France : interrogations autour des autotests Covid

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Ces dispositifs désormais accessibles au grand public suscitent des craintes tant sur leur disponibilité sur le marché que sur leur usage par la population.

La France a finalement rejoint la liste des pays commercialisant les autotests. Il est en effet possible depuis le 11 avril, de se procurer ces tests, dont l’usage, ne nécessite guère la présence de professionnel de santé. Le coût unitaire du produit est fixé dans un premier temps à 6 euros, avec à terme une baisse à 5,20 euros. À la grande satisfaction du public qui a toujours demandé ce dispositif test nasal. Les autres types de tests n’étant pas toujours accessibles. Mais des inquiétudes surgissent déjà jour quelques jours seulement après le lancement de la vente de ces autotests.

Vers une pénurie ?

En effet, ce n’est pas seulement le prix de ces tests de dépistage qui a été encadré. Le gouvernement a, à travers un arrêté, restreint la vente aux seules pharmacies. Exit donc le recours aux commerces en ligne pour s’approvisionner comme ce fut le cas pour les tests PCR. Cela avait suscité de nombreuses dérives dont la contrefaçon et la surenchère entre autres, que les autorités s’emploient toujours à circoncire dans de nombreux pays. Aux yeux du gouvernement, les officines apparaissent donc comme un gage de prévention d’éventuels couacs.

Mais rien n’est moins sûr. Les pharmacies redoutent en effet de se retrouver dans l’incapacité de satisfaire une demande trop importante, comme ce fut récemment le cas en Allemagne. Et pour cause, ces tests de dépistage sont l’objet d’importants retards de livraison. Acculés par les commandes, les fabricants rivalisent de stratégie pour pallier le souci. De fait, la plupart des officines sur le territoire français n’en disposent pas encore à ce jour.

Des risques de mauvais usage

L’autre inquiétude concernant les autotests tient à leur usage. Similaires à leurs homologues antigéniques, ces tests consistent à introduire dans les narines un écouvillon sur près de 3 cm. Le prélèvement est ensuite mis dans le tube et imbibé de réactif pour un résultat disponible en principe environ 30 minutes plus tard. Ce procédé n’est pas aussi simple que ça en a l’air, d’autant que la fiabilité du test ne dépasse pas les 60 % pour les cas de contamination asymptomatiques au virus. D’où la recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) de procéder à un second dépistage PCR. Quid des patients détectés positifs chez eux et qui seraient tentés d’ignorer le protocole sanitaire en la matière ?

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