Airbus : les livraisons ont chuté de moitié au premier semestre

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Le fuselage d'un Airbus A300-600ST (Super Transporter) ou Beluga.

 

Airbus a livré 196 avions sur les six premiers mois de l’année 2020, soit moitié moins qu’au premier semestre 2019, en raison de la pandémie du coronavirus et de son impact sur le secteur aérien. C’est ce qu’a indiqué mercredi, l’avionneur européen qui fait face à des manifestations contre son plan de suppressions d’emplois.

Un plus bas niveau depuis 16 ans

La pandémie de coronavirus continue d’affecter lourdement Airbus. Selon des résultats annoncés mercredi, l’avionneur européen n’a livré que 196 avions au premier semestre 2020, soit une chute de 49% par rapport au premier trimestre 2019 (389 appareils livrés), un plus bas niveau depuis 16 ans selon Reuters. Les 196 livraisons comptent principalement des avions de la famille A320 (157 appareils) et A350 (23 unités). Ce nombre limité de livraisons d’Airbus au premier trimestre est dû à la fermeture des frontières qui empêchent les clients de venir prendre possession de leur appareil et aux demandes de reports de livraison de la part de compagnies financièrement exsangues.

Entre le mois de mai et juin, les livraisons d’Airbus ont toutefois progressé de 50 % avec 36 appareils expédiés, soit le plus haut niveau depuis que la crise du Covid-19 a frappé l’Europe. Quant au carnet de commandes d’Airbus, il comprenait au 30 juin 7.584 appareils, dont 6.168 de la famille de monocouloirs A320 (A319, A320 et A321).

Dans l’aéronautique, les livraisons sont un indicateur fiable de la rentabilité, principalement parce que les clients paient la majeure partie de la facture au moment où ils prennent possession des avions. Mais le coronavirus met à mal cet indicateur. Les spécialistes du secteur s’accordent à dire que le niveau de trafic aérien de 2019 ne devrait pas être retrouvé avant 2023.

Une suppression de 15.000 postes annoncée

Pour faire face à la crise, Airbus, qui a baissé ses cadences de production de 40% par rapport à leur niveau prévu avant-crise, a annoncé le 30 juin qu’il va supprimer 15.000 postes dans le monde, dont 5.000 en France. En réaction à cette décision, plusieurs milliers de salariés ont manifesté mercredi au siège du groupe dans la périphérie de Toulouse contre ces suppressions à venir. Ils craignent des « licenciements secs » qui seraient une première dans l’histoire de l’avionneur.

Si l’horizon semble s’obscurcir pour Airbus, l’avionneur a neanmoins des raisons d’espérer en des lendemains meilleurs. Il devrait notamment bénéficier d’un plan de relance de l’aéronautique de la parr du gouvernement français et de l’Union européenne.

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