Gouvernement : Jean Castex, le « Monsieur déconfinement », s’installe à Matignon

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Jean Castex a été nommé nouveau premier ministre français le vendredi 3 juillet 2020.

 

L’Elysée a nommé vendredi Jean Castex comme premier ministre, en remplacement d’Edouard Philippe démissionnaire. Celui qu’on appelle affectueusement « Monsieur déconfinement » conduira le « nouveau cap » du quinquennat d’Emmanuel Macron. Mais que sait-on de lui ?

Le palais de l’Elysée a nommé vendredi Jean Castex comme premier ministre, en remplacement d’Edouard Philippe qui a démissionné dans la matinée. Alors qu’il doit former un nouveau gouvernement avant le mercredi 8 juillet prochain, ce haut fonctionnaire a d’ores et déjà exprimé son intention de relancer « les concertations » avec la nation, afin d’élaborer un « nouveau pacte social ». Objectif : apaiser un pays marqué par plusieurs crises sociales et confronté à une crise économique mondiale.

Un proche de Nicolas Sarkozy

Inconnu jusque récemment, Jean Castex s’est révélé au français à l’occasion de la crise du coronavirus. Emmanuel Macron l’a chargé de déployer le plan de déconfinement, l’opération la plus complexe depuis la deuxième guerre mondiale. Entouré de hauts fonctionnaires, d’anciens directeurs généraux de la Santé et en contact direct avec la plupart des grands ministres, il s’est penché sur tous les domaines (éducation, transports, santé…) pour permettre à la France de sortir de la crise.

A 55 ans, ce natif du Gers a un long parcours dans la haute fonction publique. Expert du monde de la Santé, Jean Castex a longtemps été directeur de cabinet de Xavier Bertrand, dans les différents ministères occupés par celui-ci sous Nicolas Sarkozy. En 2011, il est nommé secrétaire général adjoint de l’Elysée. Il connaît aussi le secteur hospitalier pour avoir été directeur de la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS) au ministère de la Santé et des solidarités.

Cité en 2018 pour remplacer Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur

Un temps, Jean Castex a fait figure de favori pour diriger la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012. Finalement, le président sortant a choisi le préfet Guillaume Lambert, mis en examen ensuite dans l’affaire Bygmalion. Le nouveau premier ministre aurait aussi pu être député. Déjà maire et conseiller régional de Languedoc-Roussillon, il a été poussé par Nicolas Sarkozy à se présenter aux élections législatives de 2012 dans la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales. Mais il avait été battu au second tour par la socialiste Ségolène Neuville, future secrétaire d’Etat de François Hollande.

Plus récemment, en septembre 2017, Jean Castex a été nommé délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et président de l’Agence nationale du sport. A ce titre, selon sa déclaration d’intérêt publiée sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il a touché 160.467 euros nets. Dans cette même déclaration, il assure également dirigé l’Agence nationale du sport et Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, à titre gracieux. En 2018, son nom avait déjà circulé au ministère de l’Intérieur pour remplacer Gérard Collomb. Mais on lui préférera Christophe Castaner. Une décision qui a déçu ses parents Gersois.

La politique, un héritage de grand-père

Maire de Prades (Pyrénées-Orientales) depuis 2008, Jean Castex a été réélu avec plus de 70 % des suffrages en 2014, puis avec 75,7 % des voix en 2020. A Vic, où il revient parfois à l’occasion de la Toussaint pour se recueillir sur les tombes familiales, les habitants se souviennent d’un enfant et d’un adolescent assez doué pour le tennis. En revanche, il n’avait pas l’amour du rugby, même si son père, qui dirigeait une entreprise de vente et de réparation de matériel agricole, fut longtemps président du club local. Jean Castex a plutôt suivi la voie de son grand-père. Selon des quotidiens locaux, celui-ci a été un élu important de la région. En effet, il fut maire de Vic-Fezensac (entre 1971 et 1989) et sénateur du département.

Jean Castex a fréquenté le lycée à Notre-Dame-de-Garaison, près de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées. Il y a obtenu son bac en 1982 et a ensuite fait des études d’histoire à Toulouse avant d’intégrer Sciences-Po Paris et l’ENA.

Achats en magasins : les promotions, un critère qui détermine le comportement des consommateurs

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Des billets d'euros de diverses valeurs.

 

L’institut Ipsos a analysé pour le compte de HighCo Data, une entreprise française de marketing, les comportements des Français à l’égard des promotions. Il ressort de cette étude que cet item se hisse à la huitième position des attentes des consommateurs avant leur arrivée au magasin et à la troisième place, une fois dans le lieu de vente.

Quelle influence les promotions ont-elles sur les Français ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’institut de sondage Ipsos dans une enquête réalisée pour HighCo Data, une entreprise française de marketing. L’étude menée avant le confinement, auprès de 1 000 Français selon un échantillon représentatif, a observé les usages et les comportements des consommateurs. Elle révèle dans un premier temps que 71 % des Français choisissent un magasin selon les rabais ou autres promotions qu’ils y trouveront. Cet item arrive en huitième position sur neuf, si l’on prend en compte les deux qualificatifs de l’étude (« Très important » et « Plutôt important »). Ainsi, il se place devant la présence de produits biologiques et/ou écologiques (52%). Mais derrière le prix (94 %) la propreté (92 %), la variété des produits (92%), l’accessibilité du magasin (90%), la proximité du lieu de vente (88%), la facilité à se repérer dans le magasin (82%) et la présence de produits locaux/de fabrication française (74%).

Les sondés attentifs aux informations sur les promotions

Une fois dans le magasin, le critère des promotions se hisse à la troisième position des attentes, le prix restant le facteur déterminant dans le choix d’une référence. Dans le détail, 79% des personnes interrogées se disent attentives aux informations sur les promotions pour faire le bon achat et 76% confient acheter en priorité les produits en promotion. Aussi, 57% des sondés avouent changer de marque pour bénéficier d’une promotion sur une autre marque. En outre, 54% d’entre eux déclarent traquer toutes les promotions, même si ils n’achètent pas tous les produits en promotion.

Par ailleurs, les shoppers ont utilisé en moyenne deux types d’offres promotionnelles au cours des trois derniers mois. Ils ont une préférence claire pour le coupon de réduction immédiat et les offres qui permettent de cagnotter de l’argent sur leur carte de fidélité.

Aucune plateforme dédiée aux promotions ne domine

Dans le lieu de vente, 6 Français sur 10 disent utiliser un téléphone (61 %) pour comparer les prix (22 %) et scanner des produits dans le but d’obtenir plus d’informations à son sujet (22 %) via des applications mobiles de type Yuka. S’agissant des promotions, près de 8 sur 10 consommateurs assurent connaitre un site dédié. Si Radins.com est le plus connu (36% de notoriété), avec Envie de Plus (29%) et Ma vie en couleurs (28%), il est en revanche moins utilisé (6%). Il arrive ainsi derrière Shopmium. Ce site est en tête des utilisations mais reste moins connu (24%).

Municipales 2020 : une belle percée des Verts au second tour

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Logo du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) .

 

Entre les déconvenues du Parti communiste, le bilan mitigé des Républicains, le rebond du PS et une débâcle LREM, les Verts ont réalisé une belle percée dimanche dernier lors du second tour des élections municipales. Ils ont même remporté le scrutin dans de grandes métropoles comme Lyon.

Quinze semaines après le premier tour, qui s’était tenu alors que l’épidémie de Covid-19 gagnait en intensité, le second tour des élections municipales a eu lieu le dimanche 28 juin. Hormis le taux d’abstention record (58,4 %, selon les chiffres officiels du ministère de l’intérieur), ce scrutin a été marqué par une vague verte. Sur la lancée des élections européennes de 2019, les écologistes ont encore progressé dans le paysage politique français.

Lyon et Marseille dans la corbeille de l’EELV

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a réalisé des coups d’éclat dans deux des plus grandes agglomérations de France après Paris. Il s’agit de Lyon, arraché à Gérard Collomb malgré son alliance avec le LR. Le candidat des Verts, Grégory Doucet a obtenu 52,4 % des suffrages et remporté la victoire dans sept des neuf arrondissements de la capitale des Gaules. Il offre ainsi à ses colistiers 51 des 73 sièges du conseil municipal central de Lyon. En sus, EELV s’offre le luxe de porter Bruno Bernard à la présidence de la métropole.

A Marseille, le Printemps marseillais, soutenu par un large arc de forces, a porté l’écologiste Michèle Rubirola (39,9 %) devant Martine Vassal (LR, 29,8 %). Par le jeu des alliances, la droite espère conserver la mairie de Marseille lors du « troisième tour » en rattrapant son retard de plus de 13 000 voix.

Victoire remarquable à Strasbourg et Bordeaux

Une autre belle surprise vient de Bordeaux où Pierre Hurmic, avec 46,48 % des voix, dépose le maire sortant, Nicolas Florian. L’écolo met ainsi fin à 73 ans de règne de la droite. Parmi les autres victoires des Verts notons celle d’Eric Piolle à Grenoble, de Jeanne Barseghian à Strasbourg, d’Emmanuel Denis à Tours, d’Anne Vignot à Besançon, Léonore Moncond’huy à Poitiers, Patrick Chaimovitch à Colombes (Hauts-de-Seine), Jean-Marc Defrémont à Savigny-sur-Orge (Essonne) et François Astorg à Annecy (Haute-Savoie).

La vague verte a même failli emporter les maires sortants de Lille et Toulouse. Dans la capitale des Flandres, Martine Aubry n’a dû son salut qu’aux voix que lui a apportées la commune associée de Lomme. A Toulouse, le maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR, soutenu par LRM) s’en sort à bon compte avec 52% des voix.

L’EELV profite du printemps vert

Cette percée de l’EELV repose en grande partie sur une poussée de l’écologie en France, comme partout ailleurs en Europe. Les thématiques que les Verts défendent, comme la lutte contre le dérèglement climatique, le changement de modèle de production et la nécessaire « écologisation » des villes, occupent une très grande partie du débat politique français. Et l’écologie sera davantage au cœur de la politique nationale après la crise sanitaire du Covid-19. Les Verts devraient donc continuer de profiter de la tendance.

E-commerce et suivi de livraison : Hub One se met au service des entreprises

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Suivi Livraison Hub One e-commerce

Alors que la crise du coronavirus a mis à mal la plupart des secteurs d’activité, certains en ont profité pour se renforcer. Le secteur de l’e-commerce notamment, a su tirer son épingle du jeu en continuant d’honorer les commandes. Devant la profusion d’articles présents sur les Marketplace, le nombre d’achats sur ces plateformes a considérablement augmenté pendant le confinement. Un défi logistique et humain pour de nombreuses entreprises, qui se devaient d’assurer la gestion des stocks et le suivi de livraison dans un contexte sanitaire inédit.

La satisfaction client : le défi de l’e-commerce

Aujourd’hui, les plateformes d’e-commerce sont de plus en plus nombreuses et les clients de plus en plus volatiles. En effet, il est très facile pour un client de se tourner vers la concurrence si un service proposé par une plateforme de vente en ligne ne lui convient pas. Ainsi, il est impératif pour toute entreprise proposant une solution e-commerce de mettre en place un service de qualité, incluant de bonnes relations client ainsi qu’un suivi de livraison de qualité. D’ailleurs, aujourd’hui, plus d’un tiers des consommateurs déclarent être prêts à ne plus acheter sur un site e-commerce s’ils venaient à avoir une mauvaise expérience avec ce dernier.

De plus, au-delà de proposer une mauvaise expérience client, la logistique, lorsque tout se passe bien, demande déjà beaucoup de ressources… Et lorsqu’un colis est perdu, il faut employer encore plus de ressources pour retrouver le colis, contacter le client en cas de retard important, trouver la cause du problème, … De fait, l’aspect logistique s’impose comme un indispensable de l’e-commerce d’aujourd’hui.

Suivi de livraison et logistique : Hub One propose des services adaptés

Face à des enjeux de plus en plus importants concernant la logistique, il est donc nécessaire pour les entreprises de se munir d’un service de qualité dans l’objectif de satisfaire leur clientèle. L’opérateur de technologies numériques français Hub One propose de nombreux services pour assister les acteurs vers une transition numérique durable dans le domaine du e-commerce et du suivi de livraison. Avec ces outils, les entreprises peuvent facilement réduire des délais de livraison, limiter les retards et baisser les coûts liés à la logistique.

Aliou Diallo : le secret de son ascension fulgurante selon Sékou S. Diarra

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Aliou Boubacar Diallo

Après avoir terminé troisième de la présidentielle de 2018, à la surprise générale, Aliou Diallo a encore réalisé un coup de maître le 29 mars dernier. Il a remporté les législatives de Kayes dès le premier tour avec 62,12% des suffrages exprimés. Une prouesse qu’on a pu compter du bout des doigts. Quel est donc le secret de la percée politique de cet entrepreneur ? Sékou S. Diarra, président de l’Association Sinankouya Ton, croit savoir.

« Les bienfaits et le patriotisme d’ABD ont été d’un grand apport pour son ascension politique »

Aliou Diallo s’impose de plus en plus comme une personnalité politique de premier plan au Mali. Lors des élections législatives de mars et avril 2020, son parti politique a raflé 8 sièges. Et maintenant il se retrouve à la tête du groupe parlementaire « Benso », fort de 20 élus. Cette ascension politique fulgurante du président ADP-Maliba intrigue de nombreux observateurs. Mais pour ceux qui le suivent depuis plusieurs années, il n’y a rien d’étonnant. Sékou Siraman Diarra, président de l’Association Sinankouya Ton, fait partie de ceux-là. Selon lui, « les bienfaits et le patriotisme de Aliou Boubacar Diallo ont été d’un grand apport pour son ascension politique ».

« Cela fait 30 ans que les Maliens connaissent Aliou Boubacar Diallo à travers ses bienfaits. Il vient en aide aux couches les plus vulnérables, aux démunis, aux pauvres et orphelins. Chaque année, Aliou Boubacar Diallo envoie des fidèles musulmans à la Mecque », souligne Sékou Siraman Diarra. Il rappelle aussi que le milliardaire ne manque pas de faire des dons de vivres, via sa Fondation Maliba. Pendant le ramadan, il offre régulièrement des centaines de sacs de riz, de mil, de sucre et de lait.

Des routes, des écoles, de l’électricité…

Aliou Diallo a surtout fait construire « des centres de santé, des écoles, des mosquées dans plusieurs localités du pays », « des routes », a « donné de l’eau à travers des forages bien équipés en pompe solaire » et « paye les frais de scolarité de beaucoup d’élèves et étudiants au Mali et à l’extérieur ».

Le président d’ADP-Maliba offre par ailleurs de l’électricité verte aux populations à travers sa société Hydroma SA qui transforme l’hydrogène naturel, un gaz promoteur. « C’est pourquoi, il est invité chaque année avec son groupe au salon qui est une grande rencontre mondiale d’énergie. C’est ce genre de projets qui peut développer le Mali et le faire avancer », note Sékou Siraman Diarra.

En outre, « il a été le premier acteur minier malien à faire la pièce d’or dénommée Mansa Moussa, en 2010, lors de la fête du cinquantenaire du Mali ». Aliou Boubacar Diallo détenait en effet 55% des parts de la société Wassoul’Or.

Enfin, le député de Kayes est surtout un grand patriote. En 2012, lors de l’attaque du camp d’Aguelhok, il a donné 50 millions de FCFA aux familles des soldats maliens tombés au front. Il a aussi offert des médicaments à l’hôpital militaire de Kati et investi 300 millions FCFA pour des études de développement communautaire.

Un destin national pour le riche entrepreneur ?

Sékou Siraman Diarra estime à présent qu’Aliou Diallo a droit à un destin national. Si l’on peut aider son pays à n’importe quelle place ou fonction, il souhaite que le milliardaire se retrouve à la tête de l’État pour mettre en place son ambitieux plan « Marshall » pour le Mali. En attendant la présidentielle de 2023, c’est Kayes qui va bénéficier de ses projets grandioses et de sa politique visionnaire.

Impôts : pas de hausse malgré la crise économique

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Emmanuel Macron, président de la République de France.

 

Lors de son allocution dimanche soir, Emmanuel Macron s’est engagé à ne pas augmenter les impôts, pour l’instant en tout cas. De nombreux économistes pensent, qu’un jour ou l’autre, il faudra bien finir par actionner ce levier, ou trouver un autre dispositif, pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du coronavirus.

Très attendue par les Français, l’allocution du chef de l’Etat dimanche soir a été suivie par plus de 23,5 millions de téléspectateurs. Emmanuel Macron a annoncé lors de son discours qu’il compte conduire une reconstruction économique « forte, écologique, souveraine et solidaire », après trois mois bouleversés par l’épidémie de coronavirus. Il en a profité pour se féliciter des « 500 milliards » déjà mobilisés afin de parer à la crise économique qui frappe le pays.

Travailler plus au lieu de baisser les impôts ?

Le chef de l’Etat a surtout écarté pour l’instant toute augmentation d’impôt dans un pays parmi ceux où « la fiscalité est la plus lourde ». De nombreux économistes pensent, qu’un jour ou l’autre, il faudra bien finir par actionner ce levier. Parmi eux, Thomas Piketty qui a estimé ce lundi que, contrairement à l’engagement du président de la République de ne pas alourdir la fiscalité, une hausse d’impôts avait déjà eu lieu avec la prolongation d’un prélèvement destiné à rembourser la dette sociale. « Ce qui m’embête, c’est tous les non-dits. [Emmanuel Macron] nous dit, par exemple, je ne vais pas augmenter les impôts. Sauf qu’en fait, on les a déjà augmentés », a martelé l’économiste sur France Inter.

Pour sa part, le locataire de l’Elysée souhaiterait emmener les Français à « travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres ». Mais que signifie vraiment travailler plus ? Dans une interview donnée au Figaro en avril, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait expliqué qu’il « Il faudra bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ». Une proposition qui a fait évidemment bondir les syndicats.

Une première victoire remportée contre le coronavirus

Emmanuel Macron s’est en outre félicité dimanche d’une « première victoire » contre le coronavirus qui a fait près de 30 000 morts en France. Il a annoncé de nouvelles mesures de déconfinement, dont la réouverture totale dès lundi des cafés et restaurants en région parisienne. « La lutte contre l’épidémie n’est pas terminée, mais je suis heureux de cette première victoire contre le virus », a dit le chef de l’Etat .

Pétrole : l’OPEP+ prolonge ses coupes de production, le baril bondit

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Un navire transportant du pétrole en mer (crédits photos : Total Médias)

 

Les membres de l’Opep et leurs alliés, dont la Russie, ont convenu samedi de prolonger en juillet les coupes de production de pétrole, auxquelles ils s’astreignent depuis le 1er mai. Les prix de l’or noir ont poursuivi leur ascension ce lundi 8 mai 2020.

Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés (dont la Russie) ont conclu, le samedi 6 juin, un accord garantissant en juillet la prolongation des coupes de production de mai et juin. En réaction, le prix du baril de Brent se hisse ce lundi, peu après 10h, à près de 43 dollars, contre 40 dollars le 5 juin, tandis que le baril de référence WTI s’échange à 40 dollars. Ce qui ne s’était plus produit depuis mars.

Des signaux positifs pour une reprise économique

Les prix du pétrole « commencent la semaine dans le vert, les investisseurs se félicitant de l’accord conclu par l’Opep+ au cours du week-end », a commenté Carlo Alberto De Casa, analyste d’Activtrades. « Le prix du WTI a maintenant atteint le seuil psychologique de 40 dollars et le sentiment général reste positif », a ajouté l’analyste d’Activtrades. Pour Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank, ce sont les signes « d’une amélioration de la demande mondiale et d’une reprise économique plus rapide que prévu ».

Ce weekend, les membres de l’Opep et leurs alliés, à l’exception du Mexique, ont convenu d’étendre d’un mois la réduction coordonnée de leur offre, prolongeant ainsi leur accord obtenu mi-avril dernier. Face à la chute brutale de l’offre mondiale et des prix du brut, les membres du cartel et leurs partenaires (ou Opep+) avaient pris l’engagement, le 12 avril, de réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour (mbj) pour les mois de mai et juin.

Le Mexique ne veut pas se plier à l’effort collectif

La réduction sera finalement de 9,6 mbj pour le mois de juillet, la légère différence s’expliquant par la position du Mexique qui refuse de se plier à l’effort du groupe. Ce pays d’Amérique du nord avait déjà menacé de faire capoter les précédentes négociations en bloquant l’accord final d’une coupe de 10 mbj. Il refusait de réduire sa production de plus de 100.000 barils par jour quand les autres producteurs lui en réclamaient 400.000, d’où le compromis final trouvé sur le chiffre de 9,7 mbj.

Selon le ministre algérien de l’Energie Mohamed Arkab, cité par l’agence APS, le but de l’accord trouvé samedi est « d’asseoir et d’assurer une stabilité sur le marché pétrolier entre l’offre et la demande ». Il a été demandé aux pays n’ayant pas respecté leurs engagements en mai et juin (l’Irak et le Nigeria) de se conformer non seulement à l’accord mais également de limiter leurs productions entre juillet et septembre.

Systèmes de retraites : la France très mal classée par une étude du groupe Allianz

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Des retraités jouant aux dames.

 

Dans son « Global Pension Report 2020 », publié jeudi 28 mai 2020 sous le nom « Retraites : Le Cygne argenté? », le groupe Allianz analyse et classe les systèmes de retraites dans le monde. La France n’arrive qu’à la 51e place parmi 70 pays passés au crible, dont ceux de la Méditerranée.

Une note de 1 à 7 définie en Allianz Pension Index (API)

Encore un mauvais classement pour le système de retraites de la France. Un classement sur l’efficacité des systèmes de retraite plaçait déjà l’Hexagone en 18e position sur 37 au mois d’octobre 2019. Dans son « Global Pension Report 2020 », publié jeudi 28 mai 2020 sous le nom « Retraites : Le Cygne argenté? », le groupe Allianz place la France au 51e rang mondial sur 70 pays.

Pour réaliser ce classement, l’assureur Allianz a analysé les conditions démographiques et budgétaires, mais aussi leur viabilité et leur adéquation au niveau de vie proche de celui d’un actif. Chacun des pays s’est vu attribuer une note de 1 à 7 (1 étant la meilleure) définie en Allianz Pension Index (API). « Dans l’ensemble, le score moyen du pilier de l’adéquation (3,7) est légèrement meilleur que celui du pilier de durabilité (4,0), signe que la plupart des systèmes continuent à accorder plus d’importance au bien-être de la génération actuelle de retraités qu’à celui de la future génération de contribuables et de cotisants sociaux », note l’assureur.

La France occupe le 11e rang parmi les pays méditerranéens

Selon cette étude, la Suède (API de 2,9), la Belgique (2,9), le Danemark (3,0), la Nouvelle Zélande (3,0) et les Etats-Unis (3,0) ont les meilleurs systèmes de retraites au monde. La France, malgré un système de retraites généreux, n’accroche que la 51e place avec un API de 4,16 plombé par les paramètres sur sa viabilité financière. Elle se place ainsi derrière l’Italie qui arrive 18e de ce classement avec un index de 3,39 et se positionne comme premier pays méditerranéen. La France prend la 11e place dans cette région, loin derrière Israël (API de 3,51), Malte (3,74), l’Egypte (3,88), la Turquie (3,95), l’Espagne (3,98), la Croatie (4,05), la Slovénie (4,07), Chypre (4,08) et le Portugal (4,12).

Il faut désamorcer la crise imminente des retraites

« La démographie et les retraites ont été éclipsées par d’autres priorités ces dernières années, en premier lieu le changement climatique et aujourd’hui la lutte contre l’épidémie de la Covid-19. Mais désamorcer la crise imminente des retraites et préserver la justice et l’égalité entre les générations sont des éléments clés pour construire des sociétés inclusives et résilientes. Alors que les politiques façonnent la reprise, n’oublions pas la protection sociale », analyse Ludovic Subran chef économiste du groupe Allianz.

Déconfinement : la BCE écarte tout rebond rapide de l’économie

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Drapeau de l'Union européenne.

 

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), lors de sa réunion tenue fin avril et dont le compte-rendu a été publié le jeudi 21 mai, excluait déjà le scénario d’un rebond rapide de l’économie européenne avec le déconfinement. Plutôt qu’une forme en « V », il prévoie désormais une reprise en « U », avec un creux de croissance pendant quelques mois et une reprise qui prendrait du temps à se dessiner.

La courbe en « V » impliquerait des dégâts économiques limités

Alors que les marchés d’actions ont renoué avec l’optimisme, ces derniers mois, la Banque centrale européenne (BCE) exclut pourtant tout rebond rapide de l’économie. Le conseil des gouverneurs, lors de sa réunion fin avril, écartait déjà le scénario d’une reprise rapide de l’économie européenne après la fin du confinement, selon le compte-rendu publié jeudi. Ce rebond rapide dit en « V », qui suivrait rapidement la dégringolade conjoncturelle causée par la pandémie de coronavirus, pourrait ne pas intervenir.

En effet, une courbe en « V » impliquerait des dégâts économiques limités, grâce au chômage partiel indemnisé et à une accumulation d’épargne permettant une reprise rapide de la consommation. Or, à mesure que la crise se prolonge, ses effets sur l’emploi dépriment à leur tour la demande, au risque d’une récession prolongée. « Si les consommateurs ne regagnent pas la confiance rapidement après la fin du confinement, le risque existe que la demande reste plombée », ont noté les banquiers centraux.

Un repli de « 5 à 12% » du PIB de la zone euro

Lors de la réunion fin avril, les gouverneurs ont envisagé trois scenarios et souligné que « celui prévoyant un faible impact était probablement déjà trop optimiste ». La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a expliqué que l’institution s’attendait à un repli de « 5 à 12% » du Produit intérieur brut de la zone euro cette année, une marge reflétant la « grande incertitude » autour des dégâts économiques causés par la pandémie. Avec cette récession en vue, il  s’avère que « les projections macroéconomiques présentées lors de la réunion du 4 juin seront nettement revues à la baisse par rapport à celles de mars », ont estimé les banquiers centraux.

Une reprise en « U » voire en « I » ?

Plutôt qu’une forme en « V », les économistes prévoient désormais une reprise en « U », avec un creux de croissance pendant quelques mois. Suivra une reprise qui prendrait du temps à se dessiner, pénalisée par des secteurs durablement touchés, comme le tourisme ou les commerces. Certains analystes, plus pessimistes, redoutent même un scénario dit en « I », c’est-à-dire une chute libre.

Coronavirus : des caméras thermiques à l’aéroport de Roissy pour détecter des voyageurs malades

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Au sein de l'aéroport Roissy (Photo Groupe ADP).

 

Après plusieurs semaines d’expérimentation auprès de salariés volontaires, le Groupe ADP a déployé, la semaine dernière, des caméras thermiques au sein de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle afin de détecter les voyageurs malades du coronavirus. En cas de confirmation, il leur est proposé une prise en charge médicale immédiate.

Le transport aérien prépare sa reprise et il est surtout question de renforcer l’écosystème de confiance proposé aux voyageurs. Dans ce cadre, le Groupe Aéroport de Paris (ADP) a annoncé, mercredi 14 mai, la mise en place de 12 caméras thermiques à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), conformément aux directives de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Le Service Médical d’Urgence (SMU) de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, dans le cadre d’un protocole à finaliser avec le centre hospitalier intercommunal Robert-Ballanger d’Aulnay-sous-Bois-Villepinte, se chargera de la mise en œuvre de cette initiative.

« Nous souhaitons que les passagers du monde entier retrouvent confiance dans le transport aérien »

Ces caméras devraient identifier d’éventuels porteurs du Covid-19 à leur arrivée en Île-de-France. Elles seront précisément en mesure de détecter si un voyageur présente une température faciale de 38 degrés, grâce à un moniteur de contrôle qui appliquera un cadre rouge flouté autour du visage de la personne concernée. Si sa température est confirmée par le thermomètre sans contact, le voyageur passera par une visite médicale et se verra conseiller d’effectuer un test PCR Covid-19 au cœur même de l’aéroport. « Nous souhaitons que les passagers du monde entier retrouvent confiance dans le transport aérien. En décidant de déployer des caméras thermiques à l’arrivée à Paris, nous offrons aux passagers et à nos compatriotes une ultime réassurance sanitaire », a déclaré Augustin de Romanet, Président-Directeur Général du Groupe ADP.

Les caméras thermiques en complément d’autres mesures sanitaires

Cette initiative s’ajoute aux autres mesures sanitaires déjà en place depuis plusieurs semaines du départ jusqu’à l’arrivée. Il s’agit de l’obligation du port du masque ; de la signalétique pour faire respecter la distanciation sociale (1 mètre) ; de la distribution automatique de gel hydroalcoolique ; du renforcement des procédures de désinfection et nettoyage avec un produit virucide ; et de l’adaptation des procédures au contrôle de sûreté pour limiter les contacts physiques.

Une première utilisation de ces caméras en 2003

Les caméras thermiques sont déjà courantes dans le monde entier, notamment en Asie, où les premières utilisations dans un cadre sanitaire remontent à 2003 lors de l’épidémie de SRAS. En France, l’aéroport de Roissy n’est pas le seul à s’essayer aux solutions technologiques dans le cadre de la pandémie. Le groupe RATP a également installé des caméras intelligentes à Châtelet-les-Halles pour détecter le port du masque et établir des statistiques.

DOSSIERS

Logo du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) .

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PORTRAITS

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