Fermeture des usines Südzucker : L’Etat français va demander des comptes

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L’Etat français va demander des comptes à l’industriel allemand Südzucker pour la fermeture annoncée de deux de ses usines en France, a indiqué le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, devant les députés ce mardi. Il dénonce une décision unilatérale qui menace au moins 53 emplois dans l’immédiat et 130 à la longue.

« C’est inacceptable que cette situation se passe de façon unilatérale »

Le Ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a déclaré ce mardi, à l’Assemblée Nationale, que l’Etat français allait demander des comptes à l’industriel allemand Südzucker après la fermeture annoncée de deux de ses usines en France. « Nous allons demander des comptes au président de Südzucker. Face à la loi du marché nous allons répondre par une attitude politique forte du gouvernement. Nous ne laisserons pas démanteler la filière sucrière et betteravière française », a martelé Didier Guillaume. Aussi, le Ministre de l’Agriculture juge « absolument inacceptable que cette situation se passe de façon tellement unilatérale, sans prendre en compte la situation agricole, économique ». Et de conclure que « La stratégie de l’entreprise allemande va mettre à mal toute une filière sucrière et betteravière ». Il entend donc obtenir des explications de l’industriel allemand dès qu’il aura rencontré le Ministre de l’Economie Bruno Le Maire, la semaine prochaine.

Des fermetures qui empêchent toute reprise ou restructuration

C’est le 14 février dernier que l’industriel Saint-Louis Sucre, filiale depuis 2001 de Südzucker, a annoncé la fermeture, d’ici 2020, de deux de ses quatre sucreries en France que sont les usines de Cagny (Calvados) et Eppeville (Somme). Cette fermeture sera suivie d’une vaste réorganisation du groupe afin de faire face à la baisse du prix du sucre. Dans l’immédiat 53 emplois seront supprimés et à la longue 130 au moins. L’entreprise allemande voudrait en fait garder un effectif strict de salariés, ce qui lui permettrait de tenir la route. Mais pour Didier Guillaume, cette politique « empêche toute reprise et toute éventuelle restructuration ». Il promet alors de s’entretenir « tout le week-end avec les responsables de la filière sucrière et betteravière nationale » avant de rencontrer le Ministre Bruno Le Maire, puis le PDG de l’entreprise allemande Südzucker pour voir de quoi il retourne. Didier Guillaume affirme également ne pas comprendre la stratégie de l’industriel allemand au moment où il y a une réelle « volonté de la filière sucrière, et notamment betteravière, d’aller de l’avant et de se restructurer ».

 

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