Trou de la Sécu : près de 90 milliards à rembourser d’ici 2024, selon la Cades

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Siège de la sécurité sociale à Rennes (France).

 

La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), organisme public chargé de combler le « trou de la Sécu », a remboursé 16 milliards d’euros en 2019, en ligne avec ses objectifs. Elle prévoit un « apurement total » des 89,3 milliards restants d’ici 2024. Un objectif que la loi lui impose d’atteindre.

171,2 milliards sur un total de 260,5 ont été refinancé(s) et amorti(s)

Après avoir remboursé 16 milliards d’euros en 2019, en ligne avec ses objectifs, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) prévoit un « apurement total » des 89,3 milliards restants « au cours du deuxième semestre 2024 ». Près des « deux tiers de la dette reprise depuis 1996 », soit 171,2 milliards sur un total de 260,5 ont été « refinancé(s) et amorti(s) », a indiqué la Cades, chargé de combler le « trou de la Sécu » dans un communiqué diffusé lundi.

Le « trou de la sécu » est le surnom donné aux déficits de longue date des comptes de la Sécurité sociale. En pratique, le premier « trou » concerne le régime général (-3,4 milliards d’euros en 2016) et le second le Fonds de solidarité vieillesse FSV (-3,8 milliards d’euros).

Le budget de la Sécu pour 2020 prévoit le remboursement de 16,7 milliards supplémentaires, de telle sorte qu’en fin d’année « la dette restant à amortir estimée sera de 72,5 milliards ».

À ce rythme, la caisse atteindra « un horizon d’apurement total de sa dette au cours du deuxième semestre 2024 », même si elle « continuera d’assurer le service des emprunts jusqu’à leur échéance tout au long de l’année 2025 ». Une perspective qui aiguise déjà les appétits, les ressources actuelles de la Cades faisant partie des pistes évoquées pour financer la réforme des retraites, mais aussi celle de la dépendance.

Le Parlement a mis des verrous

Avec les recettes de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), une fraction de la contribution sociale généralisée (CSG) et un versement du Fonds de réserve des retraites (FRR), la manne devait atteindre 18 milliards d’euros l’an dernier et sans doute davantage à l’avenir. Cette somme sert aussi à payer les intérêts dus aux créanciers, soit près de 57 milliards d’euros en 23 ans.

Le délai de 2024 doit être de toute façon respecté à l’échéance fixée, contrairement au passé où il a été sans cesse repoussé. La loi impose désormais un remboursement complet d’ici à 2024, le Parlement ayant mis des verrous plus solides.

 

 

Soldes d’hiver : le top départ donné ce mercredi en métropole

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Des soldes dans un magasin de vêtements en Allemagne.

 

Les soldes d’hiver débutent ce mercredi 8 janvier, dès huit heures du matin, pour prendre fin le mardi 4 février 2020. Soit quatre semaines de bonnes affaires, contre six auparavant.

Les soldes d’hiver 2020 débutent ce mercredi 8 janvier dans la majorité des départements métropolitains. Pour la première fois, elles dureront quatre semaines, contre six auparavant. Comme inscrit désormais dans la loi Pacte, leur durée a été réduite « à la demande des commerçants et des artisans pour que la période soit plus intense », a rappelé la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher.

Des dérogations pour certains départements

Seuls quatre départements de Métropole connaissent des dates différentes, soit du jeudi 2 janvier au mercredi 29 janvier. Il s’agit des Vosges, de la Meuse, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle. Les trois derniers s’alignent sur les pays voisins comme le Luxembourg et l’Allemagne, où les soldes ont commencé respectivement le 2 janvier et fin décembre. Ces dérogations relèvent d’une initiative départementale. Ainsi, le Bas-Rhin, qui partage des frontières avec l’Allemagne, a fait le choix de suivre le reste de la France.

D’autres départements se calent sur l’afflux de touristes, comme la Corse pour les soldes d’été, mais qui n’a pas de raisons de demander une dérogation pour l’hiver. Dans le cas des Vosges, qui ne touche aucun pays étranger, il est plutôt question de s’aligner sur la Meuse et la Meurthe et Moselle voisines.

En Martinique et à Mayotte, la période de soldes est alignée sur la métropole. À La Réunion, les prochains soldes sont les soldes d’été qui se déroulent entre le samedi 1er février et le vendredi 28 février.

À noter : les dates des soldes du commerce en ligne ou vente à distance (e-commerce) sont alignées sur les dates nationales du commerce traditionnel, quel que soit le lieu du siège de l’entreprise.

Quelques principes à respecter pour les commerçants

Les soldes d’hiver respectent quelques principes. Par exemple, les produits soldés doivent avoir été proposés à la vente et payés par le commerçant depuis au moins 1 mois avant le début des soldes. Il est interdit de procéder à un approvisionnement spécialement destiné aux soldes quelques jours avant la date de début de l’opération commerciale, sans que les produits aient été proposés à la vente au préalable. En outre, dans le magasin, la distinction entre les articles soldés et non soldés doit clairement apparaître aux yeux des consommateurs : étiquetage précis, localisation séparée dans le magasin, notamment.

80% des Français feront les soldes

Cette année encore, 80% des Français assurent qu’ils feront les soldes, pour un panier moyen de 193 euros, « un budget équivalent à celui de l’hiver dernier à 2 euros près », selon les résultats d’un sondage réalisé par l’institut Ifop pour le site de vente de chaussures Spartoo.

Pour les commerçants, l’enjeu est de taille : « les soldes d’hiver et d’été représentent 30% des volumes des ventes annuelles dans l’habillement, c’est plus important que Noël », explique Yohann Petiot, le directeur général de l’Alliance du commerce.

Impôt : le gouvernement fait un joli cadeau fiscal aux élus locaux

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Lors d'une session au sénat en octobre 2019.

 

Grâce à une loi promulguée le 27 décembre, environ un quart des élus locaux verront leur impôt sur le revenu baisser en 2020. Un joli cadeau qui met le gouvernement dans les habits du Père Noël.

Au nom de l’équité fiscale

Le gouvernement a fait un joli cadeau fiscal aux élus locaux, il y a quelques jours. Grâce à une disposition incluse dans une loi promulguée le 27 décembre, tous les élus qui touchent une indemnité vont pouvoir réduire leur impôt sur le revenu en 2020. Selon Marc Wolf, avocat fiscaliste et ancien haut fonctionnaire à Bercy, les maires des plus grandes villes, qui gagnent 5 639,63 euros brut par mois, économiseront jusqu’à 2 000 euros par an grâce à cette décision.

Cet étonnant cadeau fiscal est l’effet indirect d’une mesure au départ fort louable. Afin de donner un coup de pouce aux maires des petites communes, souvent démunis dans l’exercice de leur mission, le gouvernement, aidé par le Sénat, a souhaité passer de l’huile sur leur indemnité. Ainsi, par souci d’équité fiscale, tous les élus locaux, à partir du moment où ils sont rémunérés pour leur fonction, peuvent eux aussi déduire 661,20 euros par mois dans leur déclaration. Grâce à la loi du 27 décembre, cette somme pourra être augmentée de 50 %, soit environ 4 000 euros supplémentaires (et 6 000 euros en cas de mandats multiples), alors que le montant de leur indemnité ne bouge pas. Autrement dit, ils verront leur impôt baisser en 2020 par rapport à l’année fiscale précédente.

« Ça va être un beau petit cadeau ! » 

D’après le décompte de Marc Wolf, au moins 100 000 élus locaux, sur une population totale de 550 000 pourront profiter de cette mesure. Il s’agit notamment de tous les maires et leurs adjoints dans les communes de plus de 500 habitants, les présidents et vice-présidents des EPCI (communautés d’agglo, communautés urbaines, etc.), les présidents des conseils régionaux et départementaux ainsi que leurs vice-présidents.

Le gouvernement aurait repéré cet « effet collatéral », explique René Dosière, ex-député et président de l’Observatoire de l’éthique publique. Il entendait le corriger dans la loi de finances pour 2020, mais ne l’a curieusement pas fait, sans doute pressé par les congés de fin d’année. « Ça va être un beau petit cadeau ! » remarque René Dosière. Mais cette mesure pourrait être corrigée dans un an.

Lifting de réseau : Courtepaille fait appel au spécialiste Hub One

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Pour rationaliser le réseau informatique de ses 250 restaurants, Courtepaille a fait appel à Hub One. Le spécialiste des technologies digitales pour les entreprises et du Wifi entreprise a mis en place une connexion Wi-Fi sécurisée à l’usage de ses collaborateurs et de ses clients, ainsi qu’un réseau téléphonique robuste.

Courtepaille, première chaîne historique de restauration commerciale en France, a choisi l’opérateur télécom entreprise Hub One pour rationaliser l’infrastructure réseau de ses enseignes et fournir une connexion WiFi sécurisée pour faciliter les échanges d’informations entre ses salariés et proposer à ces derniers ainsi qu’à ses clients des services de mobilité efficaces et une connexion Internet sécurisée. Pour répondre aux besoins du restaurateur, Hub One a déployé une solution couvrant l’intégralité des besoins technologiques.

Un réseau téléphonique en mode cloud

Conçue conjointement avec les équipes de Courtepaille, cette solution repose sur la technologie VPN-IP/MPLS. Elle permet, comme souhaité, d’interconnecter les 250 enseignes et de gérer les flux métiers. Cela en facilitant les échanges d’informations entre ses salariés et en proposant à ces derniers, ainsi qu’aux clients, des services de mobilité efficaces, ainsi qu’une connexion Internet sécurisée.

Hub One a également mis en place un réseau téléphonique en mode cloud afin de moderniser le système de téléphonie de Courtepaille. Il met à la disposition des collaborateurs un accès Internet haut débit sécurisé et centralisé. En cas d’incident sur le lien MPLS du restaurant, la connexion est redondée et bascule automatiquement sur un lien 4G Internet sécurisé, assurant ainsi une continuité d’activité du restaurant.

Hub One gère le réseau en temps réel et 24/7

Après une phase de tests dans plusieurs restaurants pilotes, Hub One a procédé au déploiement de sa solution sur-mesure dans l’ensemble des enseignes et au siège social de Courtepaille. L’opérateur n’a pas fait qu’installer le réseau informatique, il contrôle aussi la globalité de l’infrastructure réseau en temps réel et 24/7.

Par ailleurs, Hub One est le seul et unique interlocuteur de Courtepaille. Ce qui facilite la réactivité quant à la résolution d’incidents sur le réseau. Enfin, comme la solution est évolutive, le groupe pourra introduire de nouveaux services pour améliorer l’infrastructure réseau.

Une solution sur-mesure qui s’inscrit dans une démarche d’innovation 

Pour Marc Brisset, Directeur des Systèmes d’information de Courtepaille, la solution proposée par Hub One répond aux attentes de sa chaîne de restaurants. « Elle permet à nos employés de bénéficier d’un réseau efficace tout en offrant à nos clients une meilleure expérience au sein de nos restaurants », s’est-il réjoui.

De son côté, le Directeur général Hub One, Guillaume de Lavallade, a souligné la nécessité aujourd’hui, pour les enseignes, « de proposer des services de télécommunications de haut niveau pour leurs collaborateurs et leurs clients ». Il s’est aussi satisfait de sa « solution sur-mesure répondant parfaitement aux besoins technologiques du groupe tout en s’inscrivant dans sa démarche d’innovation ».

Patrimoine : 10% des ménages détiennent la moitié des avoirs

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En France, les 10% de ménages les plus aisés disposent d'un patrimoine d'au moins 607700 euros, contre 3800 euros maximum pour les 10% de ménages les plus modestes.

 

Les 10% de ménages les plus aisés disposent d’un patrimoine d’au moins 607700 euros, contre 3800 euros maximum pour les 10% de ménages les plus modestes. Ces statistiques sont issues d’une étude réalisée par l’Insee à partir de l’enquête « Histoire de vie et Patrimoine ».

« Cette répartition du patrimoine brut est stable par rapport à celle de 2015 »

Le patrimoine est très inégalement réparti en France. Selon une étude de l’Insee, la moitié des ménages concentre en effet 92% des avoirs patrimoniaux. Les 5% les mieux dotés détiennent un tiers de ces avoirs et les 1% les mieux dotés en concentrent 16%. « Cette répartition du patrimoine brut est stable par rapport à celle de 2015 », note l’institut de la statistique dans un communiqué. Début 2018, le patrimoine brut s’élevait en moyenne à 276.000 euros, en augmentation de 2,6% par rapport à début 2015. Le patrimoine net moyen était d’environ 239.900 euros.

Les 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine brut disposent d’au moins 607.700 euros d’actifs tandis que les 10 % les plus modestes possèdent au maximum 3.800 euros chacun, soit 160 fois moins et les 1% de ménages les plus dotés possèdent au moins 1.941.600 euros de patrimoine brut, a calculé l’institut.

Le patrimoine brut des ménages principalement constitué de biens immobiliers

Ce patrimoine brut des ménages est principalement constitué de biens immobiliers (61%) et d’actifs financiers (20%). Près de six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale en France (qu’ils aient ou non terminé d’en rembourser l’achat). La résidence principale est la première composante du patrimoine immobilier avec 84% de sa valeur. Le patrimoine financier représente lui 20% du patrimoine brut. Le patrimoine résiduel (voiture, équipement de la maison, bijoux, œuvres d’art, etc.) constitue 8% du patrimoine. Enfin, le patrimoine professionnel représente 11 % du patrimoine brut.

L’âge est un facteur déterminant

L’âge est un déterminant majeur : le patrimoine net moyen (déduction faite des emprunts en cours) des ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans s’établit à passe de 38.500 euros tandis qu’il atteint 315.200 euros pour les ménages de sexagénaires.

Les enquêtes « Patrimoine » de l’Insee, qui ont lieu tous les trois ans « permettent, depuis 1986, d’évaluer la possession de tous les types d’actifs ou de passifs patrimoniaux et leur valeur, de décrire le patrimoine professionnel des indépendants, l’histoire patrimoniale, conjugale et professionnelle des ménages », explique l’institut de statistiques.

Huawei : une batterie au graphène pour le P40 Pro ?

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Selon de nouvelles rumeurs le Huawei P40 pro arriverait avec une batterie au graphène

 

Le chinois Huawei pourrait devenir le premier fabricant à commercialiser un smartphone haut de gamme équipé d’une batterie au graphène. C’est la promesse de batterie la plus résistante, endurante et plus petite.

Une nouvelle génération de batterie

Alors que le P30 Pro peut se targuer d’être le numéro Un de la photo chez les smartphones, son successeur le P40 Pro va concrétiser un rêve qui dure depuis plusieurs années. Yash Raj Chaudhary, l’un des insiders les mieux informés du secteur, nous apprend qu’il s’agira du premier smartphone équipé d’une batterie au graphène (elle aura une capacité de 5500 mAh). Celle-ci est évoquée par les chercheurs depuis plusieurs années sans application commerciale concrète. Elle offrirait de nombreux avantages. Elle serait plus résistante aux hautes températures, se détériorerait peu, voire pas du tout au fil des recharges et serait compatible avec de hautes puissantes. En outre, elle ferait bénéficier d’une recharge rapide 50 W de 0 à 100% en 45 minutes seulement et serait beaucoup plus compacte (environ 30% plus petite qu’une batterie classique).

Six capteurs, dont deux à l’arrière

Selon les informations de Yash Raj Chaudhary, le P40 est attendu avec un écran OLED de 6,5 pouces Waterfall, capable d’afficher des images en QHD+ avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Compatible avec la 5G, ce smartphone serait propulsé par une puce Kirin 990. Si l’on ne connaît pas sa mémoire vive ni son espace de stockage, on sait en revanche qu’il sera équipé de six capteurs. Quatre à l’arrière, dont un Sony de 64 millions de pixels, un ultra grand-angle de 20 millions de pixels, un zoom intégré dans un capteur de 12 MP et un objectif pour le mode macro. En façade, l’on retrouvera deux capteurs dédiés aux selfies.

Le P40 pourrait coûter cher

Huawei devrait mettre son P40 sur le marché en février 2020. Mais l’on ne sait pas encore à quel prix. Samsung prévoyait de lancer aussi un mobile avec une batterie au graphène en 2021. Le fabricant sud-coréen aurait reporté son projet à cause du coût très élevé du matériau (le graphène). Si Huawei réussit quand même à développer et à intégrer une telle batterie dans son P40, le prix du smartphone pourrait grimper.

Métro parisien : ALSTOM et Bombardier remportent un contrat près de 3 Mds € auprès de la RATP

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Ile-de-France Mobilités et la RATP ont confié le renouvellement du matériel de huit lignes du métro parisien aux constructeurs ferroviaires français Alstom et canadien Bombardier

Île-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP ont annoncé le vendredi 29 novembre une commande « historique » auprès d’un groupement associant à 50/50 les constructeurs ferroviaires Alstom et Bombardier pour renouveler le matériel de huit lignes du métro parisien. Ce contrat qui portera sur un maximum de 410 rames sera exécuté sur quinze ans pour 2,9 milliards d’euros.

4 rames d’ici à 2026 sur les lignes 3bis

Ile-de-France Mobilités et la RATP ont confié le renouvellement du matériel de huit lignes du métro parisien aux constructeurs ferroviaires français Alstom et canadien Bombardier, pour un coût total de 2,9 milliards d’euros. Ce contrat concerne le renouvellement, sur quinze ans à partir de 2024, du matériel roulant des lignes 3, 3bis, 7, 7bis, 8, 10, 12 et 13, ont précisé dans un communiqué commun l’autorité régionale des transports, qui finance cet achat, et la RATP, qui exploite le réseau métropolitain de la capitale.

La tranche ferme concerne, pour 658 millions d’euros, 44 rames qui circuleront d’ici à 2026 sur les lignes 3bis, 7bis et 10. Cette somme comprend les frais d’études et provisions pour aléas, les deux constructeurs évoquant un montant de 530 millions d’euros. La commande pourra être complétée par des levées d’options jusqu’à un total de 410 rames sur les 5 autres lignes (13, 12, 3, 8 et 7). La part respective d’Alstom et de Bombardier s’élève à environ 265 millions d’euros, soit 50% du total.

2300 personnes, dont 700 ingénieurs mobilisés

« Basées sur les solutions de métro fer d’Alstom et de Bombardier, les nouvelles rames bénéficieront des dernières avancées technologiques afin d’augmenter le confort, la disponibilité, l’accessibilité et l’information voyageurs, mais aussi d’en faciliter la maintenance », ont avancé les deux groupes dans un autre communiqué. Les nouvelles rames du métro seront éco-conçues (20% de matériaux recyclés pour leur production), permettant leur revalorisation en fin de vie à hauteur de 98%. Elles consommeront 20% d’énergie en moins que les rames actuellement en service (MF77) grâce notamment au freinage 100% électrique et à l’éclairage scénarisé 100% LED. Ces nouvelles rames permettront aussi de réduire de 15% les coûts de maintenance. Elles proposeront en outre des prises USB pour la recharge des appareils mobiles.

Le consortium se partagera la conception des éléments de ces rames « Made in France » avec 2300 personnes, dont 700 ingénieurs dans les deux sites de Valenciennes (Alstom) et Crespin (Bombardier).

Réactions des deux constructeurs

« Je suis honoré qu’Île-de-France Mobilités et la RATP aient choisi de nous faire confiance pour renouveler le confort de voyage sur les lignes historiques du métro parisien. Nous souhaitons ensemble faire de la région la vitrine mondiale des technologies de pointe portées par la filière ferroviaire française », a indiqué Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom en France. « L’expertise conjuguée de nos deux entreprises permet d’offrir à la RATP et à Île-de-France Mobilités un métro équipé des dernières technologies embarquées qui s’inscrit dans la modernité des transports de mass transit de demain », a déclaré de son côté Laurent Bouyer, président de Bombardier Transport France.

Médecin traitant : il est de plus en plus difficile d’en trouver

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Un médecin tenant son stethoscope

 

Trouver un médecin traitant devient de plus en plus difficile en France. Selon l’UFC-Que Choisir, 44% des généralistes refusent de prendre de nouveaux patients en tant que médecin traitant. Les agglomérations de 10 000 à 100 000 habitants sont les plus concernées par ce phénomène.

D’après une enquête menée dans le mois de juin par l’association UFC-Que Choisir, 44% des généralistes refusent de prendre de nouveaux patients en tant que médecin traitant et 9% se contentent d’un accord de principe, à valider au moment de la première consultation.. Un phénomène qui s’accentue dans les petites et moyennes villes de 10 000 à 100 000 habitants. Cette situation pénalise les assurés « sans médecin fixe », moins bien remboursés par la Sécu.

La Sarthe en tête avec 92% de refus

UFC – Que Choisir a également interrogé les médecins de 78 départements de métropole et d’outre-mer sur les raisons de leur refus. Les praticiens invoquent une clientèle déjà trop nombreuse (71%) ou un départ prochain à la retraite (14%).

Dans certains départements, le pourcentage de refus atteint même des sommets. C’est le cas notamment dans la Sarthe (92%), en Ardèche (88%) et en Seine-et-Marne (86%). En Meurthe-et-Moselle et dans le Bas-Rhin, un médecin sur cinq refuse les nouveaux patients, tandis qu’ils sont 78% en Charente et 70% dans l’Allier.

La disponibilité des médecins varie aussi selon la taille de la ville. Dans les communes de moins de 3 000 habitants, le taux de refus est de 33%, de 52% dans les villes de 10 000 à 100 000 habitants et de 34% dans les villes de plus de 100 000 habitants. Au total, un Français sur dix n’aurait pas de médecin généraliste.

Que propose l’UFC pour y remédier ?

L’association demande d’abord aux parlementaires d’adopter, le 5 décembre prochain, la proposition de loi du député de la Mayenne, Guillaume Garot, contre les déserts médicaux. Elle préconise par exemple de lancer un conventionnement territorial, qui empêcherait l’installation des médecins dans les zones déjà bien pourvues. Elle souhaite ensuite que le gouvernement mette fin à la pénalisation financière des assurés sans médecin traitant.

La télémédecine, une autre solution ? 

La télémédecine serait une autre solution. Elle pourrait aider les patients à trouver plus facilement un médecin traitant. Depuis septembre 2018, elle est prise en charge par l’Assurance maladie. Entre septembre 2018 et septembre 2019, il y a eu au total 60 000 téléconsultations, contre environ 350 000 millions de consultations physiques.

 

Black Friday 2019 : les records vont être pulvérisés

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Le Black Friday se déroulera le 29 novembre 2019

 

Année après année, le Black Friday grignote davantage le budget des Français. Pour 2019, de nouveaux records sont attendus. Les dépenses prévues par les consommateurs devraient atteindre les 6 milliards d’euros, soit une hausse de 4,1%.

Une hausse de 120% depuis 2013

Cette année encore, de nombreux Français comptent sur le Black Friday (qui s’étale du vendredi 29 novembre jusqu’au 2 décembre avec le Cyber Monday) pour profiter de promotions exceptionnelles allant parfois jusqu’à 80%. Ce sera en même temps l’occasion de faire des courses pour Noël. Pour 2019, le budget que les consommateurs vont consacrer à cette journée d’achats est encore en forte hausse, selon un sondage que vient de réaliser l’institut OpinionWay pour le site iloveretail. En effet, près de 6 milliards d’euros (5,9 milliards) de dépenses sont attendus. Ce chiffre devrait donc être en augmentation de 4,1% par rapport au volume des ventes de 2018. Une autre étude de RetailMeNot et CRR souligne que les ventes sur ce week-end de promotions ont augmenté de 120% depuis 2013, date à laquelle le Black Friday a fait son apparition en France.

Les ventes en magasin résistent à l’essor du e-commerce

Sur les 5,9 milliards attendus, 4,9 milliards seront réalisés en magasin. Ce qui représente une hausse de 2,7% par rapport à l’an dernier. Les ventes en magasin restent donc largement majoritaires, malgré une poussée du e-commerce. Celui-ci enregistrera une augmentation de 10,6% pour un montant dépassant le milliard d’euros. Là encore, il s’agit d’un record. Notons que la part des ventes en ligne grimpe un peu plus chaque année.

Les seniors dépenseront le plus

Le montant que chaque Français va consacrer au Black Friday 2019 augmentera de 21 euros pour un budget moyen de 233 euros, c’est donc 10% de plus que pour le cru 2018. Tandis que les femmes dépenseront en moyenne 211 euros, les hommes y mettront 274 euros. Du côté de l’âge, ceux qui vont dépenser le plus sont les personnes âgées de 65 ans et plus : 310 euros en moyenne. En tête des souhaits d’achats cette année chez les consommateurs, on trouve les vêtements, les chaussures et la maroquinerie (55%), suivis des dépenses en TV, Hi-fi, High-tech (33%) et l’électroménager (26%).

Le Black Friday de plus en plus contesté

Malgré tous ces nouveaux records attendus, le Black Friday est de plus en plus critiqué en France. Cette trouvaille marketing importée des Etats-Unis pousserait à une « surconsommation artificielle ». Pis, elle aurait un impact social et environnemental négatif. Ainsi, des initiatives visant à boycotter le Black Friday et à promouvoir des achats responsables ont vu le jour. Il y a par exemple « Green Friday » en 2018 et récemment le « Make Friday green again », un collectif réunissant plus de 200 marques.

«Fête des célibataires» : les Chinois dépensent 1 milliard de dollars en 68 secondes sur Alibaba

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Siège social du groupe Alibaba, leader chinois du commerce en ligne

 

C’est un nouveau record pour la traditionnelle «Fête des célibataires». Dans la nuit de dimanche à lundi, les consommateurs chinois ont dépensé 1 milliard de dollars en seulement 68 secondes sur les plateformes Alibaba, le géant chinois du e-commerce.

Soixante-huit secondes, c’est le temps qu’il a fallu aux consommateurs chinois pour claquer 1 milliard de dollars sur Alibaba, dans la nuit de dimanche à lundi, lors de la traditionnelle «Fête des célibataires». Cet évènement est considéré comme la plus grosse opération mondiale de soldes. L’année dernière, le cap du milliard avait été atteint en 85 secondes.

Taylor Swift a assuré le show

La «Fête des célibataires» a été inventée en 2009 par un groupe d’étudiants en réaction à la Saint-Valentin : le chiffre 1 exprimant l’individualité, ils ont vu dans les quatre chiffres du 11/11 (11 novembre) un symbole fort du célibat. Leur idée a rapidement été reprise par le géant du commerce en ligne Alibaba, puis par les autres sites de vente chinois comme Taobao ou Tmall. Depuis une décennie donc, les acteurs du commerce électronique chinois ont pris l’habitude d’annoncer d’importants rabais à cette date sur des millions d’articles : ordinateurs, téléphones portables, prêt-à-porter, chaussures, ameublement etc.

La Fête des célibataires est la plus grande opération mondiale de soldes devant le «Black Friday» (vendredi qui suit la fête de Thanksgiving), prévu fin novembre aux États-Unis. Au moins 500 millions d’utilisateurs des plateformes en ligne ont passé commande en 24 heures dans la nuit du dimanche au lundi. Pour donner du piment à l’évènement, la chanteuse américaine Taylor Swift a même été invitée à faire un show.

13 milliard d’euros en près d’une heure et 4 minutes

Si la barre des 7 milliards de yuans (1 milliard de dollars) a été franchie en l’espace de 68 secondes, le cap des 100 milliards de yuans (13 milliard d’euros) a lui été atteint en une heure, 3 minutes et 59 secondes très exactement, soit 43 minutes de moins que l’an dernier. Le montant pour une journée devrait également dépassé celui de l’an dernier. En 2018, le chiffre d’affaires total de la journée du 11 novembre s’élevait à 213,5 milliards de yuans (27 milliards d’euros).

A noter, la vigueur des achats du 11 novembre est scrutée par les économistes qui y cherchent des indices quant à la robustesse de l’économie du pays, en proie à la guerre commerciale lancée par les Etats Unis.

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