Avec Lixo, l’intelligence artificielle fouille les poubelles

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Photo de rivage sur Unsplash

Lixo, une startup française, a développé une intelligence artificielle capable de repérer les anomalies dans les poubelles dédiées au tri sélectif. Cette technologie permet de faire gagner du temps aux entreprises de collecte et de réduire les budgets des collectivités.

Pour faciliter la gestion des déchets et aider à leur valorisation, la startup Lixo a conçu une intelligence artificielle capable de repérer les anomalies dans les poubelles dédiées au tri sélectif. La technologie permet de gagner du temps et de réduire les coûts pour les collectivités.

Le capteur de Lixo prend des photos en rafale

La technologie de Lixo prend la forme d’un boîtier intégrant des caméras miniaturisées. Ce capteur est fixé au-dessus de la trémie (réservoir) du camion-benne. Il prend des photos en rafale lors du déversement des poubelles. Ces photos sont ensuite transmises en temps réel à un mini-ordinateur installé dans l’habitacle, au pied de la cabine du chauffeur. Le micro-ordinateur se charge à son tour de repérer instantanément les mauvais déchets grâce à un algorithme de reconnaissance.

Il a un degré de précision de l’ordre de 95 %

Selon la fondatrice de Lixo, Marjorie Darcet, l’intelligence artificielle parvient à reconnaître divers déchets, notamment des bouteilles d’eau, des végétaux, des cartons et des sacs noirs, avec des degrés de précision de l’ordre de 95 %. Elle serait même capable de détecter des objets plus rares, comme des bonbonnes de gaz dangereux pour le personnel. Un autre point fort du système, c’est qu’il s’adapte aux températures très basses de l’hiver et celles très hautes de l’été. Aussi, il supporterait le nettoyage à haute pression dans les camionss.

Plusieurs collectivités ont adopté l’IA de Lixo

Grâce à la détection des anomalies, Lixo réduit les dépenses des collectivités. Car un déchet jeté dans la mauvaise poubelle coûte deux à trois fois plus cher aux autorités. Plusieurs collectivités ont déjà adopté le dispositif, dont la Métropole européenne de Lille (MEL). Celle-ci a intégré l’intelligence artificielle dans 11 de ses 60 camions de ramassage. Grâce à cette technologie, elle parvient à réduire drastiquement les erreurs de tri ainsi que son budget.

Pas question de repérer les foyers à l’origine des anomalies

Grâce à l’IA de Lixo, on peut aussi associer des images à l’étiquette RFID des poubelles pour identifier les foyers à l’origine des anomalies. Mais les autorités préfèrent ne pas utiliser le système à cet effet. Selon le vice-président en charge de la gestion des déchets de la MEL, Régis Cauche, il s’agit de faire de la pédagogie et non du name and shame ou de la répression. Ainsi, les données récoltées par l’IA lors des collectes restent anonymes.

La médiation et la sensibilisation, plutôt que la répression

Les collectivités préfèrent cibler les quartiers où il y a trop d’anomalies. C’est plus acceptable. Une fois un quartier problématique identifié, des ambassadeurs du tri y sont envoyés pour des actions de médiation et de sensibilisation. Les autorités n’appliquent pas de sanctions sur les zones fautives. En revanche, elles envisagent des peines pour les professionnels comme les restaurants et les pizzerias.

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