Air Liquide), des solvants liquides, des poudres ou des billes. La startup canadienne Svante, elle, a choisi de développer une technologie pour le séparer des autres gaz de combustion (azote, souffre, oxygène…). Le tout, en une seule opération de moins de soixante secondes, grâce à un capteur solide en nanomatériaux. L’entreprise a déjà installé une unité pilote d’une capacité de 10 tonnes de dioxyde de carbone par an au Canada, dans une centrale électrique combinée gaz d’Husky Energy. Mais l’installation est encombrante. La colonne de séparation du CO2 des autres gaz de fumées mesure 100 mètres de haut et le dispositif occupe tout un bâtiment.

Réduire la taille de 100 à 6 mètres

Total a décidé d’industrialiser cette solution, en la rendant plus compacte et moins chère. Pour ce faire, le groupe pétrolier et gazier français a inauguré en septembre, dans son centre de R&D de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), une unité de démonstration d’une capacité de 100 kg de CO2 par an. Avec cette installation, Total vise à réduire la taille à 6 mètres afin de pouvoir l’intégrer plus facilement dans des installations industrielles existantes, centrales électriques combiné gaz, raffineries, cimenteries, usines d’engrais, unités de valorisation de déchets…

Dans la foulée, le groupe a annoncé dans un communiqué que le département de l’énergie américain va financer à hauteur de 1,5 million de dollars la construction d’une unité de captage de 2 millions de tonnes de CO2 par an pour une cimenterie LafargeHolcim, à Florence (Colorado), avec la même technologie. Si Total participe aussi à ce projet, c’est pour apprendre comment adapter la solution aux fumées d’une cimenterie qui contiennent de 15 à 20 % de dioxyde de carbone contre 4 % pour une centrale de gaz.

Une baisse du coût de stockage de CO2

Le Français envisage mettre sur le marché les premières unités vers 2025. Cela permettra de réduire le coût du captage dans les projets de stockage de CO2. Aujourd’hui, la capture solide représente environ 73 % du coût, contre 11 % pour la compression sous forme liquide, 3 % pour le transport, 8 % pour le stockage sous-terrain et 5 % pour le monitoring. « L’avantage du coût en capital de Svante, combiné à des politiques de crédit d’impôt progressif comme le crédit d’impôt 45Q aux États-Unis, peut rendre la capture du carbone rentable dans une gamme d’applications industrielles à grande échelle comme le ciment », fait valoir Claude Letourneau, président et chef de la direction de Svante Inc.

Comment les migrants affectent-ils les économies ?

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Il existe une pensée répandue selon laquelle les migrants seraient comme un fardeau pour les économies du pays dans lequel ils s’installent. Cependant, un nouveau rapport du FMI suggère que la migration vers les pays possédant une économie développée contribue à accroître la production de ces pays à court et moyen terme.

Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump a fait plusieurs promesses, dont la restructuration du processus d’immigration pour limiter le nombre d’immigrants entrant dans le pays. Il a également envisagé l’expulsion d’immigrants sans papiers et la construction d’un mur frontalier avec le Mexique. Les experts estiment un cout qui s’élève à 5 milliards de dollars pour la construction du mur frontalier. Le gouvernement fédéral qui a fermé ses portes pendant 35 jours a déclaré que cette décision pour freiner l’immigration et accroître la déportation, n’apportera rien aux États Unies en terme d’économie.

Le rapport du FMI souligne l’impact positif de la migration sur l’économie des pays accueillants et démontre que souvent la migration est liée à des raisons économiques. Il s’avère qu’une augmentation de 1 % du flux de migrants par rapport à l’emploi total augmente la productivité dans les économies d’environ 1% jusqu’à la cinquième année de leur présence. Il a été estimé que 30% des entreprises américaines sont fondées par des immigrés

Selon le rapport de 2019, le nombre de migrants a atteint les 270 millions dans le monde. Ce nombre a augmenté de 120 millions depuis 1990. L’industrie agricole dépend dans une large mesure de la main-d’œuvre immigrée sans papiers. Ainsi, plus de la moitié des travailleurs agricoles embauchés sont des immigrants sans papiers.

 

Energie : Engie veut céder sa filiale Endel

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Deux techniciens d'Engie sur une plateforme du groupe (Photo : Engie)..

 

Dans le cadre de son recentrage, le groupe Engie a annoncé son intention de céder sa filiale Endel, spécialisée dans la maintenance industrielle. Les salariés redoutent un affaiblissement de leurs capacités dans la maintenance nucléaire.

Engie a dévoilé le 15 octobre son projet de vente d’Endel, sa filiale spécialisée dans la maintenance industrielle. Elle intervient notamment dans la sidérurgie, la pétrochimie, l’agroalimentaire, la pharmacie, la cosmétique et même la défense. Endel se spécialise surtout dans la maintenance des centrales nucléaires d’EDF. Ce pôle regroupe 2 200 salariés.

La décision d’Engie a été communiquée deux jours plus tôt aux 7 000 salariés de l’entreprise. Cette opération s’inscrit dans la nouvelle stratégie d’Engie présentée en juillet. Le groupe industriel français avait engagé une revue stratégique de ses nombreuses activités de service pour se concentrer sur les infrastructures et les énergies renouvelables.

Deux entités d’Endel pas concernées

Engie souhaite se séparer à terme d’une partie de ses activités de services – qui pourront être vendues ou mises en Bourse – et de certaines participations jugées non essentielles. Dans ce cadre, il vient de vendre l’essentiel de sa participation dans le groupe d’eau et de déchets Suez au grand rival de ce dernier, Veolia.

La procédure, qui doit se dérouler sur plusieurs mois, ne concerne pas les deux entités CNN MCO (60 salariés), un spécialiste du maintien en condition opérationnelle de navires basé à Guipavas (Finistère) ; et Pierre Guérin (400 salariés), une société d’ingénierie installée à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres) et intervenant dans les biotechnologies, la pharmacie et l’agroalimentaire.

La CGT inquiète du projet

Pour les syndicats, la vente de la filiale va peser sur l’emploi. « Endel devrait rester dans le giron de l’État », estime Frédérik Conseil, délégué syndical central de la CGT Endel Engie, contacté par L’Usine Nouvelle. « Les entreprises sous-traitent de plus en plus. On voit déjà des écarts de qualité dans les chantiers lambda. Cela finira pareil dans le nucléaire », redoute-t-il.

« Les réflexions menées n’induisent pas, en tant que telles, d’impacts en matière d’emplois », rassure Engie dans une déclaration. Mais, les représentants des salariés rappellent tout de même que des suppressions de postes ont déjà eu lieu de facto depuis janvier, quand Engie a exprimé ses intentions. La CGT décompte 100 départs naturels non remplacés. Une rupture conventionnelle collective prévoit également la suppression d’environ 320 postes.

EDF intéressé par la reprise d’Endel ?  

La CGT craint également un « démantèlement d’Endel » avec une vente à la découpe de ses activités. Il se murmure que Framatome (détenu à 75,5 % par EDF) ou Spie (spécialiste français du génie électrique) pourraient prendre des parts. Là aussi, la maison-mère d’Endel se veut rassurante. « Le groupe Engie sera exigeant sur la qualité du projet stratégique et industriel d’éventuels acquéreurs, qui devront démontrer que leur projet est attractif pour les clients, les salariés et les managers de l’entreprise », assure l’énergéticien.

Retraite : pas de revalorisation pour les pensions complémentaires au 1er novembre

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Un vieillard dans la rue, Italie.

 

Les pensions complémentaires des anciens salariés du privé ne seront pas revalorisées au 1er novembre, en raison de la crise économique provoquée par le Covid-19. C’est la décision prise jeudi par le conseil d’administration de l’AGIRC-ARRCO, l’organisme gestionnaire.

La valeur du point de retraite reste stable

Cette année, les 13 millions de retraités du privé n’auront pas de revalorisation de leur retraite complémentaire. Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco (qui gère la caisse des pensions complémentaires) a décidé jeudi de ne pas augmenter la valeur de service des points de retraite au 1er novembre. Une valeur du point stable donc à 1,2714 euros. « L’évolution des salaires étant négative cette année, du fait du contexte économique exceptionnel lié à la crise sanitaire » et les pensions ne pouvant « en aucun cas diminuer en valeur absolue », les partenaires sociaux ont choisi de « maintenir le niveau des pensions » pour un an, explique l’Agirc-Arrco.

Cette décision répond à la stricte application de l’accord du 10 mai 2019 qui oblige les gestionnaires à se tenir aux critères fixés à toute revalorisation, notamment l’évolution des prix, comme le rappelle un communiqué de l’Agirc-Arrco et les partenaires sociaux. Les pensions peuvent notamment être revalorisées en fonction de l’inflation si cette dernière n’est pas supérieure à la masse salariale. Pour cette année, les prévisions d’inflation retenues par l’Insee dans le calcul sont de 0,1 %.

« L’important, c’est qu’on continue à payer les pensions »

L’an passé, au 1er novembre, les retraités avaient bénéficié d’une augmentation totale d’un point, soit 0,1 point de plus par rapport au chiffre définitif de l’inflation connu en fin d’année et qui était de 0,9 point. Cette année, il n’y aura donc aucune revalorisation. « C’est une situation de responsabilité. Comme la masse salariale baisse cette année, on ne peut pas revaloriser les pensions. L’important, c’est qu’on continue à payer les pensions rubis sur l’ongle, grâce à nos réserves », a justifié Pierre Roger, administrateur CFE-CGC à l’Agirc-Arrco aux Échos.

« Les dernières projections réalisées ne permettent plus de réunir les conditions » pour y parvenir, a ajouté l’Agirc-Arrco, qui a « saisi les partenaires sociaux » sur ce point. « Nous approuvons cette décision qui reste en faveur des retraités actuels ou futurs », a réagi de son côté, un responsable du syndicat Force ouvrière.

Coalition for App Fairness : face aux pratiques injustes d’Apple

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Malgré la satisfaction de la clientèle d’Apple due à l’innovation et au bon design de ses produits, la politique B2B de cette marque ne plait pas à certaines entreprises. 

Depuis quelque temps, plusieurs créateurs d’applications sont mécontents de la politique adoptée par Apple. Fortnite se plaint du système de paiement imposé par Apple qui consiste en une taxe de 30% prélevée par Apple sur chaque vente effectuée sur l’App Store.

Epic Games accompagne désormais un mouvement associatif mené par une dizaine de groupes tels que Deezer, Spotify, ProtonMail, Basecamp et d’autres pour lancer une organisation à but non lucratif nommée « Coalition for App Fairness ». Cette organisation a pour objectif d’établir une équité des applications et de donner aux gens la liberté de choix sur leurs appareils.

Les membres tels que Epic Games et Spotify veulent que chaque développeur d’applications ait une chance égale d’innover et de s’engager dans le commerce, sans contrôle monopolistique ou taxes injustes. Les membres de Coalition for App Fairness souhaitent dénoncer les pratiques injustes d’Apple en incluant les médias et les consommateurs.

Tim Sweeney, le patron d’Epic Games avait déjà lancé un combat sur les réseaux sociaux afin de dénoncer les pratiques d’Apple ce qui a poussé ces derniers à porter une plainte au tribunal de Californie contre Epic Games. Les deux groupes participeront très prochainement à une confrontation juridique dans le but de dénouer la vérité et établir de nouvelles règles. Ce procès pourrait probablement durer plus d’un an. Dans le cas ou Epic Games gagne le procès, Apple se verra contraint de céder aux exigences de Coalition for App Fairness.

 

 

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