Revenu universel d’activité : des pistes de réflexions pour l’étendre aux jeunes de 18-24 ans

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Une jeune étudiante tenant des livres sous le bras

 

Le Revenu de solidarité active (RSA), une reforme lancée par  Emmanuel Macron, pourrait s’étendre aux 18-24 ans dès 2023. Cette mesure risque de coûter cher au gouvernement car elle signifierait plus d’aides sociales pour les plus jeunes.

Après les aides au logement et la prime d’activité, les 18-24 pourraient bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA). Selon les Echos, cette réforme, dont le projet de loi devrait être élaboré en 2020, sera applicable dans quatre ans, soit en 2023. Comme elle implique plus d’aides sociales pour les plus jeunes, elle risque de devenir très coûteuse. On estime aujourd’hui à 1,3 million, le nombre jeunes adultes qui pourraient prétendre au RSA, dont 800.000 étudiants. Pour amortir les 1,5 milliards d’euros que nécessitera cette réforme, Fabrice Lenglart, rapporteur général à la réforme du RUA, étudie plusieurs scénarios, dont 3 principaux.

Faire respecter l’obligation alimentaire parentale

Le premier scenario serait de faire respecter l’obligation alimentaire parentale. Les jeunes qui ont fini leurs études et n’habitent plus chez leurs parents (ne sont plus fiscalement liés à eux) forment une population d’1 million de personnes, dont 170.000 au chômage. Le rapport Lenglart préconise de faire respecter l’obligation alimentaire des parents envers les enfants majeurs. En cas de non-respect de cette obligation, ils pourraient être pénalisés sur leurs impôts. Le versement de l’allocation sociale unique (ASU) viendrait alors en complément de l’aide parentale versée chaque mois. Le gouvernement réalisera ainsi des économies. Petite précision : la pension alimentaire ne donnera pas aux parents le droit à une réduction d’impôt supérieure au revenu garanti par l’aide sociale

Si le compte n’y est toujours pas, l’Etat aura la possibilité de fixer une allocation moins élevée ou d’ouvrir des droits à partir de 21 ans et non 18 ans comme initialement prévu.

Un supplément étudiant

Le second scenario serait d’aider les jeunes étudiants (plus de 1,3 million de personnes, dont 240.000 boursiers) à s’insérer dans le milieu professionnel en leur accordant, un « supplément étudiant » à l’ASU. Cette aide prendrait en compte les bourses d’études et permettrait de « traiter avec équité » les apprentis, les parcours professionnalisant et le cumul emploi-études supérieures, sans effet de seuil. Par ailleurs, le montant diminuerait si, grâce à ses petits boulots, l’étudiant touche plus d’un tiers du SMIC.

Un supplément personne à charge

Dernier scénario, la création d’un « supplément personne à charge », assorti d’un dispositif d’aide à l’insertion. Celui-ci est destiné aux jeunes qui ne sont plus étudiants, mais résident toujours chez leurs parents. Ils sont 1,8 million dans cette situation dont 790.000 au chômage et sans enfant.

Salon du Bourget : Airbus continue d’enregistrer ses commandes d’avions commerciaux

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L'A380, l'avion vedette d'Airbus

 

Le salon aéronautique du Bourget 2019 bat son plein. Les plus gros constructeurs mondiaux continuent d’enregistrer des commandes, à l’image d’Airbus. Ce mercredi, l’avionneur européen annonce que American Airlines, la plus grande compagnie aérienne du monde, fera l’acquisition de 50 Airbus A321XLR, la nouvelle version longue portée de l’A321neo d’Airbus.

Ça sent les bonnes affaires chez Airbus, le fabricant européen d’avion. Il empile les commandes depuis lundi 17 juin, date d’ouverture de la 53e édition du salon du Bourget, véritable shopping de l’aéronautique.

Les commandes du mercredi 19 juin

American Airlines s’est engagé à effectuer l’acquisition de 50 Airbus A321XLR en convertissant 30 A321neo déjà commandés et en achetant 20 nouveaux appareils. Son compatriote Indigo Partners (Frontier, Wizz Air, Volaris et JetSMART) a quant à lui signé un protocole d’accord avec Airbus portant sur l’acquisition de 50 A321XLR, dont 32 exemplaires d’une nouvelle commande et 18 de conversion d’A320neo. Dans le même temps, la compagnie taïwanaise China Airlines a jeté son dévolu sur l’A321neo. Elle a signé un accord pour en acheter 25 (11 acquis directement auprès de l’avionneur et 14 en leasing). Airbus s’est également offert un  nouveau client pour sa famille A320neo. Il s’agit du loueur irlandais Accipiter Holdings, qui a commandé 20 appareils. Enfin notons l’engagement de Qantas pour l’Airbus A321XLR. La compagnie australienne a décidé d’en acheter 36 exemplaires, 26 étant issus de la conversion d’A320neo d’une précédente commande et dix faisant l’objet d’un nouveau contrat.

Les commandes de mardi 18 juin

Mardi, Airbus a noté dans son carnet 6 commandes sur ses avions commerciaux. La première vient de la compagnie irlandaise IAG qui réserve 14 A321XLR (8 appareils pour Iberia et 6 pour Aer Lingus). La seconde commande est celle d’Atlantic Airways, la compagnie porte drapeau des Îles Féroé. Elle signe un accord d’achat avec Airbus pour deux exemplaires de l’A320neo. Il y a ensuite l’américaine Delta Air Lines, qui prendra 5 A220-100 supplémentaires, et la low-cost philippine Cebu Pacific, signataire d’un protocole d’accord avec Airbus pour acquérir 16 A330-900, 10 A321XLR et 5 A320neo (contrat ferme), ainsi que 10 autres A321neo en option. Relevons en outre les réservations de Saudi Arabian Airlines sur 65 nouveaux monocouloirs Airbus de la famille A320neo, et d’AirAsia sur 253 A321neo.

Les commandes de lundi 17 juin

Au premier jour du salon, le constructeur européen a enregistré deux commandes. La première est celle du loueur canadien Air Lease, constituée de 100 A321XLR. La seconde, celle de la britannique Virgin Atlantic portant sur 14 A330-900.

Banque : Deutsche Bank veut réorganiser ses activités de courtage avec une « bad bank »

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Devant du siège de la Deutsche Bank

 

Deutsche Bank veut réorganiser ses activités de courtage en mettant en place une structure de défaisance, communément appelée « bad bank ». Cette structure conservera ou vendra des actifs pouvant valoir au total jusqu’à 50 milliards d’euros, après ajustement des risques,et surtout composés de dérivés à échéance longue, note le Financial Times.

Vers une possible fermeture de ses activités de trading aux Etats-Unis

Deutsche Bank veut réorganiser ses activités de courtage avec la mise en place d’une structure de défaisance, une « bad bank », qui détiendra des dizaines de milliards d’euros d’actifs, et la réduction voire la fermeture de ses activités de trading aux Etats-Unis, selon le Financial Times ce lundi.

Cette « bad bank » conservera ou vendra des actifs pouvant valoir au total jusqu’à 50 milliards d’euros – après ajustement des risques – et surtout composés de dérivés à échéance longue.

Le président du directoire de Deutsche Bank Christian Sewing espère poursuivre, avec la création de cette structure de défaisance, la réorientation stratégique de l’établissement bancaire grâce à une réduction de la voilure dans la banque d’investissement et une concentration sur les services et la gestion des fortunes privées.

La restructuration de la banque pourrait entraîner d’importantes pertes d’emplois au Royaume-Uni, où elle emploie 8 500 personnes, et aux États-Unis, où elle emploie environ 10 000 personnes.

Christian Sewing veut rassurer les investisseurs du groupe

Fin mai 2019, Christian Sewing avait annoncé, lors de l’assemblée générale du groupe, que Deutsche Bank était prête à effectuer des « réductions drastiques » dans la banque d’investissement, qui ne présente plus de perspectives reluisantes après l’échec de plusieurs restructurations. Le président du directoire de la banque allemande entendait ainsi calmer un peu certains investisseurs. « Comme nous l’avons dit lors de l’AG du 23 mai, Deutsche Bank met au point des mesures destinées à accélérer sa transformation en vue de l’amélioration de sa rentabilité durable. Nous tiendrons au courant tous les actionnaires quand cela sera nécessaire », a assuré Christian Sewing dans un courriel en réponse aux informations du FT.

Le quotidien spécialisé indique également que Christian Sewing pourrait annoncer ces changements à l’occasion de la publication des résultats semestriels de Deutsche Bank, prévue le 24 juillet prochain.

Dans des échanges d’avant-Bourse, le titre Deutsche Bank avançait de plus de 1% à la suite de l’article du FT.

Xavier Niel : Le milliardaire français investit dans le projet de cryptomonnaie de Facebook

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Portrait de Xavier Niel

 

Ce vendredi, Xavier Niel a investi dans le projet de cryptomonnaie du premier réseau social mondial Facebook, selon une information du quotidien économique Les Echos. Cet investissement de 10 millions de dollars a été réalisé via l’opérateur télécoms Iliad dont l’entrepreneur français est l’actionnaire majoritaire.

Xavier Neil s’invite au banquet international

Xavier Niel, par l’intermédiaire de son groupe Iliad (Free), aurait investi dans Libra, le projet de cryptomonnaie de Facebook. D’après les informations des Échos, le milliardaire français a mis 10 millions de dollars sur la table pour rejoindre l’opération. Xavier Niel serait d’ailleurs le seul acteur français à participer au financement du Facebook Coin. Ce « ticket » permettrait à l’actionnaire majoritaire d’Iliad de disposer d’une place de choix dans le projet Libra créé par Facebook pour réunir tous les investisseurs de l’opération. Notons surtout que ce ticket permet à Xavier Niel de disposer d’un « nœud » (serveur) de la blockchain de la future cryptomonnaie.

Avec Xavier Niel, plus de 20 groupes ont décidé de rejoindre le projet de Facebook Coin. Parmi eux, il y a des géants comme Uber, Spotify, Lyft ou Booking.com. L’objectif du réseau social américain est de réunir une centaine de gros investisseurs autour de sa cryptomonnaie, avant la fin de l’année 2019.  Cette devise virtuelle pourra s’imposer comme un moyen de paiement électronique de référence, puisque les investisseurs (Uber, Spotify, Lyft etc.) l’autoriseront sur leurs services. Ce dernier donnerait alors des coudées franches à PayPal.

Facebook installera des sortes de distributeurs automatiques

Le Facebook Coin, nommé Libra, devrait être lancé en 2020 et serait liée à plusieurs devises plutôt que le dollar seul, afin d’éviter les fluctuations comme c’est le cas des autres monnaies virtuelles (le bitcoin-BTC-ou l’ether-ETH-).

En outre, la cryptomonnaie de Facebook est prévue pour être utilisée partout dans le monde, sans frais, via Messenger et WhatsApp, deux des applications de Facebook avec Instagram. L’entreprise de Mark Zuckerberg envisage en faire une large promotion dans les pays en voie de développement, dont ceux d’Afrique et d’Asie du sud-est. Enfin, Facebook compte mettre en service sa cryptomonnaie dans des sortes de distributeurs automatiques. Ces machines permettront d’échanger des devises contre des jetons de Libra.

 

Etats-Unis : Une hausse de 0,1% de l’indice des prix à la consommation en mai

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Une étable dans un marché à Spokane, près de Washington

 

L’indice des prix à la consommation aux Etats Unis a augmenté de 0,1% en mai, après une hausse de 0,3% en avril, a annoncé aujourd’hui le Bureau of Labor Statistics. Au cours des 12 derniers mois, l’indice d’ensemble a augmenté de 1,8% avant ajustement saisonnier. Hors alimentation et énergie, l’IPC affiche également une augmentation timide de 0,1% par rapport au mois d’avril.

L’indice des prix à la consommation aux États-Unis pour le mois de mai 2019 a enregistré une hausse de 0,1% en comparaison du mois antérieur, selon le bureau américain des statistiques et du travail. L’indice des produits alimentaires a également augmenté de 0,3%, après une baisse en avril. Il représentait près de la moitié de la hausse mensuelle corrigée des variations saisonnières de mai. Quant à l’indice de l’énergie, il a chuté de 0,6% en mai, celui de l’essence à 0,5%. Les indices de l’électricité et du gaz naturel ont connu la même diminution en mai.

Qu’est-ce que l’indice des prix à la consommation ?

L’Indice des prix à la consommation (IPC) renvoie à la variation des prix payés par les consommateurs pour des biens et services. Ce taux reflète le changement subi par les prix payés par le consommateur moyen pendant une période donnée lors de ses achats. L’IPC prend en compte les dépenses de presque tous les habitants des zones urbaines et régions métropolitaines, y compris les professionnels, les travailleurs indépendants, les pauvres, les chômeurs et les retraités, ainsi que les salariés urbains et les employés de bureau. Par contre, il n’inclut pas les populations vivant dans les zones rurales non métropolitaines, les familles paysannes, les membres des forces armées, et ceux des institutions, telles que les prisons et les hôpitaux psychiatriques.

Une croissance de l’IPC, sans augmentation de revenus, conduit à une diminution du pouvoir d’achat. A l’inverse, une diminution de l’IPC ou son maintien, alors que les revenus sont à la hausse conduit à une augmentation du pouvoir d’achat des ménages.

Quelques indices par secteurs d’activités

En mai aux Etats Unis, l’indice des articles moins les aliments et l’énergie a augmenté de 0,1%, l’indice des services de médecins a progressé de 0,1%, l’indice des voitures et des camions d’occasion a chuté de 1,4%, enregistrant ainsi son quatrième mois consécutifs de régression. Enfin notons l’indice de l’assurance automobile qui a diminué de 0,4% en mai, et celui des loisirs qui a baissé de 0,3%.

 

IA : Spot, le robot quadrupède de Boston Dynamics, bientôt disponible à la vente

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Spot, le robot-chien de Boston Dynamics

 

Après son robot-guépard Cheetah et son robot-mulet AlphaDog, Boston Dynamics, la société acquise par Google, mettra bientôt en vente son robot-chien Spot. Ce quadrupède mécanique pourra être utilisé à la fois dans un bureau ou dans un entrepôt, voire plus, grâce à ses performances exceptionnelles.

Télécommandé ou en automatique

D’ici la fin de l’année, Boston Dynamics mettra à la vente son robot-chien baptisé Spot,  présenté au dernier salon de Las Vegas. Doté d’une intelligence artificielle, ce robot à quatre pattes pourra être utilisé à la fois dans un bureau et dans des entrepôts, afin d’effectuer des tâches quotidiennes. Il fonctionne sur deux modes. D’une part avec une tablette, d’autre part en automatique. Avec la tablette, on peut télécommander Spot, lui faire exécuter des tâches de manutention comme le déplacement de cartons ou la traction d’objets très lourds. En mode automatique, et c’est là le plus intéressant, il peut jouer au contremaître dans un environnement de travail ou au cerbère pour protéger un lieu, puisqu’il est rapide, costaud, et intelligent. Pour cela, il est muni d’un capteur lui servant à naviguer sur les terrains accidentés. Ce capteur, en forme de cylindrique tournant à haute vitesse, est situé au-dessus de la tête de Spot. Il s’agit vraisemblablement d’un Lidar, qui permet au robot de scanner son environnement et donc de se mouvoir avec aisance, même sur les terrains escarpés.

Solide, résistant, agile

Le plus intéressant c’est que Spot fait preuve d’une stabilité et d’un équilibre à toute épreuve. Dans une vidéo de démonstration, on voit un membre de Boston Dynamics lui donner un bon coup de pieds dans le flanc pour tester de sa résistance. Et surprise, il est resté debout, malgré quelques vacillements. En effet, il a été projeté sur le côté, mais a réagi avec une vitesse qui l’a remis sur les…pattes.

En considérant la vidéo de démonstration, l’on peut dire que la taille de Spot est proche de celle d’un très grand chien. Mais c’est tout ce qu’on sait car Boston Dynamics n’a pour le moment fourni aucune information détaillée sur ce nouveau modèle si ce n’est qu’il est électrique. Aussi, il est actionné par des mécanismes hydrauliques et pèserait un peu plus de 72 kilogrammes.

Une utilisation militaire étudiée 

Spot pourrait également être utile à l’armée américaine, qui mène des tests sur ses capacités depuis un bon moment. Ce robot peut transporter des charges lourdes afin d’alléger le barda des soldats US. Spot serait enfin destiner à effectuer des missions de reconnaissance sur le terrain. C’est pourquoi, le constructeur pense à une version bipède, plus adaptée.

Pour l’instant, le prix de Spot n’est pas connu mais Boston Dynamics espère produire 1.000 prototypes par an, dès la fin de cette année.

 

Inégalités : La précarité de l’emploi accentue la pauvreté en France

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Des travailleurs discutant autour d'une table

 

L’Observatoire des inégalités a publié ce mardi son nouveau rapport sur les inégalités et la pauvreté en France. Dans ce document, l’organisme s’inquiète du fait que la précarité de l’emploi alimente de plus en plus la pauvreté dans l’Hexagone, ces dix dernières années.

Augmentation de la précarité, « un phénomène nouveau et inquiétant »

Selon le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités, publié ce mardi 5 juin, la pauvreté en France est alimentée par la «précarité de l’emploi» qui ne cesse de croître depuis plus de dix ans. L’organisme a relevé qu’un million de personnes exerçant un emploi ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté établi par lui de 50 % du revenu médian, soit 855 euros par mois pour une personne seule, quand l’Insee fixe ce taux  à 60 %, soit 1.026 euros. Aussi, note-t-il que le « taux de précarité » des travailleurs était de 13,6 % en 2017, contre 12 % dix ans plus tôt. L’Observatoire pense donc qu’on est en face d’« un phénomène nouveau et inquiétant ».

8 millions de personnes en situation de « mal-emploi »

En outre, tenant compte du chômage, de la précarité des contrats en CDD ou intérim, ainsi que des personnes qui déclarent qu’elles souhaiteraient travailler mais ne sont pas considérées comme chômeuses, l’Observatoire des inégalités décompte plus de huit millions de personnes en situation de mal-emploi depuis 2014.

Louis Maurin, le directeur de l’Observatoire des inégalités, souligne que « Cette France de l’insécurité sociale a un visage : celui des employés et des ouvriers peu ou non qualifiés, des “uberisés”, des indépendants (du bas de l’échelle). Pour une grande part, cette France a animé les manifestations des “gilets jaunes” ».

En outre, le rapport indique que la tendance à la baisse enregistrée entre les années 1970 et le début des années 1990 s’est inversée, puisqu’entre 2006 et 2016, le nombre de personnes pauvres vivant sous le seuil établi à 50 % du revenu a continué de prendre l’ascenseur.

Malgré tout la France fait figure de modèle en Europe

Les analyses notent toutefois que la situation en Hexagone est bien meilleure que dans de nombreux pays d’Europe. La France passe même pour un modèle puisqu’elle enregistre un taux de pauvreté très faible de 6,8 % au seuil à 50 % en 2015 selon Eurostat, derrière les Pays-Bas (6,6 %) et la Finlande (4,9 %), mais devant l’Allemagne et le Royaume-Uni (10 %).

 

Guerre commerciale : La Chine s’apprête-t-elle à restreindre l’exportation des terres rares vers les Etats Unis ?

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Xi Jinping, lors du 19e Congrès national du PCC en 2017

 

D’après la presse chinoise, Pékin pourrait bientôt restreindre l’exportation des terres rares vers les Etats Unis, en guise de riposte aux sanctions américaines. Petit indice de cette intention, les actions des producteurs de terres rares ont monté après que le président chinois Xi Jinping a visité la semaine dernière l’une des sociétés qui en produit.

Pékin joue une partie de Poker  

La Chine est-elle sur le point de profiter de sa position dominante dans la production des terres rares en guise de riposte à la guerre commerciale que lui mènent les Etats Unis ? L’empire du milieu représentait 80% des terres rares importées par les Etats-Unis de 2014 à 2017. Et il n’a sans doute pas oublié cette super-dépendance du grand rival américain. Mais jusqu’ici Pékin n’a pas usé de cette situation, attendant de jouer le joker au bon moment. Et ce moment est visiblement arrivé.

En effet, l’on a constaté que les actions des producteurs de terres rares ont monté après que le président chinois Xi Jinping a visité la semaine dernière une société qui en produit. Les marchés ont automatiquement déduit de cette visite que Pékin entendait utiliser les terres rares comme levier dans les négociations avec Washington. Serait-ce vraiment le cas ?

Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium 21Sc, l’yttrium 39Y et les quinze lanthanides. Contrairement à ce que suggère leur appellation, ces métaux sont assez répandus dans la croûte terrestre, à l’égal de certains métaux usuels. Le sol chinois en contient en abondance d’où ses exportations massives vers les Etats Unis.

« Ne dites pas que l’on ne vous a pas prévenus ! »

Si la Pékin n’a pas explicitement dévoilé ses intentions, la presse chinoise, elle, lit dans les pensées de son gouvernement. Ainsi, selon Hu Xijin, le rédacteur en chef du journal Global Times, la Chine « envisage sérieusement » de limiter ses exportations. Quant au Quotidien du Peuple, l’organe de presse officiel du Comité central du Parti communiste chinois, il écrit : « Les terres rares sont-elles devenues une arme de riposte pour la Chine face aux pressions exercées sans raison par les Etats-Unis ? La réponse ne fait pas mystère ». Tout en soulignant que personne ne sortira vainqueur du bras de fer actuel, le journal met en garde les Américains de « ne pas sous-estimer la faculté du camp chinois à protéger ses droits au développement et ses intérêts ». Puis de lancer : « Ne dites pas que l’on ne vous a pas prévenus ! ».

Zone euro : De nouveaux billets de 100 et 200 euros mis en circulation par la BCE ce mardi

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Des examplaires des nouveaux billets de 100 et 200 euros

 

La Banque centrale européenne (BCE) met en circulation de nouveaux billets de 100 et 200 euros, ce mardi 28 mai 2019. Selon des spécialistes de la monnaie, ces nouvelles coupures sont censées être plus sûres et plus pratiques à utiliser grâce à une nouvelle dimension.

A partir de ce mardi 28 mai, la Banque centrale européenne (BCE) met en circulation de nouveaux billets de 100 et 200 euros, censés être plus sûrs et plus pratiques à utiliser grâce à une nouvelle dimension.

En effet ils ont une taille « mieux adaptée aux portefeuilles ». Il s’agit des dernières coupures de sa série « Europe ». « Ils sont plus compacts et plus pratiques à utiliser, leurs couleurs sont plus lumineuses et ils sont plus sûrs », souligne Laure Lalouette, experte en émission de billets auprès de la BCE.

« moins sujets à l’usure et aux déchirures »

Ces nouveaux billets ne sont guère différents des anciens modèles, sauf par leur taille. En fait, ils ont la même longueur que les billets actuellement en circulation. En revanche, ils ont désormais (en plus donc) la même hauteur que le billet de 50 euros.

« Des coupures de 50, 100 et 200 euros présentant la même hauteur seront plus faciles à manipuler et pourront être traitées plus efficacement par les machines », renchérit la BCE dans un communiqué. La banque centrale ajoute que, non seulement leur taille sera « mieux adaptée aux portefeuilles », mais également ils auront une « durée de vie plus longue car ils seront moins sujets à l’usure et aux déchirures ». En outre, ils seront « faciles à vérifier et difficiles à falsifier. Notre but est toujours d’avoir une avance sur les faussaires », assure encore Laure Lalouette.

Si la BCE observe une baisse constante de l’utilisation des espèces depuis plusieurs années, force est de constater que les achats se font encore très majoritaire par ce moyen dans la plupart des pays de la zone euro. En France, par exemple, 68 % des transactions se font encore en espèces, rappelle l’experte.

Bientôt des billets à l’effigie de personnalités

La BCE réfléchirait également à modifier le design des billets, si l’on en croit Laure Lalouette. Elle déclare que si jusqu’ici les billets ne comportaient que des monuments, il n’est pas exclu qu’un jour ils affichent des personnalités européennes (lesquels ? le consensus pourrait être dur à obtenir).

Les billets de 100 et 200 euros ne sont pas les premiers de la série « Europe » à être mis en circulation. Cette nouvelle forme de coupures est introduite progressivement depuis plusieurs années. Plus exactement, les quatre premières coupures de la série (5, 10, 20 et 50 euros) sont entrées en circulation respectivement en 2013, 2014, 2015 et 2017. Parallèlement, la BCE a décidé d’arrêter la production du billet de 500 euros. Cependant, les billets de cette valeur de la première série continuent d’avoir cours légal.

 

Dette : Rallye, la maison mère de Casino, placée sous procédure de sauvegarde

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Une enseigne du Groupe Casino

 

Rallye, la  maison mère de Casino, a été placé ce jeudi sous procédure de sauvegarde par tribunal de commerce de Paris. Cette action vise à suspendre le remboursement de sa dette et de la négocier avec ses créanciers. Cette dette atteignait 2,9 milliards d’euros à la fin de 2018.

L’ensemble de la cascade de holdings du groupe de Jean-Charles Naouri concerné

Le groupe Rallye, qui détient en grande partie Casino, a annoncé jeudi avoir été placé sous la protection du tribunal de commerce de Paris afin de suspendre le remboursement de sa dette et de la négocier avec ses créanciers. Outre Rallye, la procédure de sauvegarde concerne l’ensemble de la cascade de holdings du groupe de Jean-Charles Naouri, c’est-à-dire ses sociétés mères Foncière Euris, Finatis et Euris, ainsi que ses filiales Cobivia et HMB. En revanche, ses filiales opérationnelles, les distributeurs Casino et Go Sport, ne sont pas concernées.

La procédure de sauvegarde était la seule option qui s’offrait à Rallye puisque sa dette nette atteignait 2,9 milliards d’euros à la fin de 2018 et celle de Foncière Euris, Finatis et Euris respectivement 180, 104 et 112 millions d’euros. « Dans un contexte persistant d’attaques spéculatives et massives dont les titres du groupe font l’objet, les sociétés en sauvegarde entendent assurer dans le cadre de ces procédures l’intégrité du groupe et consolider leur situation financière dans un environnement stabilisé », a indiqué Rallye dans un communiqué ce jeudi.

Deux nouvelles nominations pour conduire à bien la procédure

La protection de Rallye s’étalera sur une période de six mois renouvelable deux fois. Elle permettra à Rallye de suspendre le service de sa dette obligataire et bancaire et de négocier avec ses créanciers. Deux administrateurs judiciaires ont été nommés pour conduire cette opération délicate. Il s’agit de Frédéric Abitbol et Hélène Bourbouloux, connue pour avoir notamment restructuré la dette de Vivarte.

Les deux options qui s’offrent à Rallye

A l’issue de la procédure de sauvegarde, Rallye aura la possibilité, soit de renégocier les conditions de ses prêts, soit de convertir une partie de la dette en capital. Cette option faire perdre le contrôle de son groupe à Jean-Charles Naouri.

Quant à la filiale Casino, elle fait également face à une importante dette. Celle-ci s’est réduite d’un milliard d’euros en 2018, à 2,7 milliards grâce à des cessions.

 

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