Prélèvement à la source : le sursis plus que d’actualité

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Depuis plusieurs jours, la rumeur selon laquelle le lancement du prélèvement à la source ne prendrait pas effet en janvier prochain fait rage. Alors que plusieurs ministres martelaient qu’il n’en serait rien, un report semble au goût du jour. 

Initialement, le report a été démenti

« Des doutes semblent persister alors que pourtant depuis plusieurs jours les contribuables voient arriver dans leur boîte aux lettres leur avis d’imposition 2018 et qu’une vaste campagne de communication a été lancée dimanche dans les médias », précise le journal du Figaro. D’après Le Canard enchaîné, Emmanuel Macron aurait «en privé» fait part de ses réserves sur cette réforme lancée sous François Hollande et déjà reportée d’un an. «On se donne jusqu’au 15 septembre pour voir si on le fait ou pas», aurait-il confié à sa garde rapprochée durant le week-end. Mais récemment, des soucis techniques et politiques font hésiter le gouvernement. Cette réforme sera-t-elle lancée en janvier 2019 ? Une réunion décisive aura lieu mardi au cœur du gouvernement, à l’Elysée.

La mesure toujours en sursis

« Selon un document ultra-confidentiel de la direction générale des finances publiques (DGFIP), les tests menés ont fait apparaître de très nombreuses erreurs, jusqu’à 352 000 en février. Et il n’y a « a priori pas de possibilité de s’en prémunir », indique ce document. Les sources de dysfonctionnements seraient multiples : lors des tests, le système amenait certains contribuables à payer l’impôt d’un homonyme en plus du leur ou de payer plusieurs fois leur propre impôt », explique le journal le Monde. Le document évoque un « effet marée noire », selon Le Parisien. Il précise également que les employeurs (entreprises ou organismes publics), auquel échoira dorénavant la tâche de collecter l’impôt sur le revenu, ne sont pas tous prêts. Dimanche, sur BFM-TV, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, ne s’est pas opposé à la mesure mais a réclamé que « toutes les garanties techniques (puissent) être apportées à 100 % par le ministre des comptes publics et son administration ».

 La réponse devrait être rapidement connue.

 

 

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