Construction ferroviaire : Alstom France recrute grâce aux nouvelles commandes

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Un train Ouigo d'Alstom produit pour la SNCF

 

Le constructeur ferroviaire Alstom France recrutera entre 800 à 900 personnes en 2019 dans l’Hexagone pour pouvoir honorer un carnet de commandes bien rempli et compenser les départs à la retraite.

La crise semble de plus en plus loin

Alors que la concurrence s’intensifie dans ce secteur, Alstom France annonce qu’il embauchera de 800 à 900 personnes en 2019 sur ses sites français. La moitié de ce personnel répondra à « l’accroissement de l’activité », et l’autre servira à compenser les départs à la retraite. Les effectifs d’Alstom France atteignent 9 500 salariés dont 4 500 ingénieurs. « Nous sommes sur une dynamique plutôt positive », se réjouit Jean-Baptise Eméyoud, son directeur général, dont le sourire contraste avec la complainte chez Alstom France, il y a deux ou trois ans.

Si le dirigeant d’Alstom est heureux c’est parce que le constructeur ferroviaire enregistre une pluie de commandes ces dernières années dans tous les secteurs (TGV, TER, urbain etc.). Le boom des commandes va profiter aux treize sites spécialisés que le constructeur compte dans l’Hexagone. Citons Valenciennes (Nord) qui récupérera de 200 à 250 embauches, La Rochelle (Charente-Maritime), Ornans (Doubs), Tarbes (Hautes-Pyrénées) Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Villeurbanne (Rhône) ou encore Rouen (Seine-Maritime) qui recrutera 30 à 40 personnes. A Belfort (Territoire de Belfort), où les commandes TGV compensent les difficultés de l’activité locomotive, un bureau de recrutement a été ouvert à cet effet.

Alstom veut capitaliser sur son avance dans l’hydrogène

A Alstom France, on veut aussi rationnaliser le personnel. « La nouveauté c’est d’essayer de faire travailler les sites entre eux, c’est très difficile en termes de production, pas pour l’ingénierie », a révélé Jean-Baptiste Eyméoud qui faisait ce point à l’occasion des Rencontres nationales du transport public organisées à Nantes.

Il n’y a pas qu’en Europe que le constructeur connait un regain de commandes. A l’étranger aussi, les sites ont un carnet bien fourni, à l’image du métro d’Hanoi. « Et 80 % de l’ingénierie du groupe sont faits en France », quand la signalisation travaille à 70 % pour l’export, avec actuellement une offre pour San Francisco.

Pour botter en touche la concurrence, Alstom France veut maintenant capitaliser sur son avance dans l’hydrogène et les motorisations hybride. Mais pour l’instant, en France, les intentions de commandes de TER à hydrogène pour amorcer la pompe sont bloquées à une quinzaine de rames par quatre régions.

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