Grande distribution : Légère hausse de 0,1% des prix en juin

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Des étales de boissons dans un supermarché

 

En juin 2019, les prix des produits de grande consommation vendus dans la grande distribution sont en hausse de 0,1 %, après +0,2 % en mai, a indiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Sur un an, les prix dans la grande distribution ont accéléré de 1,9%, après +1,7% en mai.

Evolution des prix des produits de grande consommation dans la grande distribution

D’après le dernier rapport de l’Insee sur la consommation publié ce weekend, les prix des produits de grande consommation (alimentation hors produits frais c’est-à-dire fruits, légumes, poissons et crustacés frais ; les articles de ménage non durables et les appareils, autres articles et produits pour soins personnels), vendus dans la grande distribution (hypermarchés et les supermarchés), sont en hausse de 0,1 %, après +0,2 % en mai. Hors grande distribution, les prix sont stables, après +0,1 % le mois dernier. Toutes formes de vente confondues, les prix des produits de grande consommation croissent de 0,1 %, après +0,2 % en mai, souligne l’Insee.

Sur un an, les prix dans la grande distribution ont accélérés à +1,9 %, après +1,7 % en mai. Dans la grande distribution étendue (les hypermarchés et supermarchés, plus les supérettes et les magasins populaires), les prix augmentent également par rapport au mois précédent avec +1,8 % sur un an, après +1,6 %.

Dans les autres formes de vente, les prix des produits de grande consommation restent plus dynamiques, mais ralentissent pour le deuxième mois consécutif à +2,1 % sur un an en juin après +2,3 %.

En considérant l’ensemble des points de vente, les prix des produits de grande consommation augmentent de 1,9 % sur un an, après +1,8 % en mai.

Indice des prix des produits de grande consommation par type de produits

Les prix des produits alimentaires dans la grande distribution ont ralenti en juin. Hors produits frais, ils ont décéléré à +0,1 % après +0,3 % en mai. Sur un an, leur hausse est plus marquée que le mois précédent avec +2,3 % après +2,1 %. Ce ralentissement sur le mois est lié à la baisse des prix des viandes et des boissons, alors que les prix des autres produits alimentaires augmentent au même rythme que le mois précédent.

Les prix des viandes vendues en grande distribution sont moins dynamiques qu’en mai : +0,4 % après +0,6 % en mai. Sur un an, leur croissance est nettement plus soutenue qu’en mai : +2,3 % après +1,9 %. Tandis que les prix des boissons vendues en grande distribution sont stables sur le mois, après une accélération à +0,3 % le mois précédent. Sur un an, ils augmentent de 2,9 %, après +2,8 % en mai.

Quant aux prix des produits d’entretien et de l’hygiène-beauté de la grande distribution, ils ont connu une légère augmentation en juin. Ils se sont redressés à +0,1 % après une baisse de 0,2 % en mai. Sur un an, leurs prix rebondissent faiblement à +0,1 % après −0,4 % en mai

Volkswagen : Le constructeur allemand investira 2,6 milliards $ dans Argo AI, la division de Ford dédiée aux véhicules électriques

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La devanture d'un modèle Volkswagen

 

Une source proche du constructeur allemand a déclaré ce vendredi que Volkswagen va investir 2,6 milliards de dollars dans Argo AI, la division de Ford dédiée aux véhicules autonomes. Cette information est donnée au lendemain d’une annonce de Volkswagen et Ford sur un élargissement de leur alliance, sans fournir de détails.

Une conférence commune prévue ce vendredi

Après avoir été éclaboussé par le scandale de fraude sur les émissions de diesel, à l’issue d’une enquête menée par les autorités américaines, Volkswagen voudrait améliorer son image de marque. Une source proche du dossier a déclaré à l’agence Reuters ce vendredi que le fabricant allemand allait investir 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) dans Argo AI, la division de Ford dédiée aux véhicules autonomes, qui sera ainsi valorisée 7 milliards de dollars.

Volkswagen va apporter un milliard de dollars de capitaux et l’équivalent de 1,6 milliard de ses propres activités afin de devenir actionnaire à égalité avec Ford dans cette entité. Il s’agit clairement de l’élargissement de leur alliance, annoncé jeudi par les deux constructeurs.

Herbert Diess, président du directoire de Volkswagen, et Jim Hackett, directeur général de Ford, s’exprimeront vendredi lors d’une conférence de presse commune à New York pour présenter les détails de leur accord.

Mis sous pression par de nouveaux acteurs

Une collaboration dans Argo permettrait aux deux constructeurs de réduire leurs coûts de développement et d’ingénierie. Elle pourrait aussi accélérer leur calendrier de déploiement de véhicules autonomes alors que tous deux prévoient pour l’instant d’en lancer en 2021.

Cette alliance s’inscrit dans une tendance plus large du secteur des constructeurs automobiles à s’associer pour développer des véhicules de nouvelle génération. Volkswagen et Ford font face à une énorme concurrence dans le développement de voitures électriques et autonomes, notamment de la part de nouveaux acteurs tels que Uber et Tesla et de sociétés de technologies à fort potentiel comme Google parent Alphabet et Amazon.

« Vous ne pouvez pas faire cela tout seul »

Pour tirer leur épingle du jeu, les constructeurs optent dorénavant pour des alliances stratégiques. Les Allemands BMW et Daimler ont ainsi formé une entreprise commune qui développera une technologie sans conducteur. Le Japonais Honda a investi dans l’unité de voiture autonome de l’Américain General Motors. L’Italo-américain Fiat  Chrysler et le Français Renault ont récemment mené des pourparlers de fusion.

Lors d’une conférence commune en janvier avec Diess, Hackett avait justement souligné que « Vous ne pouvez pas faire cela tout seul » dans un tel contexte. « Tous ces efforts seront renforcés par le partage des cerveaux », avait-il ajouté.

 

PIB : La Banque de France abaisse sa prévision de croissance pour le deuxième trimestre

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Billets et pièces d'euros

 

Dans sa troisième et dernière publication publiée lundi, la Banque de France a abaissé la croissance tricolore à 0,2% au deuxième trimestre 2019, soit un recul de -0,1 point. L’institution attribue ce repli à une baisse «significative» en juin de la production industrielle, notamment dans le gros œuvre.

0,3%  au trimestre précédent

A l’instar des autres grandes puissances mondiales, la croissance française connait quelques difficultés. En effet, selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA) de la Banque de France (BdF), le produit intérieur brut (PIB) tricolore s’établirait 0,2% au deuxième trimestre 2019, en baisse de 0,1 point par rapport au précédent trimestre (0,3%). La Banque de France attribue ce recul à une baisse significative de la production industrielle, en particulier dans l’industrie automobile, le caoutchouc-plastique et l’informatique électronique.

Performance des secteurs d’activités

Dans le bâtiment, l’activité a également reculé au deuxième trimestre, « pénalisée par une météo défavorable », en particulier dans le gros œuvre (ensemble des ouvrages de solidification d’édifice comme l’isolation, l’installation de cloisons, les revêtements, les cheminées, les agencements, l’équipement). « Les carnets de commandes demeurent toutefois à un haut niveau, et les prix des devis augmentent », a souligné la Banque de France.

A l’inverse, l’activité est restée favorablement orientée dans la pharmacie et la fabrication d’autres matériels de transport. Selon l’institution bancaire, les chefs d’entreprises s’attendent toutefois à une reprise de l’activité en juillet dans l’ensemble des secteurs.

Dans les services, l’activité a progressé « modérément », à la suite d’un ralentissement de la demande. Elle reste néanmoins « soutenue dans le transport, l’informatique et l’édition », a souligné la BdF, qui précise que les chefs d’entreprise « prévoient une accélération de l’activité en juillet », a rapporté l’AFP.

Croissance de 1,1% en moyenne pour la zone euro

Cette estimation intervient dans un contexte incertain pour l’économie française, qui a résisté durant le premier trimestre au ralentissement mondial. Mais elle peine toujours à atteindre le niveau espéré par certains économistes. La Banque de France prévoit 1,3% de croissance en France cette année, contre 1,1% en moyenne pour la zone euro. Pour 2020, les prévisions passeront à 1,5%, mais tous les pays ne seront pas logés à la même enseigne. Tandis que l’économie espagnole devrait performer, celle de la France est prévue pour résister.

 

Assurance-chômage : 1,2 million de chômeurs affectés par la réforme

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Une manifestation devant le siège de l'Unédic

 

Au moins 1,2 million de chômeurs devraient être affectés par la réforme de l’assurance chômage de l’Unédic l’assurance chômage présentée à la mi-juin. C’est beaucoup plus que les 600.000 à 700.000 évoqués par le ministère du Travail.

D’après un document que Reuters a pu consulter ce jeudi, l’assurance chômage devrait concerner plus de personnes que prévu. Au moins de 1,2 million de chômeurs seraient affectés par la réforme de l’assurance chômage présentée à la mi-juin, soit beaucoup plus que les 600.000 à 700.000 évoqués par le ministère du Travail. Cette hausse du nombre de concernés est due à une modification des règles du régime. Ainsi, il y aurait un durcissement des conditions d’entrée et un changement de la méthode de calcul de l’indemnité perçue par les chômeurs.

Il faudra avoir travaillé 900 heures au lieu de 150

D’abord, il faudra avoir travaillé l’équivalent de six mois durant les 24 mois avant la fin de son contrat pour bénéficier des allocations chômage et non plus quatre mois pendant 28 mois. Ensuite, le seuil minimum de rechargement des droits, lorsque ces derniers sont épuisés, sera ramené à six mois, au lieu d’un mois aujourd’hui. Il faudra donc avoir travaillé près de 900 heures pour bénéficier à nouveau de l’assurance chômage et non plus 150 heures.

Ces deux dispositions affecteraient près de 500.000 personnes quand elles permettraient à l’Etat de récupérer 2,8 milliards d’euros d’économies. En 2018, le nombre d’ouvertures de droits pour des personnes ayant travaillé entre quatre et six mois sur 28 mois était de 300.000. Et le nombre de rechargement des droits après une période de travail de un à six mois était de 250.000 environ.

Des transferts vers d’autres prestations sociales ?

En outre, la réforme modifie la méthode de calcul de l’indemnité reçue par l’allocataire pour éviter que les personnes au parcours fractionné (alternant période de chômage et de travail) ne touchent plus que la moyenne des salaires qu’ils percevaient en activité. Par conséquent leurs indemnités diminueront, mais le capital reste le même puisque leurs droits seront étalés dans le temps.

Selon l’analyse de l’Unédic, environ la moitié des entrants dans le régime, soit 1,2 million de personnes, n’ont pas travaillé à temps plein dans l’année précédant l’ouverture du droit. L’organisme envisagerait toutefois des transferts vers d’autres prestations sociales comme la prime d’activité, le RSA (revenu de solidarité active) ou encore les aides au logement.

Avec plus de 3 millions de membres, AlloVoisins confirme l’intérêt des français pour les modes de consommation alternatif !

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Fondée en 2013, la start-up nantaise AlloVoisins, leader en France de la location de matériel et de services entre voisins, vient de franchir allègrement la barre des 3 millions d’abonnés.

Une success story made in France qui confirme l’engouement des internautes pour ces modes de consommation alternatifs.

Consommer différemment pour vivre mieux

Acteur majeur de l’économie collaborative en France, AlloVoisins enregistre 3000 nouveaux inscrits par jour, et plus de 150 000 nouvelles demandes publiées par mois. Un mode de consommation raisonnable, durable et locale prôné par la start-up nantaise, et très largement plébiscité par les Français (77% des inscrits vivent en Province, et 23% en Ile-de-France)*.

Besoin d’un vélo pour les vacances ? Envie de confier son animal de compagnie à une personne de confiance ? AlloVoisins propose gratuitement des solutions d’entraide pour faciliter le quotidien. Un mode de consommation qui privilégie le qualitatif au quantitatif où le consommateur « repense » ses habitudes de consommation. Un consommateur responsable qui « réévalue » ses besoins pour favoriser l’économie d’usage plutôt que la propriété, et vivre ainsi une nouvelle expérience de consommation.

Renouer avec le lien social de proximité

AlloVoisins prône les valeurs de partage et de proximité à l’heure de l’hyperconnectivité. Certes, l’économie collaborative permet de perfectionner ses usages, mais également de vivre une nouvelle expérience de consommation en recréant les liens sociaux de proximité du quotidien, ancrés dans la « vie réelle ».

« L’économie collaborative s’accompagne d’un nouveau monde des besoins : on n’achète plus des biens, mais on partage des expériences de vie. Il n’est plus question de possession mais d’usage. AlloVoisins adhère à ce mouvement en encourageant les échanges intergénérationnels, la coopération et le lien social. Car c’est l’une des contributions indubitables de l’économie collaborative : pouvoir vivre une expérience qualitative de consommation en renouant avec les sociabilités de proximité. » déclare Edouard Dumortier, CEO et co-fondateur d’AlloVoisins. “Notre vocation n’est pas de remplacer le “coup de sonnette” à son Voisin pour lui emprunter sa perceuse, mais d’en faire un vrai réflexe et de l’étendre au-delà du périmètre des quartiers. Notre volonté, c’est que solliciter un Voisin pour un besoin devienne un réflexe du quotidien.”

Les Voisins inscrits sur le site Internet d’AlloVoisins forment une formidable communauté solidaire et intergénérationnelle. La plateforme réunit des Voisins de tous âges. Ils sont 46,9% à avoir entre 18 et 34 ans, 47,8% entre 35 et 65 ans, et 5,3% à avoir 65 ans et plus. AlloVoisins est ainsi fier de renforcer le lien social à l’échelle des quartiers et des villes en facilitant les échanges de proximité.

 

 

*Données AlloVoisins Juillet 2019

Guerre commerciale : La trêve entre les Etats Unis et la Chine fait virer les Bourses dans le vert

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A l'intérieur de la bourse de Frankfort en 2017

 

Les Bourses mondiales ont viré dans le vert à l’ouverture ce lundi, motivées par la trêve commerciale obtenue entre les Etats Unis et la Chine lors du G20 d’Osaka. Donald Trump a promis de ne pas imposer de nouvelles taxes douanières sur les exportations chinoises. Les discussions devraient également reprendre bientôt.

Dans le sillage de la trêve commerciale décidée entre Donald Trump et Xi Jinping, lors du sommet du G20 à Osaka (Japon), les principales Bourses mondiales ont ouvert dans le vert ce lundi. Le goût du risque anime à nouveau les investisseurs, en attendant la reprise des discussions entre Washington et Pékin. Pour les analystes de Saxo Banque « Les intervenants de marché avaient conscience que la rencontre entre Trump et Xi, de moins d’une heure trente, n’avait pas vocation à régler les nombreux points de dissension entre les deux parties mais plutôt à renouer le dialogue au plus haut niveau et à acter une trêve ».

Les principales places européennes débutent dans l’optimisme

À Paris, l’indice CAC 40 prenait 1,01% à 5.594,96 points vers 07H40 GMT après avoir touché dans les premiers échanges un plus haut depuis le 23 mai 2018 à 5.611,28. À Francfort, le Dax gagnait 1,62% et à Londres, le FTSE avançait de 0,94%, au même moment. Quant à l’indice EuroStoxx 50 de la zone euro progressait de 1,16%, le FTSEurofirst 300 de 1,13% et le Stoxx 600 de 1,13%. En Europe, tous les secteurs ont fait preuve d’optimisme, notamment la technologie qui prenait +2,2% et l’automobile +2%. Les semi-conducteurs ont été également portés par la décision de Donald Trump vis-à-vis du géant chinois Huawei. Au sein du Stoxx 600, AMS prenait 9,12%, STMicro 5,61% et Infineon 3,55%.

Les Bourses asiatiques ne sont pas en reste

En Asie, les investisseurs ont également applaudi l’issue de la rencontre Trump-Xi. Ainsi l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a gagné 2,13% pour terminer à un pic de deux mois. Les valeurs exposées au marché chinois ont nettement progressé, notamment les technologiques. L’indice SSE composite de Shanghai a pris 2,22% pour finir au plus haut en clôture depuis le 30 avril.

Wall Street en hausse de 1% à 1,7%

La même ambiance devrait prévaloir ce lundi à Wall Street. Les investisseurs américains vont certainement saluer cette trêve commerciale, eux qui commençaient à désespérer de Donald Trump. Les contrats à terme signalent pour l’instant une ouverture des indices de référence de Wall Street en hausse de 1% à 1,7%.

La tendance en Europe pourrait aussi évoluer après la publication des résultats définitifs des enquêtes auprès des directeurs d’achat (PMI) sur l’activité dans le secteur manufacturier au mois de juin. Ce rapport est très attendu dans un contexte de ralentissement de la croissance.

Carrefour : Son nouveau concept « Essentiel » ne donne pas de résultats satisfaisants

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Un plat proposé par Carrefour

 

Carrefour a lancé un nouveau concept baptisé « Essentiel » pour bonifier ses comptes. Mais après deux mois d’expérimentation, les résultats ne sont pas satisfaisants. Pourtant le groupe d’Alexandre Bompard entend lancer d’autres formules d’ici la fin d’année.

Faire repasser le chiffre d’affaires dans le vert

Ces derniers mois, les comptes des magasins Carrefour sont tombés dans le rouge. Pas moins de 89 hypermarchés du groupe dans l’Hexagone sont déficitaires, selon une source syndicale. Pour faire repasser le chiffre d’affaires dans le vert, Carrefour a prévu de lancer de nouvelles formules, dont la première, « Essentiel », a été lancée en avril dernier à Avignon.
Le choix de cette commune n’est pas fortuit puisque le réseau de magasins veut contrer les enseignes de distribution discount telles que Lidl et Leclerc dans les quartiers pauvres. D’où le lancement d’une formule low cost « Essentiel » le 4 avril dernier. L’idée de ce nouveau concept de magasin minimaliste est de proposer des produits à bas prix, sommairement présentés dans des rayons aux allures d’entrepôt pour réduire les coûts. Mais Carrefour n’a pas eu les résultats escomptés.

Une baisse du chiffre d’affaires de 15%

A l’occasion de son dernier comité central d’entreprise, le géant des hypermarchés a dévoilé un premier bilan, plutôt terne. En effet, Carrefour a enregistré une diminution de 15% de son chiffre d’affaires, liée aux réductions de prix consenties, à hauteur de 8%, et à la baisse du poids des promotions, passé de 24% à 15%. Au final, les syndicats craignent de voir les clients traditionnels de l’établissement se tourner vers d’autres Carrefour, plus classiques et à proximité.

Cette baisse du chiffre d’affaires s’explique par le choix du modèle low cost qui réduit considérablement le catalogue des produits de grande consommation (PGC) référencés à 15.000, et les produits non-alimentaires à 8.000 codes maximum. Or, indique Carrefour sur son site, un hypermarché classique peut référencer 80.000 produits.

Carrefour va étendre son concept « Essentiel »

Malgré ce premier bilan maigre, Carrefour continue d’avoir foi en sa stratégie. Ainsi, entend-t-il étendre son concept « Essentiel » dès novembre prochain à deux autres magasins Carrefour, situés à Marseille-Le Merlan et Calais. Déficitaire en ce moment, le magasin de Merlan fera l’objet d’une réduction de surface de 2 200 m², sur les 12 205 m². Cet hypermarché proposera des baisses de prix plus importantes qu’à Avignon et modifiera moins sa politique de promotions. Le magasin de Calais, d’une surface de 100 m², offrira également la même politique pour dissuader Leclerc d’ouvrir un hypermarché dans la ville.

Deux autres formules bientôt lancées

Carrefour va en outre tester d’autres concepts, baptisés « Rebond » et « Next ». Cette dernière formule, un peu plus haut de gamme, avec notamment une « food avenue », entrera en phase d’expérimentation en septembre prochain, à La Toison d’or à Dijon.

 

Hydrogène naturel au Mali : une aubaine économique pour le continent africain

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Petroma Inc est la première entreprise au monde à exploiter de l’hydrogène naturel pour produire de l’électricité. Retour sur cette pionnière africaine, qui attire les convoitises de grands groupes internationaux, en produisant de l’énergie verte et renouvelable en plein cœur du Sahel. Une réponse aux défis énergétiques et économiques du continent africain ?

La révolution énergétique de Petroma

En 2011, l’homme d’affaires malien Aliou Diallo, au travers de sa société Petroma, a posé les bases de ce qui pourrait potentiellement devenir la prochaine révolution énergétique mondiale.

L’entreprise est en effet pionnière en matière d’exploitation d’hydrogène naturel. Une ressource dont le potentiel pourrait changer la façon de produire de l’énergie. Non-polluante, avec un bilan carbone neutre, et surtout renouvelable, c’est une énergie très efficace, qui surpasse par 4 fois le potentiel énergétique de l’essence.

Grâce à une unité pilote, installée près du village de Bourakébougou (nord-est de Bamako) où un important gisement d’hydrogène a été découvert, Petroma fournit d’ores et déjà de l’électricité aux communautés rurales des environs. En attendant d’industrialiser les process et de fournir de l’électricité à grande échelle.

Les nombreux puits forés par la société ont permis de cartographier les sous-sols de la région qui révèlent cinq réservoirs superposés qui s’étendent sur près de 20 kilomètres de large.

Le potentiel économique de l’hydrogène : garantir l’indépendance africaine

Au-delà de son potentiel énergétique, c’est une réelle aubaine pour le Mali et pour le continent africain, qui voient tous les deux en l’hydrogène un moyen de renverser l’ordre établi de la distribution énergétique mondiale.

Dans une interview accordée au journal scientifique Sciences et Avenir, Aliou Diallo explique que « le Mali ambitionne de construire la plus grande centrale électrique à hydrogène naturel, afin d’exporter de l’électricité vers les pays voisins ».

Alors que la majorité des pays subsahariens dépendent de centrales à fioul pour se fournir en électricité, Petroma a désormais le potentiel d’exporter sa production à destination des pays de la sous-région.

Une aubaine économique pour l’homme d’affaires, qui précise dans l’interview : « nous avons tout à y gagner : de l’électricité à bas coût, aucune émission de CO2 et des emplois à venir ».

Casino : Régis Schultz quitte Monoprix pour rejoindre Al-Futtaim

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Régis Schultz lors d'un séminaire

 

Casino a annoncé ce mardi que Régis Schultz, président de Monoprix, son enseigne la plus rentable, va quitter le groupe pour rejoindre Al-Futtaim, un distributeur de Dubaï. Il sera remplacé par l’actuel président de Franprix, Jean-Paul Mochet, qui conservera ses fonctions.

Régis Schultz apprécié pour son expertise dans la distribution

« Après trois années passées au sein du groupe Casino, Régis Schultz a souhaité poursuivre de nouveaux projets professionnels à l’international », a indiqué ce mercredi le distributeur dans un communiqué. Pour les analystes de Brian Garnier, le désormais ex directeur de Monoprix est une « personnalité reconnue pour la qualité de sa vision dans la distribution et qui pouvait être un successeur potentiel » de Jean-Charles Naouri, patron de Casino.

Agé de 50 ans, Régis Schultz est apprécié pour son expertise dans la distribution. Il a pris la direction de Monoprix en 2016 après avoir dirigé Darty jusqu’à son rachat par la Fnac. Il est aussi passé par Kingfisher et a été PDG de But.

Le parcours professionnel de Régis Schultz

Né le 10 décembre 1968, Régis Schultz est diplômé d’un DESS de finance de l’université Paris-Dauphine en 1992. Il commence sa carrière professionnelle en 1993 dans le groupe Pernod Ricard. En 1997, il est porté à la tête du contrôle financier de Pampryl, également filiale du groupe Pernod Ricard. En 2000, l’homme d’affaires rejoint le groupe Kingfisher en prenant le poste de directeur administratif et financier de Castorama, entreprise pour laquelle il sera ensuite nommé directeur général adjoint chargé de la logistique, l’informatique, les ressources humaines et le développement. En 2004, Régis Schultz continue son ascension avec un poste de directeur de la stratégie et membre du comité exécutif au sein de Kingfisher Londres. En juin de la même année, il est nommé directeur financier de l’enseigne de bricolage B&Q. C’est lui qui conduira la restructuration de la société alors en difficulté. En juin 2005, il prend la direction commerciale de B&Q et refond complètement son concept commercial.

Trois ans plus tard (octobre 2008), il fait encore étalage de ses qualités managériales en redressant, en tant que président-directeur général, l’enseigne But alors en perte de vitesse à la suite de son rachat la même année par Colony Capital et Goldman Sachs.

En avril 2013, Régis Schultz récidive, cette fois à la tête de Darty plc, ancienne propriété de Kingfisher, également en perte de vitesse. Le 22 août 2016, l’homme d’affaires français prend la direction de Monoprix.

Revenu universel d’activité : des pistes de réflexions pour l’étendre aux jeunes de 18-24 ans

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Une jeune étudiante tenant des livres sous le bras

 

Le Revenu de solidarité active (RSA), une reforme lancée par  Emmanuel Macron, pourrait s’étendre aux 18-24 ans dès 2023. Cette mesure risque de coûter cher au gouvernement car elle signifierait plus d’aides sociales pour les plus jeunes.

Après les aides au logement et la prime d’activité, les 18-24 pourraient bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA). Selon les Echos, cette réforme, dont le projet de loi devrait être élaboré en 2020, sera applicable dans quatre ans, soit en 2023. Comme elle implique plus d’aides sociales pour les plus jeunes, elle risque de devenir très coûteuse. On estime aujourd’hui à 1,3 million, le nombre jeunes adultes qui pourraient prétendre au RSA, dont 800.000 étudiants. Pour amortir les 1,5 milliards d’euros que nécessitera cette réforme, Fabrice Lenglart, rapporteur général à la réforme du RUA, étudie plusieurs scénarios, dont 3 principaux.

Faire respecter l’obligation alimentaire parentale

Le premier scenario serait de faire respecter l’obligation alimentaire parentale. Les jeunes qui ont fini leurs études et n’habitent plus chez leurs parents (ne sont plus fiscalement liés à eux) forment une population d’1 million de personnes, dont 170.000 au chômage. Le rapport Lenglart préconise de faire respecter l’obligation alimentaire des parents envers les enfants majeurs. En cas de non-respect de cette obligation, ils pourraient être pénalisés sur leurs impôts. Le versement de l’allocation sociale unique (ASU) viendrait alors en complément de l’aide parentale versée chaque mois. Le gouvernement réalisera ainsi des économies. Petite précision : la pension alimentaire ne donnera pas aux parents le droit à une réduction d’impôt supérieure au revenu garanti par l’aide sociale

Si le compte n’y est toujours pas, l’Etat aura la possibilité de fixer une allocation moins élevée ou d’ouvrir des droits à partir de 21 ans et non 18 ans comme initialement prévu.

Un supplément étudiant

Le second scenario serait d’aider les jeunes étudiants (plus de 1,3 million de personnes, dont 240.000 boursiers) à s’insérer dans le milieu professionnel en leur accordant, un « supplément étudiant » à l’ASU. Cette aide prendrait en compte les bourses d’études et permettrait de « traiter avec équité » les apprentis, les parcours professionnalisant et le cumul emploi-études supérieures, sans effet de seuil. Par ailleurs, le montant diminuerait si, grâce à ses petits boulots, l’étudiant touche plus d’un tiers du SMIC.

Un supplément personne à charge

Dernier scénario, la création d’un « supplément personne à charge », assorti d’un dispositif d’aide à l’insertion. Celui-ci est destiné aux jeunes qui ne sont plus étudiants, mais résident toujours chez leurs parents. Ils sont 1,8 million dans cette situation dont 790.000 au chômage et sans enfant.

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