Le livret A, toujours dans le coeur des Français

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Le 21 mars, la Caisse des dépôts et des consignations a dévoilé les données de la collecte de deux livrets d’épargne, le LDDS (livret de développement durable et solidaire) et le livret A. Ils continuent à être privilégiés par les épargnants. 

Comparé à l’année précédente, c’est un changement radical qui s’est opéré depuis le début de cette année 2018. En février, les épargnants ont placé 1,07 milliard d’euros sur leurs Livrets A et 220 millions d’euros sur leurs LDDS.

Cela représente une collecte pour février, de 1,29 milliard d’euros, et 5,19 milliards depuis le début de l’année, d’après les chiffres publiés par la Caisse des dépôts. Ces chiffres représentent 40% de ce qui a été collecté en 2017.

Malgré ces résultats plutôt encourageants et en dépits des avantages que ces deux livrets présentent (les virements sont possibles sans avoir besoin de passer par son conseiller), le LDDS et le livret présentent un très gros désavantage. Leur taux de 0,75% ne changera pas jusqu’en 2020. Ajoutons à cela l’inflation de un point, démarrée en 2017 : les Français perdent en réalité leur argent en le plaçant sur ces deux livrets.

« Pour le moment, cette situation ne dissuade pas les ménages. La liquidité et la sécurité l’emportent sur le rendement« , explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

Avec l’entrée en vigueur du Prélèvement forfaitaire unique, les Français continuent à plébisciter le LDDS et le livret A. Avec le PFU, la plupart des revenus sont soumis à ce prélèvement : intérêts, revenus distribués et assimilés…

Cette mesure de loi de finances a donc incité les Français à se tourner vers des placements totalement exonérés d’impôt.

Ce n’est à priori pas aujourd’hui que les Français cesseront de se tourner vers ces livrets attractifs, bien qu’ils perdent de l’argent en leur confiant leurs économies.

 

 

 

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