Les Français accourent vers les terrasses

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Depuis le déconfinement il y a deux semaines, la plupart des restaurants disposant de terrasse grouillent de monde. Mais cela reste insuffisant pour permettre aux restaurateurs de rentabiliser leurs activités.

Depuis le 19 mai et la levée progressive des restrictions sanitaires, les acteurs de la restauration ont retrouvé le sourire en France. Surtout ceux dont les restaurants et autres bars peuvent profiter des terrasses aménagées avec l’autorisation des autorités municipales. Le public lassé par les mois de confinement ne souhaite plus se priver pour longtemps de ce moment de plaisir attablé. De fait, la clientèle est au rendez-vous et les activités tournent relativement bien pour la plupart des restaurants. Même les caprices de la météo ne semblent guère décourager les gens, de l’aveu même des propriétaires de bars. Comme à Montpellier où un gérant de café interrogé par Le Figaro témoigne d’un réel engouement les premiers jours de la réouverture.

Afin d’anticiper sur le couvre-feu toujours en vigueur sur toute l’étendue du territoire à partir de 21h, les clients privilégient deux créneaux horaires pour les restaurants. Il s’agit notamment de la période de midi et de la tranche située entre 18 et 20h45, selon les restaurateurs.

Engouement relatif

La fréquentation assez fluctuante selon les jours reste tout de même globalement plus importante que celle enregistrée l’année dernière au sortir du premier confinement. Mais les restaurateurs n’en profitent pas (encore ?) comme ils l’auraient souhaité. En cause, le maintien d’une jauge de 50% pour les terrasses sur lequel les autorités sont pour le moins très regardant. À Lyon, plusieurs cafés et bars tombés sous le coup de cette réglementation ont ainsi été fermés. Cette épée de Damoclès au-dessus de la tête des restaurants jusqu’au 9 juin, date de l’admission à 100% de la capacité dans les terrasses, fait donc relativiser l’engouement autour des fréquentations. Beaucoup estiment que les chiffres actuels sont encore bien loin de ceux enregistrés il y a deux ans, soit avant le début de la pandémie du Covid.

De fait, les chiffres d’affaires s’en ressentent. Pour de nombreux acteurs, la rentabilité en prendrait un coup, n’eût été le fonds de solidarité toujours en place. Mais cela ne durera pas éternellement. L’État a en effet annoncé la réduction progressive à compter de ce mois, de cette aide mise en place pour amoindrir les conséquences de la crise sur les entreprises, à mesure que les restrictions sanitaires seraient levées.

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