Passe d’armes entre le gouvernement et Leclerc

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Pour le ministre de l’agriculture Stéphane Travert, Michel-Edouard Leclerc, patron des supermarchés du même nom « les consommateurs en otage » en s’opposant à la nouvelle loi agriculture et alimentation.

Le ministre a déclaré que LCP-Public Sénat que les déclarations du PDG des centres Leclerc que « il s’agit de ne pas prendre les consommateurs en otage comme il veut le faire » alors que ce dernier a plusieurs fois déclaré que la loi agriculture et alimentation aller entraîner une hausse des prix généralisée.

Cette loi dont le parcours parlementaire doit s’achever mardi 2 octobre à l’Assemblée doit agir sur « les marges des distributeurs » selon monsieur Travert qui a précisé : « Nous demandons aux distributeurs de relever leur seuil de marges à 10 % sur les produits alimentaires et de faire en  sorte que ces marges soient diminuées sur les produits agricoles. C’est la question sur laquelle nous avons travaillé pendant un an. Il ne s’agit pas d’augmenter les autres produits ».

Michel-Edouard Leclerc avait qualifié la loi d’« enfumage » arguant qu’elle serait à l’origine d’une « ponction d’un milliard d’euros sur le pouvoir d’achat des consommateurs » avant d’affirmer : « ce qu’ils veulent c’est obliger les distributeurs les moins chers à relever leurs prix. En gros, ils voudraient que Leclerc vende au prix de Carrefour ».

Les syndicats d’agriculteurs se sont majoritairement déclarés pessimiste sur le « ruissellement » promis par le gouvernement et demande une intervention plus importante de l’Etat. Le ministre a invité « chacun à prendre ses responsabilités » et se « saisir des outils » de la loi avant d’ajouter que « l’État ne fixe pas les prix, nous ne sommes pas dans une économie administrée et l’État, aujourd’hui il fait confiance aux partenaires ».

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