Amérique : une santé économique qui se porte bien

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Alors que la président Donald Trump continue sa guerre en solitaire contre le reste du monde, il est inévitable de voir que la croissance américaine est au beau fixe. En effet, stimulée par la consommation, l’expansion a atteint 4,1% au deuxième trimestre 2018. 

Une croissance digne d’un pays émergent

Pour l’Amérique, rien ne serait différent si elle était encore un pays émergent. En effet, sa forte expansion est digne d’un de ces pays en plein développement. L’économie américaine a progressé de 4,1 % au second trimestre 2018. Cette hausse est la plus forte enregistrée depuis 2014.

Elle correspond au double enregistré lors du premier semestre de l’année 2018. Par ailleurs, le produit intérieur brut des États-Unis a dépassé, pour la première fois de son histoire, la barre symbolique des 20.000 milliards de dollars. »

L’Amérique est respectée

« Nous faisons envie au reste du monde. L’Amérique est respectée ! Nous avons réalisé un retournement économique d’une ampleur historique , qui permettra au pays d’être sur la bonne voie pour arriver au plus fort taux de croissance annuel en treize ans », avait déclaré le président Donald Trump, insistant encore une fois sur la puissance de son pays.

L’économie américaine a été tirée par la consommation privée, qui a bondi de 4% (contre 0,5% au trimestre précédent), son meilleur score depuis la fin 2014. « Stimulée par les baisses d’impôts, le taux marginal de la plus haute tranche est passé par exemple de 39,6 à 37%, la consommation contribue ainsi à hauteur de 2,7 points au PIB, représentant les deux tiers de l’accroissement », explique Gérard Blandin, journaliste pour le site spécialisé Le Revenu.

« La croissance pourrait ralentir globalement au second semestre 2018 en raison de l’incertitude commerciale (qui pourrait réduire les dépenses d’investissement et l’embauche) et des effets du resserrement de la politique monétaire« , prévoit James Knightley, économiste en chef international chez ING. « Nous pensons toujours que l’économie pourrait progresser de 3% en 2018 ». 

« La croissance potentielle du PIB peut être définie simplement comme la somme de la productivité et de l’emploi. Comme le taux de chômage se situe actuellement à un niveau historiquement bas de 4%, les acteurs du marché craignent qu’en l’absence d’une productivité plus rapide l’économie ralentisse. Heureusement, il existe des éléments tangibles que la productivité va vers le rebond. Dans le même temps, les gains d’emplois sous-jacents semblent être stables. Si la Fed n’est pas trop agressive, il y a de fortes chances que le PIB réel continue de croître à un rythme d’environ 3% pendant un bon moment », explique de son côté Joseph Lavorgna, chef économiste pour les Amériques de Natixis

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