Les Français restent accros aux jeux vidéo

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La proportion de « gamers » s’est globalement élargie ces derniers mois, dépassant même celle observée l’année écoulée au fort temps des restrictions sanitaires. Cet épisode a semble-t-il, renforcé la place de la console comme moyen de socialisation de la population.  

C’est une situation pour le moins inattendue. Alors que les services de streaming perdent du terrain, à l’image de plusieurs autres plateformes web, en raison de l’éloignement des épisodes de confinement – même si le virus reste fortement présent – , les jeux vidéo eux, ont le vent en poupe. Non seulement l’industrie garde ses adeptes, mais elle en revendique de nouveaux, du moins en France. Ainsi que le révèle une enquête du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), réalisée par l’institut spécialisé, Médiamétrie.

Elle témoigne d’une année 2021 de grand cru pour les éditeurs de jeu vidéo en général. 73% de la population déclare ainsi avoir joué au moins une fois à la console au cours des neuf derniers mois (la période considérée par l’étude s’achevant en septembre). Cela représente une hausse de deux points comparativement aux chiffres révélés à cette même période l’année dernière. Soit 38 millions de personnes supplémentaires, pour donner davantage d’aperçu à ce résultat.

Intensification du temps de jeu

Mais les gens ne sont pas seulement plus nombreux à s’essayer aux jeux vidéo en France, ils y jouent aussi plus longtemps. C’est le cas des enfants notamment, crédités d’au moins sept heures de jeu en moyenne chaque semaine ; quand leurs pairs de la Chine voient leur temps de jeu hebdomadaire réduit à deux petites heures depuis quelques semaines par le gouvernement.

Veinards, les jeunes Français peuvent même s’offrir le loisir de jouer avec leurs parents, comme l’indiquent 77% des adultes interrogés. Cet aspect de l’usage des jeux vidéo est en hausse de 11 points par rapport à la précédente étude. Et pour cause, au-delà de son caractère ludique, la console est désormais perçue par 61% des adeptes comme un outil susceptible d’aider au maintien des liens entre différentes couches de la société.

Pénuries

Reste qu’il faudra se montrer plus entreprenant que par le passé pour pouvoir s’en offrir ou en offrir à Noël. Celles nouvellement lancées, dont la PS5 de Sony, font l’objet d’une pénurie exceptionnelle sur le marché au plan mondial. La raison tient aux soucis d’approvisionnement des composants électroniques par les firmes éditrices à cause de la crise du Covid. Et la situation est partie pour durer jusqu’en 2022.

France : un pas supplémentaire contre la précarité énergétique

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Électricité de France (EDF) devrait cesser au-delà de la trêve hivernale en cours, de priver les consommateurs d’énergie électrique même en cas d’impayés. Elle opte désormais pour un accès minimal au précieux jus en lieu et place d’une coupure totale par ailleurs réprouvée par le médiateur national.

Et la lumière fut ! Les consommateurs français en incapacité de solder leurs factures d’électricité devraient continuer à bénéficier de l’énergie électrique au-delà du terme de la trêve hivernale prévu en mars 2022. C’est ce qu’a indiqué EDF, vendredi 12 novembre via un communiqué, s’appuyant sur une recommandation du médiateur national de l’énergie électrique deux jours plus tôt. Selon la structure d’Olivier Challan Belval, l’électricité autant que l’eau ou le logement est un minimum vital auquel chaque Français devrait avoir droit nonobstant son compte en banque ou son rang social. Car, ajoute-t-elle, tant de choses dont le chauffage, le téléphone, l’internet entre autres, dépendent du précieux jus électrique.

Afin d’éviter donc que les consommateurs se retrouvent dans une situation de précarité, le médiateur opte pour un droit d’accès minimal à l’électricité. C’est-à-dire l’instauration d’une puissance minimum en dessous de laquelle chaque ménage devrait continuer d’être éclairé, même en cas d’impayés. La barre a été fixée en l’occurrence à 1kVA par EDF, soit 1000 watts.

Le minimum vital

C’est 2kVA de moins que la puissance d’électricité instaurée par la trêve hivernale. Mais elle devrait permettre à bien des ménages dans le dénuement d’assurer certains besoins avec l’énergie électrique, comme recharger son téléphone, éclairer sa demeure et même utiliser un réfrigérateur, croit savoir le site d’informations 20 minutes. Il faudra en revanche aller se régulariser pour pouvoir utiliser son lave-linge par exemple.

À ce propos, une certaine inquiétude peut poindre quant à la réticence de certains Français bénéficiant du minimum en matière d’énergie électrique, à solder leurs factures auprès d’EDF. Mais la Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés assure, au regard de ses constatations auprès de Plüm énergie, que ce seuil minimal est au contraire un levier d’incitation à se régulariser pour les mauvais payeurs.

300 000 ménages sauvés

La mesure d’EDF que la Fondation Abbé-Pierre appelle les autres fournisseurs de l’énergie électrique en France à suivre devrait sauver près de 300 000 ménages du noir chaque année. Dans un contexte de hausse globale des cours de l’énergie, nombre de Français incapables de payer se retrouvent privés totalement d’électricité. Une aberration dans la France des Lumières, estime le médiateur national.

Bientôt du café high-tech ?

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Une équipe de scientifiques travaille actuellement en Finlande sur la production de café fondé sur l’agriculture cellulaire. Cette trouvaille inspirée de la viande in vitro pourrait-elle constituer vraiment une alternative à la culture conventionnelle du café ?

L’on assiste peut-être à un tournant historique dans la production agricole avec ce qui se déroule depuis peu à l’institut finlandais de recherche technique VTT. Sous la direction du docteur Heiko Rischer, des scientifiques s’emploient à une manœuvre à la fois révolutionnaire et intrigante : la production de café depuis le laboratoire. Eh oui, ce n’est pas une lubie, mais une réelle possibilité actuellement expérimentée par des chercheurs.

L’idée est de mettre sur pied un café de culture de labo au goût tout à fait semblable au café conventionnel qui remplit de nombreuses tasses à travers le monde quotidiennement. Ce qui en fait l’une des boissons les plus consommées de la planète.

Coûts environnementaux

Cette ultraconsommation fait naturellement appel à une production à grande échelle, puisqu’il faut bien satisfaire la demande. Les plantations sont ainsi sollicitées de plus en plus, avec tous les dégâts environnementaux inhérents à une telle culture intensive, dont l’explosion des émissions de gaz à effet de serre. Sans compter l’usage abusif de l’eau, ressource tout à fait tarissable.

Autant de coûts nécessaires à la culture classique du café dont la production mondiale annuelle avoisine les 10 millions de tonnes de grains en moyenne, que scientifiques finlandais se proposent d’éradiquer.

Pour y parvenir, l’équipe de Heiko Rischer s’est inspirée des procédés semblables à ceux utilisés dans la création de la viande de culture disponible sur le marché singapourien depuis l’année dernière, une première mondiale. Tout se déroule dans un bioréacteur que les chercheurs ont mis à contribution avec des cellules obtenues des plantes de café.

Scepticisme

Les promesses de ce café high-tech ainsi déclinées, reste à en évaluer les chances dans le cadre d’une hypothétique commercialisation à grande échelle, dans quatre ans au minimum, selon les avis les plus optimistes. Il ressort des premières constatations notamment que le café in vitro en cours de création en Finlande est moins concentré en arômes que celui classique, selon Heikki Aisala, une des personnes dédiées au test du goût de cette nouvelle boisson, cité par l’AFP. La faute sans doute à un processus de torréfaction différent, à en croire Heiko Rischer.

Cela pourrait être affiné dans l’avenir. Mais il n’est pas certain que ce nouveau café séduise. À preuve, les vertus supposées et les dangers allégués à la viande de laboratoire continuent de susciter des interrogations.

États-Unis : bienvenue au minage du bitcoin

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Le pays de l’Oncle Sam est devenu en un temps record la destination favorite des émissions de la plus célèbre des cryptomonnaies, au détriment d’une Chine de plus en plus répressive contre les devises numériques décentralisées.

C’est ce qu’on appelle un véritable bond en avant. La Chine restée pendant plusieurs années le pays par excellence du minage du bitcoin se fait désormais distancer – et de très loin – par son concurrent états-unien. C’est en tout cas ce qu’indique la récente étude de l’Université de Cambridge consacrée au sujet. Dévoilé le 13 octobre, le rapport estime à 35,4% la part des États-Unis dans l’industrie mondiale du minage du bitcoin, soit le plus fort taux attribué à une nation.

Pour comprendre la percée américaine dans cette industrie, il faut mettre en perspective ses chiffres avec ceux de la Chine. Autrefois leader mondial dans le domaine avec un taux de 75% en 2019, l’Empire du Milieu est désormais au plus bas avec 0%, selon l’Université de Cambridge. Officiellement donc, il n’y aurait plus aucune activité de minage sur le territoire chinois, à en croire ces données. Une assertion difficilement croyable étant donné que le mode de calcul adopté par les chercheurs tient compte des adresses IP des ordinateurs dédiés au minage dont la vraie localisation peut être facilement masquée grâce à un réseau VPN.

Pression chinoise

Reste que l’influence chinoise dans le minage des bitcoins a bien régressé ces derniers temps. Puisque 40% des activités mondiales de minage s’y déroulaient encore au mois de juillet. Mais depuis, la donne a rapidement changé. Lasses du caractère à la fois énergivore et destructeur pour l’environnement du processus de minage de la plus vieille des cryptodevises, les autorités du pays ont sorti l’arme répressive, faisant fuir les acteurs vers d’autres destinations plus enclines à les accueillir.

Au nombre de ces nouveaux eldorados figurent notamment les pays de l’Amérique du Nord et ceux de l’Asie centrale, dont le Kazakhstan, voisin deuxième derrière les États-Unis avec 18%. La Russie ferme le trio de tête forte des 11% d’activités de minage localisées sur son territoire. Dans tous ces pays, l’attraction est la même pour mineurs : de la ressource énergétique bon marché et une certaine permissivité de la législation locale vis-à-vis des devises virtuelles en général. En tout cas à l’opposé du contexte de chasse aux cryptomonnaies désormais ouverte en Chine qui souhaite par ailleurs faire de la place au e-yuan, sa propre monnaie numérique.

Cybersécurité : déjà plus d’attaques par ransomware que sur tout 2020

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Selon un nouveau rapport de SonicWall, le nombre d’attaques par ransomware enregistré au premier semestre 2021 est déjà plus important que celui de toute l’année dernière. Il s’élève à 304,7 millions contre 304,6 millions au total en 2020. Des données qui montrent que les cybercriminels adaptent leurs tactiques pour obtenir de l’argent. D’où le besoin pour les entreprises de mettre en place un véritable plan de transformation afin de renforcer leurs défenses informatiques.

Un pic en juin

Dans sa dernière mise à jour sur les cybermenaces, le groupe SonicWal révèle que le volume des attaques par ransomware a explosé au premier semestre 2021. En six mois, il a déjà atteint 304,7 millions de tentatives, contre 304,6 millions pour toute l’année 2020. Sur le semestre, la hausse s’élève à 151% ! Le mois de juin comptabilise le plus grand nombre d’attaques, avec un pic de 78,4 millions de manœuvres malveillantes. Quant aux types de rançongiciels les plus actifs, Ryuk, Cerber et SamSam viennent en tête. Ils représentaient 64% de toutes les tentatives d’attaques de ransomware du semestre. À lui seul, Ryuk a opéré 93,9 millions d’assauts, soit le triple du nombre enregistré au cours des six premiers mois de 2020.

Les gouvernements et les professionnels ciblés comme les particuliers

Au niveau de la géographie, les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec une augmentation de 185% sur un an. La Floride est de très loin l’État le plus ciblé (111,1 millions de victimes), suivi par New York (26,4 millions) et l’Idaho (20,5 millions). Le volume de ransomware a aussi atteint des records en Allemagne (une hausse de 150,4%), en Inde (147,2%) et au Royaume-Uni (144 %). On note en outre une augmentation des tentatives dans des pays comme l’Afrique du Sud et le Brésil. Dans tous ces Etats, les pirates ne s’en prennent pas seulement aux particuliers. Ils s’attaquent aussi, et de plus en plus, aux gouvernements (917%), au secteur de l’éducation (615%), à celui de la santé (594%) ainsi qu’aux retailers (264%). La cybersécurité industrielle est une priorité en forte croissance pour les entreprises.

L’Europe et l’Asie touchées de toutes parts

En plus des attaques par ransomware, SonicWal note une forte hausse des incidences sur l’IoT (l’Internet des objets), de 59 % à l’échelle mondiale depuis le début de l’année. A ce niveau, les Etats Unis sont relativement épargnés (augmentation de seulement 15 % des logiciels malveillants IoT). Par contre l’Asie et l’Europe subissent de plein fouet les attaques des cybercriminels avec respectivement une hausse de 190 % et 113 % des attaques par rapport au premier semestre 2020. Les deux continents n’échappent pas, non plus, aux tentatives de cryptojacking (« minage de cryptomonnaie malveillant »). Le nombre d’assauts a cru de 118% pour l’un et de 248% pour l’autre, sur les 51,1 millions de tentatives.

Hub One, une référence de la cybersécurité en France

« Ces données montrent que les cybercriminels adaptent inlassablement leurs tactiques et adoptent le ransomware pour obtenir de l’argent », analyse Bill Conner, PDG de SonicWall. Ces délinquants du Net ont surtout appris à tirer profit du travail à distance. SonicWal appelle donc les entreprises à adapter leur stratégie de cybersécurité aux nouvelles menaces. Elles doivent impérativement mettre en place un véritable plan de transformation afin de renforcer leurs défenses informatiques. En cela, ces organisations doivent se faire accompagner par des spécialistes de la cybersécurité et de la sécurité informatique.

En France, l’une des références s’appelle Hub One, opérateur de technologies digitales pour les entreprises. Ses experts réalisent un audit du système d’information des organisations pour évaluer le niveau de sécurité et proposer un plan adapté pour passer au palier supérieur. Ils sensibilisent aussi les collaborateurs aux risques informatiques à travers des formations et des cyber-entraînements.

Si les attaques informatiques ont explosé en 2020 en raison de la généralisation du télétravail due à la crise sanitaire, elles devraient continuer de prendre de l’ampleur en 2021. Déjà à mi-parcours, le nombre de tentatives par ransomware est plus important que toute l’année dernière. Il faudrait donc que les professionnels investissent davantage dans la cybersécurité. Sans quoi, ils exposent considérablement leurs activités.

Frénésie sur les marchés britanniques

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Certains produits de grande consommation sont particulièrement prisés outre-Manche en cette période de veille des fêtes de fin d’année. En cause, une pénurie sans précédente de la main d’œuvre chez les industriels due entre autres à une réglementation post-Brexit plutôt drastique.

C’est la course à la dinde au Royaume-Uni actuellement. Très présente dans les repas de Noel notamment, la précieuse volaille est devenue rare sur le marché britannique en raison d’un manque d’approvisionnement des industriels locaux. Ces derniers sont en effet pénalisés par une perte massive de leur main-d’œuvre dans la foulée de la pandémie du Covid-19 consécutive à l’entrée en vigueur du Brexit. Des milliers de travailleurs européens sont ainsi partis du territoire britannique sans y revenir ces derniers mois par crainte de tomber sur le coup des nouvelles réglementations de travail sur place.

Conséquence, des pans entiers de l’économie nationale sont au ralenti, causant une hausse des prix. Le secteur de la dinde devrait ainsi approvisionner le pays moins que d’habitude dans un peu plus de deux mois lors de la période des fêtes de d’année. Un manque de volaille estimée à un million que les acteurs tentent de combler en sollicitant le marché européen. En attendant, les quelques rares enseignes de grande distribution qui en proposent sont prises d’assaut. À l’image de l’Allemand Aldi qui estime en écouler jusqu’à 1 500 par jour en ce moment, dans les colonnes du Guardian.

État sous-pression

Les rayons pâtisserie et ceux consacrés aux jouets de fin d’année sont également très fréquentés. Signe d’une situation de panique généralisée quant à la disponibilité de certains produits très demandés dans la période festive à venir. Au grand dam des autorités plus que jamais sous la pression de l’opinion publique nationale. À tel point que le Premier ministre Boris Johnson s’est récemment résolu à accorder quelques dix mille visas de travail temporaires aux camionneurs étrangers, en première ligne de la pénurie qui étreint le pays.

Ce geste de grande portée pour un gouvernement ayant ardemment milité pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne a toutefois été jugée insuffisante par les acteurs économiques en souffrance dans le pays. Las d’attendre de nouvelles forces de travail, ces derniers ont dû procéder à des augmentations salariales substantielles décrites comme une des plus hausses en 24 ans d’histoire sur le marché du travail britannique par une étude de la Banque d’Angleterre citée par l’agence Reuters.

Combat électrique entre Lucid Motors et Tesla

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La start-up californienne de l’industrie automobile annonce avoir développé un véhicule électrique capable de rouler sur une distance de 838 kilomètres avant rechargement. Des chiffres loin de ceux attribués au meilleur modèle de la firme d’Elon Musk, principal acteur de ce marché à conquérir.

Sur le marché de l’automobile électrique, il y a désormais Lucid Motors et les autres. L’entreprise autrefois dénommée Atieva vient de faire une entrée fracassante dans le secteur des voitures dont le fonctionnement fait le pari de rompre avec l’essence ou le diesel, via son modèle Air Dream Edition. Le véhicule très haut de gamme en précommande depuis plusieurs mois, est capable de rouler sur 838 kilomètres une fois chargé à plein, selon des informations de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) dévoilées jeudi 16 septembre. Cette autonomie fluctuante selon la dimension des pneus descend toutefois à 774 kilomètres dans certains cas.

Quoi qu’il en soit, la Air Dream Edition de la Lucid Motors fait mieux que Tesla dont la meilleure construction en termes d’autonomie, la Model S Long Range, roule au maximum sur 651 kilomètres avant une nouvelle recharge.

Grandes promesses

À travers ce véhicule à 161 500 dollars subvention comprise, Lucid Motors s’adjuge donc un record dont Tesla s’est jusqu’ici gaussé. Dans un marché de l’automobile électrique dont les technologies sont encore à leurs balbutiements, l’entreprise du fantasque milliardaire Elon Musk, a longtemps fait la pluie et le beau grâce à sa large gamme de modèles dépassant les 500 kilomètres de distance par recharge.

Ce temps semble révolu à l’aune de ce premier modèle de Lucid Motors qui se révèle être un coup de maître. Il constitue également une consécration pour ce constructeur automobile qui malgré son jeune âge – né en 2007 – n’a guère peur des défis du marché de l’automobile électrique. Et ces défis sont en l’occurrence plutôt nombreux, entre la question des logiciels et celles des batteries.

Demande croissante

D’où les timides prouesses jusque-là réalisées par les différents acteurs dont le maître incontesté reste Tesla avec les deux tiers des véhicules électriques vendus aux États-Unis, selon le New York Times. Ce règne devrait toutefois s’éroder au fil des ans avec l’entrée de nouveaux acteurs tels que Fisker et Lucid Motors entre autres, sur ce marché à forte demande en raison des vertus prêtées aux voitures électriques pour l’environnement. Lucid Motors peut en tout cas compter sur son patron Peter Rawlinson qui n’est autre que l’ancien ingénieur de… Tesla.

Carrefour dit adieu aux consigneurs pour caddies

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Le géant de la grande distribution va mettre fin au système par excellence de sécurisation des caddies dans ses supermarchés. La réponse aux multiples doléances d’une clientèle lassée par ce dispositif vieux de plusieurs décennies.

Les usagers des magasins Carrefour ne seront plus obligés de disposer de pièces de monnaie dans la poche avant de pouvoir faire leurs courses. La firme de grande distribution a annoncé la fin prochaine du système de jeton pour caddie dans ses enseignes suite à des demandes persistantes de la part des clients.

Dans un contexte de restriction des contacts physiques dû à la pandémie du Coronavirus, ce dispositif consistant à faire consigner une pièce de monnaie avant de recourir à un chariot dans les supermarchés était devenu obsolète ces derniers mois. Sans compter les contraintes qu’il pouvait causer pour les usagers ne disposant pas de jeton en termes de gestion du temps entre autres.

Un processus bien entamé

C’est pour toutes ces raisons que Carrefour a entamé il y a plusieurs mois déjà, la suppression de ce système dans la plupart de ses magasins. Sur plus de 200 enseignes détenues en France par l’entreprise, les consigneurs pour chariot seraient actuellement présents dans une trentaine tout au plus. Au grand bonheur des clients qui n’en pouvaient plus de ce système efficace contre l’abandon des chariots de magasin sur les parkings, et dans une certaine mesure aussi contre les vols de caddie devenus récurrents dans les supermarchés. Puisque de nombreux tutoriels sont disponibles sur internet concernant la façon de subtiliser un caddie sans pièces de monnaie.

…pour quelle alternative ?

Quoi qu’il en soit, l’efficacité relative des consigneurs questionne la décision de Carrefour de se passer de cet outil. L’enseigne indique à cet effet qu’elle réfléchit à mettre en place un système de sécurité connectée destiné à empêcher les chariots de franchir un certain périmètre autour de ses magasins. À ce système dont l’investissement n’est pas négligeable, l’entreprise prévoit d’ajouter certains de ses effectifs à la surveillance régulière des caddies. Reste à savoir si cela sera suffisant pour prévenir les nombreux vols de ces chariots dont le prix unitaire peut monter jusqu’à 130 euros.

En attendant, les jetons pour caddie vont définitivement disparaître des magasins Carrefour, et peut-être même d’autres enseignes à travers la France et au-delà. Car si ce dispositif anti-vol reste une idée française, il a depuis traversé les frontières hexagonales.

France : bientôt plus de transparence sur la provenance des viandes servies dans la restauration

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Le ministre de l’Agriculture a annoncé mercredi son intention de rendre obligatoire l’inscription de l’origine des viandes servies dans les restaurants français. Objectif : mettre fin aux mentions trompeuses et stimuler le consommer-local chez les consommateurs.

Il devrait être prochainement possible de déterminer avec précision de quelle destination provient la viande servie au repas dans la restauration collective et commerciale grâce à la volonté des autorités étatiques, en l’occurrence le ministre de l’Agriculture. Ce dernier a en effet décidé mercredi de rendre cela obligatoire sur toute l’étendue du territoire national après avoir obtenu le quitus de Bruxelles sur ce sujet de l’étiquetage qui embarque plusieurs enjeux.

À en croire Julien Denormandie, cette réglementation dont il espère l’entrée en vigueur dès que possible, devrait permettre de lever quelques équivoques caractéristiques du secteur de la restauration française.

Porte ouverte aux manquements

Même si certains le font épisodiquement, aucune loi n’oblige actuellement les restaurateurs à mentionner l’origine des viandes présentes dans leur plat, à l’exception de celle bovine dont l’étiquetage a été rendu obligatoire à la faveur de la crise de la vache folle. Un tel vide juridique peut s’avérer préjudiciable à bien des égards. D’autant que l’existence d’une réglementation à ce propos dans les grandes et moyennes surfaces ainsi que dans les boucheries n’empêche pas les dérives, comme le montrent régulièrement les contrôles de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Le dernier révélé fin août 2020 a notamment fait état de plusieurs anomalies qui ont entre autres noms : mention trompeuse de l’origine des viandes, traçabilité douteuse, tromperie sur la qualité.

Enjeux de souveraineté

Dans ces conditions, c’est le public pourtant de plus en plus en quête de transparence sur les produits de consommation, qui en paie le prix. Et cela n’est pas seulement financier. Les scandales sanitaires sont très vite arrivés sachant l’importance de l’étiquetage alimentaire.

La filière industrielle locale de la viande se voit également léser par cette situation. Les chiffres indiquent à cet effet qu’au moins la moitié du volume de la viande consommée actuellement dans les restaurants tricolores vient de l’étranger. Au grand dam du ministre de l’Agriculture qui met en avant la qualité de la viande provenant de l’industrie française. Il insiste notamment sur la promotion du consommer-local dans les cantines scolaires et autres types de restaurants collectifs, comme recommandé par la nouvelle loi Climat. Le made in France ne s’en porterait que mieux.

France : le pass sanitaire ne fait pas les affaires des magasins

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Le précieux sésame déjà très critiqué au sein de la population s’est trouvé un nouvel ennemi : les acteurs de la grande distribution. Parmi eux, Michel-Edouard Leclerc, patron des supermarchés éponymes, qui estime que la mesure nuit au commerce.

La reprise économique tant souhaitée par le gouvernement français pourrait bien se heurter au pass sanitaire défendu par le même exécutif. C’est ce que redoutent les acteurs de la grande distribution à l’aune de l’évaluation des premières incidences de cette mesure applicable notamment dans les enseignes de plus de 20 000 mètres carrés, sur leurs activités. Et c’est peu dire que les chiffres ne sont pas bons. Du moins à en croire une figure majeure du secteur, Michel-Edouard Leclerc.

Au micro de BFTV vendredi, l’homme d’affaires et patron des supermarchés Leclerc a fait état d’une baisse notable des fréquentations dans 12 de ses magasins concernés. Cela équivaut à une chute du chiffre d’affaires de 25%, selon ses propos. Le dirigeant sexagénaire laisse par ailleurs entendre que les données auraient pu être pires si l’exigence de brandir le pass sanitaire concernait également ses 600 enseignes de modeste taille.

Imbroglio général

Au-delà du portefeuille, c’est le fonctionnement même des magasins qui se trouve paralysé, à en croire Michel-Edouard Leclerc. Car, fait-il remarquer, nombre d’employés ne disposant pas du précieux certificat ont été entravés dans leur travail. Il évoque pour ce qui concerne Leclerc, une diminution d’accès de l’ordre de 30 à 40%.

Du côté des clients contraints de reporter leurs courses pour défaut de pass sanitaire, la désolation se mêle bien souvent à la confusion. Une situation due selon le patron de Leclerc, au manque de coordination dans l’instauration de la mesure par les pouvoirs publics. Les préfets décident en effet dans chaque département selon la situation sanitaire en vigueur et cette dernière est en constante évolution. On assiste de fait à différentes mesures sur le territoire national selon l’appréciation des autorités préfectorales.

Uniformiser ou bannir

Une telle disparité n’est pas favorable à tous, fait remarquer Michel-Edouard Leclerc. Il plaide par conséquent pour que le pass sanitaire soit exigé partout ou nulle part sur le territoire. Les acteurs de la grande distribution prévoient de rencontrer le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire à cet effet, le 30 août prochain. Difficile cependant de prévoir si l’issue de cette réunion. Car si le patron de Bercy a récemment admis que le pass sanitaire pouvait être pénalisant pour certains grands centres commerciaux, le Covid l’est encore plus à ses yeux.

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